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Histoire du chanvre en France et dans le monde

le chanvre en france

Des origines préhistoriques aux premières sociétés humaines

Le chanvre est l’une des plantes les plus anciennes cultivées par l’homme. Bien avant l’apparition de l’écriture, des royaumes ou même de l’agriculture organisée, l’homme préhistorique utilise déjà cette plante polyvalente. Les premières traces archéologiques, datées d’environ 10 000 ans, montrent que les fibres de chanvre servaient à fabriquer des cordages rudimentaires, des vêtements, et même à renforcer certaines poteries. Cette ancienneté exceptionnelle explique pourquoi le chanvre occupe une place si particulière dans l’histoire de nombreuses civilisations.

Les découvertes de fibres de chanvre dans le site de Xianrendong en Chine, datées de près de 8000 ans av. J.-C., montrent une maîtrise étonnante des techniques de tissage. Mais ce berceau asiatique n’est pas le seul : des traces retrouvées au Japon, en Russie, en Ukraine et même en Europe de l’Est indiquent que plusieurs peuples ont domestiqué la plante de manière indépendante. Cela fait du chanvre une ressource universelle, utilisée aussi bien en Asie, en Europe qu’au Moyen-Orient.

Pourquoi cette plante s’est-elle diffusée partout ?

Parce qu’elle répondait parfaitement aux besoins fondamentaux des sociétés préhistoriques :

  • Se nourrir : ses graines riches en protéines et en lipides constituaient une source alimentaire précieuse
  • Se vêtir : ses fibres résistantes permettaient de fabriquer des textiles durables
  • Construire : ses cordages facilitaient la fabrication d’abris et d’objets complexes
  • Soigner : certaines résines étaient utilisées dans des rituels médicinaux ou religieux

Ainsi, bien avant son arrivée en France, le chanvre s’impose comme une plante incontournable dans les sociétés humaines.

Le chanvre dans l’Antiquité : une ressource mondiale

Le chanvre occupe une place majeure dans les grandes civilisations antiques. En Égypte, des textes médicaux mentionnent déjà son usage contre les inflammations. Dans la Chine ancienne, il figure parmi les plantes dites « supérieures », c’est-à-dire celles réputées prolonger la vie et renforcer l’équilibre du corps. Le Shennong bencao jing, considéré comme l’un des plus anciens traités de médecine au monde, en fait une plante essentielle.

Du côté de la Méditerranée, les Grecs et les Romains utilisent abondamment ses fibres pour fabriquer cordages, voiles et vêtements. Dioscoride et Pline l’Ancien décrivent également ses propriétés médicinales, notamment pour apaiser certaines douleurs ou inflammations.

Les Scythes, peuple cavalier d’Asie centrale, jouent aussi un rôle clé dans la diffusion du chanvre. Hérodote raconte leurs usages rituels, où les fleurs de chanvre brûlées produisent des vapeurs utilisées lors de rites funéraires ou festifs. Ces pratiques, confirmées par des fouilles archéologiques, montrent que le chanvre avait également une dimension spirituelle et sociale.

Les premières implantations du chanvre en Europe

Bien avant son importance en France, le chanvre s’installe durablement en Europe grâce aux migrations indo-européennes. Les peuples Yamnaya, originaires des steppes du nord de la mer Noire, traversent l’Eurasie et emportent avec eux leurs techniques de culture. À mesure que ces populations s’installent en Europe, elles introduisent des pratiques agricoles dans lesquelles le chanvre occupe une place centrale.

Les Celtes et les Germains, organisés en sociétés complexes, utilisent quant à eux le chanvre pour fabriquer :

  • des vêtements résistants
  • des filets de pêche
  • des sangles agricoles
  • des cordes pour la construction
  • certains breuvages rituels

L’Europe protohistorique intègre ainsi le chanvre à son économie domestique, bien avant l’émergence des royaumes médiévaux.

Le chanvre en France : une culture médiévale structurante

le chanvre en France


L’histoire du chanvre en France devient véritablement centrale à partir du haut Moyen Âge. À cette époque, la plante est indispensable au fonctionnement des villages. Chaque communauté possède ses parcelles de chanvre, ses chanvrières, ses bassins de rouissage et ses artisans spécialisés dans le tissage.

Le chanvre devient alors l’une des matières premières les plus utilisées en France. Il permet de produire :

  • des vêtements solides
  • des sacs et des sangles agricoles
  • des filets de pêche
  • des cordages
  • des voiles
  • du papier

Dans certaines régions, notamment en Bretagne et dans la vallée de la Loire, la culture du chanvre est si répandue qu’elle influence même l’organisation des terres agricoles. Les bains de rouissage, où les tiges de chanvre trempaient pendant plusieurs jours, font partie intégrante du paysage rural.

Charlemagne et la structuration de la filière

Comprenant l’importance stratégique du chanvre, Charlemagne encourage activement sa culture. Dans plusieurs Capitulaires, il impose même aux domaines royaux d’en cultiver. Le chanvre devient ainsi une ressource stratégique pour l’économie, la défense (cordages, arcs, voiles) et les infrastructures.

L’influence du monde arabe sur le développement du papier

À partir du XIᵉ siècle, le monde arabe introduit en Europe de nouvelles techniques de fabrication du papier à partir du chanvre. L’Andalousie devient alors l’un des premiers centres papetiers d’Europe. Cette innovation va transformer durablement la diffusion du savoir et la production de documents.

Hildegarde de Bingen : la reconnaissance médicale du chanvre

Au XIIᵉ siècle, Hildegarde de Bingen, abbesse et figure majeure de la médecine médiévale, utilise le chanvre pour soigner différentes affections : inflammations, douleurs digestives, nausées. Ses écrits constituent l’un des témoignages les plus clairs de l’usage médicinal du chanvre en Europe médiévale.

La Renaissance : un âge d’or pour la navigation et la science

La Renaissance marque un tournant majeur dans l’histoire du chanvre, en Europe comme en France. Cette période, située entre le XVe et le XVIe siècle, est celle des grandes explorations maritimes, de l’essor des sciences naturelles et d’un renouvellement des savoirs. Le chanvre devient alors plus indispensable que jamais.

Le chanvre, moteur incontournable des grandes explorations

Sans chanvre, aucune flotte européenne n’aurait pu prendre la mer. À cette époque, un seul navire consomme :

  • 60 à 80 tonnes de cordages en chanvre
  • 6 à 8 tonnes de voiles en fibres de chanvre
  • des filets, sangles, attaches, poulies et toiles renforcées

Le chanvre, par sa résistance exceptionnelle, est l’élément central de toute infrastructure maritime. Les grandes expéditions espagnoles, portugaises, françaises ou anglaises reposent en grande partie sur cette plante.

C’est également durant cette période que se structure le commerce maritime français. Les ports de Bretagne, de Normandie et de la façade atlantique deviennent des centres névralgiques d’échanges de chanvre.

La botanique moderne s’intéresse au chanvre

La Renaissance est aussi le moment où naît la botanique moderne. Des naturalistes comme Leonhart Fuchs, Otto Brunfels et Hieronymus Bock rédigent des herbiers illustrés qui documentent des centaines de plantes, dont le chanvre. Ces ouvrages, magnifiquement illustrés, servent de référence aux apothicaires, médecins et agriculteurs.

Ces botanistes décrivent :

  • les propriétés médicinales du chanvre
  • ses méthodes de culture
  • les différentes variétés
  • les distinctions entre chanvre textile et chanvre médicinal

Paracelse, figure essentielle de la médecine de la Renaissance, mentionne également le chanvre dans ses écrits sur les plantes analgésiques.

Les premières controverses religieuses

La Renaissance est aussi une période de tensions religieuses. À la fin du XVe siècle, l’Église voit d’un mauvais œil certaines pratiques liées aux plantes médicinales. Le chanvre, utilisé dans des préparations artisanales ou médicinales, est parfois associé à des rituels considérés comme païens.

Cette suspicion n’entraîne pas une interdiction générale, mais elle contribue à marginaliser certains savoirs médicinaux transmis jusque-là dans des traditions locales ou monastiques.

L’essor du chanvre en France : du XVIIᵉ siècle à la Révolution

La période moderne, du XVIIᵉ au XVIIIᵉ siècle, est celle où le chanvre en France atteint son apogée. Jamais la plante n’aura été aussi stratégique pour l’économie, la marine et l’industrie.

Colbert et la puissance maritime française

Lorsque Louis XIV cherche à renforcer la puissance navale française, son ministre Jean-Baptiste Colbert comprend immédiatement l’importance du chanvre. Pour construire une flotte capable de rivaliser avec l’Angleterre et les Provinces-Unies, la France a besoin d’une quantité colossale de cordages et de voiles.

En 1666, Colbert fait construire l’un des édifices les plus emblématiques de l’histoire maritime : la Corderie Royale de Rochefort.

La Corderie Royale : un monument dédié au chanvre


Longue de plus de 370 mètres, la Corderie Royale est un chef‑d’œuvre architectural. Elle est spécifiquement conçue pour fabriquer des cordages gigantesques destinés aux navires du Roi-Soleil.

Pour alimenter cette manufacture, la culture du chanvre explose dans plusieurs régions françaises :

  • Bretagne
  • Anjou
  • Vallée de la Loire
  • Bourgogne

Ces territoires deviennent les greniers à fibres du royaume.

Le commerce du chanvre en Europe

La France n’est pas seule dans la course. Les marines anglaise et hollandaise achètent du chanvre de Livonie (actuels pays baltes), considéré comme l’un des meilleurs du continent grâce à ses fibres longues, souples et particulièrement résistantes.

Le commerce du chanvre structure alors une grande partie des relations économiques entre les royaumes européens.

Le chanvre traverse l’Atlantique

À partir du XVIᵉ siècle, les colons européens introduisent le chanvre en Amérique. George Washington lui-même note dans son journal : « Semez autant de graines de chanvre indien que possible. »

Au Canada, plusieurs politiques encouragent les colons à cultiver du chanvre pour l’industrie textile et la fabrication de papier. Cette implantation sera déterminante pour l’histoire du chanvre nord-américain.

Le XIXᵉ siècle : l’âge d’or du chanvre médicinal

Le XIXᵉ siècle marque une période fascinante de l’histoire du chanvre : son usage médical connaît un essor spectaculaire. Les progrès de la médecine et l’ouverture des échanges internationaux permettent aux médecins européens de redécouvrir les propriétés thérapeutiques du cannabis.

Les teintures et préparations pharmaceutiques

À cette époque, de nombreuses pharmacies vendent des teintures au chanvre, principalement utilisées pour :

  • soulager les douleurs chroniques
  • réduire les crampes
  • apaiser les migraines
  • favoriser le sommeil

Ces préparations sont courantes en Angleterre, en France et aux États-Unis.

La reine Victoria et les usages féminins du chanvre

L’un des témoignages les plus connus de cette époque est celui de la reine Victoria, qui consommait des teintures de cannabis pour soulager ses douleurs menstruelles. Son médecin personnel, Sir John Russell Reynolds, encense les vertus thérapeutiques du cannabis dans plusieurs écrits médicaux.

Les laboratoires pharmaceutiques s’emparent du cannabis

Des entreprises américaines comme Eli Lilly commercialisent des extraits standardisés, garantissant une dose constante et sécurisée. Le chanvre entre alors pleinement dans la médecine occidentale.

Le XXᵉ siècle : déclin brutal, interdictions et disparition d’une filière

Le XXᵉ siècle marque une rupture drastique dans l’histoire du chanvre, en France comme dans le reste du monde. Alors qu’il était une ressource stratégique depuis des millénaires, la plante est progressivement abandonnée, voire diabolisée, sous l’effet combiné de l’évolution industrielle et des politiques internationales.

L’arrivée des fibres modernes : le chanvre devient « trop cher »

À partir du début du siècle, les fibres naturelles doivent affronter une concurrence nouvelle :

  • le coton, importé massivement et à faible coût
  • la pâte de bois, qui révolutionne la fabrication du papier
  • les fibres synthétiques, dont le nylon (inventé en 1935), qui s’impose comme une alternative solide et bon marché

Face à ces matériaux industriels, le chanvre est jugé « trop laborieux » à produire, trop coûteux à transformer et moins flexible que les matières synthétiques nouvellement disponibles.

La filière s’effondre rapidement :

  • 1840 : 176 000 hectares de chanvre cultivés en France
  • 1939 : 3 400 hectares seulement

Une chute de plus de 95 %, inédite dans l’histoire agricole française.

La campagne américaine contre le cannabis

le chanvre en France

En parallèle, les États-Unis lancent une vaste campagne de propagande contre le cannabis, inspirée par :

  • des intérêts industriels (pétrochimie, nylon, pâte à papier)
  • des motifs raciaux et sociaux
  • la volonté de criminaliser certains usages culturels liés aux communautés afro-américaines et mexicaines

En 1937, le Marihuana Tax Act interdit presque totalement la production et l’usage du cannabis, sans différencier chanvre industriel et cannabis psychotrope.

Cette confusion volontaire se répand ensuite en Europe, où l’image du cannabis devient négative. Le chanvre industriel, pourtant non psychotrope, est entraîné dans le même discrédit.

La Seconde Guerre mondiale : une courte résurgence

Ironiquement, le chanvre est temporairement réhabilité pendant la Seconde Guerre mondiale. Les besoins militaires américains étant immenses, l’État lance la campagne « Hemp for Victory », encourageant les agriculteurs à replanter du chanvre pour les cordages, parachutes et équipements.

Mais après la guerre, la plante est de nouveau abandonnée.

La renaissance du chanvre en France : une révolution scientifique et agricole

Après plusieurs décennies de méfiance et d’oubli, le chanvre signe son grand retour dans les années 1960-1970. La France joue un rôle majeur dans cette renaissance, grâce à ses instituts de recherche et à la volonté de relancer une filière agricole durable.

Les variétés monoïques : une avancée mondiale

L’une des percées les plus importantes provient des travaux de :

  • l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique)
  • la FNPC (Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre)

Ces organismes mettent au point des variétés dites monoïques, c’est‑à‑dire réunissant fleurs mâles et femelles sur un même plant. Ces variétés sont :

  • plus stables
  • plus productives
  • plus faciles à cultiver
  • plus adaptées aux standards industriels

Surtout, elles affichent un taux de THC très faible, compatible avec la réglementation européenne.

Cette innovation va non seulement sauver la filière française, mais aussi inspirer l’ensemble de l’Europe.

Les nouveaux usages du chanvre moderne

Avec la réouverture de la filière, le chanvre trouve de nouvelles applications :

  • matériaux biosourcés : béton de chanvre, isolants écologiques
  • automobile : biocomposites pour panneaux intérieurs
  • textile écoresponsable : fibres durables et biodégradables
  • papeterie moderne
  • alimentation : graines décortiquées, huiles riches en omégas
  • cosmétiques
  • produits bien-être : extraits de chanvre riches en CBD

La plante retrouve ainsi une place centrale dans l’agriculture française, répondant aux besoins écologiques et économiques modernes.

Le chanvre, une plante écologique par excellence

Le succès contemporain du chanvre ne tient pas uniquement à son histoire : il s’explique aussi par ses qualités environnementales exceptionnelles.

Pourquoi le chanvre est-il champion de l’écologie ?

Parce qu’il nécessite :

  • aucun pesticide
  • très peu d’eau
  • un cycle court (4 à 5 mois)
  • une forte capacité de captation du CO₂
  • une régénération des sols grâce à ses racines profondes
  • une grande résistance naturelle aux maladies

Ces qualités en font l’une des cultures les plus écologiques au monde.

Le chanvre dans l’écoconstruction

Le béton de chanvre, mélange de chènevotte et de chaux, est devenu un matériau phare dans la construction écoresponsable. Il offre :

  • une excellente isolation thermique
  • une régulation naturelle de l’humidité
  • une empreinte carbone faible

Les maisons en chanvre se multiplient en France, illustrant le potentiel moderne de cette plante millénaire.

Du chanvre agricole au CBD : une transition naturelle

Le retour du chanvre dans l’agriculture française coïncide avec la découverte, dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, de nouvelles molécules issues de la plante : les cannabinoïdes.

La découverte du THC et du CBD

En 1964, le professeur israélien Raphael Mechoulam isole le THC, puis le CBD. Ces découvertes révolutionnent la compréhension du cannabis.

Le CBD se distingue par :

  • son absence d’effet psychotrope
  • son profil de sécurité très élevé
  • ses propriétés apaisantes
  • sa bonne tolérance

Le CBD, héritier moderne d’une plante ancienne

Pendant des millénaires, le chanvre a servi à :

  • naviguer
  • se vêtir
  • bâtir
  • se nourrir
  • soulager

Le CBD s’inscrit simplement dans la continuité de cette histoire. Il représente un usage moderne, adapté aux besoins contemporains de bien-être, sans effet planant et en respectant les normes européennes.

Chanvre, cannabis, CBD : clarifier enfin les différences

L’une des grandes confusions actuelles concerne l’usage des termes chanvre, cannabis et CBD. La plupart des consommateurs n’ont qu’une vision floue de ces distinctions, entretenue par des décennies d’amalgames et de politiques contradictoires. Pour comprendre le rôle du chanvre en France aujourd’hui, il est essentiel de rétablir une définition claire.

Le cannabis récréatif : des variétés riches en THC

Le cannabis destiné à un usage récréatif est sélectionné pour ses concentrations élevées en THC, une molécule psychotrope responsable :

  • des effets planants
  • de l’altération de la perception
  • de l’euphorie ou de la somnolence selon les variétés

Ces plantes affichent des taux de THC allant de 5 % à plus de 30 % dans certaines génétiques modernes. En France et dans la majorité de l’Europe, ces variétés sont classées comme stupéfiants.

Chanvre agricole : des variétés légales et non psychotropes

Le chanvre industriel, celui cultivé légalement en France, appartient également à l’espèce Cannabis sativa L., mais ses caractéristiques sont très différentes :

  • taux de THC inférieur à 0,3 % (limite européenne)
  • plantes sélectionnées pour leurs fibres, leurs graines ou leur chènevotte
  • semences obligatoirement issues du catalogue européen
  • culture strictement encadrée

Le chanvre agricole n’a aucun effet psychotrope et ne peut produire de « high ».

Le CBD : une molécule extraite du chanvre

Le CBD (cannabidiol) est l’un des nombreux cannabinoïdes présents dans la plante. Contrairement au THC :

  • il n’altère pas la conscience
  • n’entraîne pas de dépendance
  • ne produit aucun effet planant
  • est bien toléré par la majorité des consommateurs

Le CBD peut être extrait :

Cette distinction est cruciale : Le CBD n’est pas du cannabis récréatif.

Le chanvre en France aujourd’hui : sécurité, traçabilité et cadre légal

Le renouveau du chanvre en France s’accompagne d’un cadre réglementaire strict, pensé pour rassurer les consommateurs et garantir des produits sûrs et contrôlés.

Les variétés autorisées

En France, seules les variétés présentant un taux de THC inférieur à 0,3 % sont autorisées. Ces semences proviennent du catalogue européen, ce qui assure :

  • une génétique stable
  • une traçabilité complète
  • une conformité aux normes agricoles

Les producteurs doivent respecter plusieurs obligations :

  • déclarer leurs parcelles en préfecture
  • fournir des certificats de semences
  • réaliser des analyses
  • respecter les seuils légaux

Traçabilité et analyses en laboratoire

La chaîne de production moderne impose une transparence totale. Chaque lot de fleurs, huiles ou extraits doit pouvoir être tracé depuis le champ jusqu’au produit final.

Les analyses recherchent :

  • la teneur en CBD
  • la teneur en THC
  • l’absence de solvants résiduels
  • l’absence de pesticides
  • l’absence de métaux lourds
  • la pureté microbiologique

Ces contrôles assurent la sécurité des consommateurs et le respect de la réglementation française.

Pourquoi cette traçabilité est essentielle

Le marché du CBD a connu une croissance rapide. Pour éviter les dérives, il est important de :

  • distinguer les produits conformes des produits douteux
  • éviter les extraits importés sans contrôle
  • protéger les consommateurs contre les produits non analysés

La France fait partie des pays les plus exigeants d’Europe en matière de contrôle.

Le rôle de Hemp Selection : exigence, transparence et expertise

Dans ce contexte moderne, Hemp Selection adopte une approche rigoureuse fondée sur la qualité, la traçabilité et l’accompagnement du consommateur.

Une sélection exigeante

Chaque produit proposé par Hemp Selection répond à des critères précis :

  • conformité totale à la réglementation française
  • analyses complètes effectuées en laboratoire
  • origine contrôlée
  • absence d’additifs indésirables
  • qualité aromatique naturelle
  • absence de cannabinoïdes de synthèse

Une expertise au service des clients

Hemp Selection accompagne les clients grâce à :

  • des conseils personnalisés
  • une approche pédagogique
  • une vraie connaissance des produits
  • une expérience solide dans le domaine du chanvre et de la vape

En boutique, cette exigence s’applique à toute la gamme :

Chaque catégorie est sélectionnée selon un cahier des charges strict pour garantir une expérience fiable, cohérente et adaptée aux besoins des consommateurs.

Une transparence totale

Les produits vendus en boutique sont accompagnés :

  • de certificats d’analyse
  • d’informations sur l’origine des extraits
  • de recommandations claires d’utilisation

Cette transparence est essentielle pour instaurer un climat de confiance.

Conclusion : une plante ancienne au cœur du monde moderne

L’histoire du chanvre est celle d’une plante qui traverse les âges, les civilisations et les continents. De la préhistoire aux empires antiques, du Moyen Âge aux grandes explorations, de la marine française aux laboratoires pharmaceutiques du XIXᵉ siècle, le chanvre a accompagné l’humanité dans toutes ses évolutions.

Le chanvre en France, un patrimoine vivant

Après une disparition presque totale au XXᵉ siècle, le chanvre en France renaît grâce à la recherche, à la transition écologique et aux usages modernes du CBD. Cette renaissance témoigne :

  • de l’adaptabilité de la plante
  • de l’évolution des besoins
  • de la volonté de produire de manière plus responsable

Héritage et renouveau

Aujourd’hui, le chanvre permet de :

  • construire plus écologiquement
  • se soigner autrement
  • produire localement
  • réduire l’impact environnemental
  • proposer des solutions naturelles de bien-être

La boucle est bouclée : une plante ancienne répond désormais aux enjeux modernes.

Le chanvre n’est pas une mode. C’est une histoire humaine, riche et toujours en mouvement.

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La désinformation sur la vape : un frein à la santé publique

désinformation sur la vape

Comment la désinformation façonne la perception de la vape

La désinformation sur la vape constitue aujourd’hui l’un des plus grands obstacles à la réduction du tabagisme en France. Malgré un consensus scientifique clair sur son efficacité et sa moindre nocivité, la vape reste souvent présentée dans les médias comme un produit dangereux, voire comparable au tabac. Cette confusion nuit gravement à la santé publique. Elle empêche des millions de fumeurs d’adopter une solution pourtant reconnue comme l’outil de sevrage le plus efficace à ce jour.

Le livre blanc ” Merci la Vape “, rédigé par des professionnels, des scientifiques et des associations, montre l’ampleur de cette désinformation. Cette désinformation n’est pas une question d’image. Elle a des conséquences directes et graves. La peur de vapoter maintient des fumeurs dans le tabac. Le tabac reste responsable de plus de 75 000 décès par an en France. À l’inverse, aucun décès n’a été attribué à l’usage de produits de vape conformes aux normes européennes. Comprendre comment cette méfiance s’est installée, et pourquoi elle persiste, est essentiel pour rétablir une information juste et responsable.

Pourquoi les médias se trompent sur la vape

Une couverture médiatique anxiogène

Depuis son apparition au début des années 2010, la vape est victime d’une couverture médiatique confuse. De nombreux articles et reportages, souvent sensationnalistes, entretiennent des amalgames entre cigarette électronique, tabac et drogues. Cette confusion s’explique par plusieurs facteurs : une méconnaissance du produit, un traitement journalistique parfois superficiel et une dépendance aux communiqués alarmistes sans vérification scientifique.

Les études citées par les médias sont fréquemment mal interprétées ou sorties de leur contexte. Un exemple marquant est celui de la crise de l’EVALI aux États-Unis en 2019. De nombreux journaux français ont présenté cet épisode comme la preuve de la dangerosité de la vape, alors que l’épidémie provenait en réalité de liquides frelatés contenant de l’acétate de vitamine E, utilisés dans des produits au THC vendus illégalement. Aucun lien n’a jamais été établi avec les e-liquides réglementés vendus en Europe.

L’impact sur la perception du public

Cette confusion médiatique a marqué durablement l’opinion publique. Selon Santé publique France, seuls 16 % des Français pensent que la vape est moins nocive que le tabac. Ce chiffre contraste avec des années de données scientifiques. Ce décalage montre une perception publique faussée. Il résulte d’une couverture médiatique qui met la peur en avant plutôt que la pédagogie.

On souligne également le rôle des titres anxiogènes formulés pour générer du clic : “La vape, un danger pour les jeunes“, “La cigarette électronique aussi nocive que le tabac“, “Les vapoteurs en danger“. Ces formules, répétées sur les grands médias, ancrent une peur injustifiée. Elles passent sous silence les éléments essentiels : l’absence de combustion, la réduction drastique des substances toxiques et le potentiel de la vape dans le sevrage tabagique.

La confusion entre nicotine et tabac

En France, de nombreux médias persistent à confondre nicotine et tabac. Or, la nicotine n’est pas cancérigène. C’est une molécule addictive, certes, mais elle ne provoque pas les maladies associées à la combustion du tabac. Le tabac tue à cause des goudrons, du monoxyde de carbone et des 7 000 substances toxiques issues de la combustion. Les e-liquides utilisés dans la vape sont composés de glycérine végétale, propylène glycol, arômes et nicotine purifiée, tous contrôlés par l’ANSES.

Cette désinformation constante crée un climat de suspicion injuste. Le public finit par associer la vape à un produit dangereux, alors qu’elle constitue un outil majeur de santé publique. Les journalistes ont pourtant un rôle déterminant : informer correctement, vulgariser sans déformer et aider à distinguer le vrai du faux. Le manque de rigueur médiatique est aujourd’hui l’un des principaux freins à la diffusion d’une information fiable sur la réduction des risques.

Ce que disent réellement les études

Des preuves scientifiques solides

Contrairement à ce que laissent entendre certains médias, la littérature scientifique sur la vape est désormais abondante et cohérente. Plusieurs dizaines d’études internationales sont disponibles. Toutes démontrent que la cigarette électronique est nettement moins nocive que le tabac et plus efficace que les substituts nicotiniques pour arrêter de fumer.

Public Health England affirme depuis 2015 que la vape est au moins 95 % moins nocive que le tabac. Cette conclusion repose sur une analyse précise des composés chimiques issus du tabac. Les experts les ont comparés aux substances présentes dans la vapeur de cigarette électronique. Aucun goudron, ni monoxyde de carbone, ni particules solides cancérigènes n’y sont présents. Cette position a été confirmée par le Royal College of Physicians et l’Agence de santé du Royaume-Uni (UKHSA), qui considèrent la vape comme un instrument de santé publique.

Une efficacité prouvée pour le sevrage tabagique

La Cochrane Review, référence mondiale en matière d’évaluation scientifique, a publié le 29 janvier 2025 une méta-analyse portant sur 90 études. Elle conclut que la vape double les chances d’arrêt du tabac par rapport aux substituts classiques (patchs, gommes). En France, Santé publique France reconnaît également que la vape est l’outil le plus utilisé et le plus efficace pour cesser de fumer, devant tous les autres moyens disponibles.

Les études toxicologiques montrent aussi que les e-liquides respectent des seuils de sécurité très élevés. Les émissions de vape contiennent jusqu’à 200 fois moins de substances toxiques que la fumée de cigarette. L’absence de combustion change tout : c’est elle qui libère les goudrons et les particules fines responsables des cancers pulmonaires et des maladies cardiovasculaires.

Une réduction des risques démontrée

Les médias omettent souvent de rappeler que les rares substances détectées dans les aérosols de vape se situent à des niveaux comparables à ceux de l’air ambiant. Autrement dit, un vapoteur n’expose ni lui-même ni son entourage à un risque significatif. Plusieurs études françaises et européennes confirment qu’il n’existe pas de tabagisme passif lié à la vape.

Sur le plan de la dépendance, les données scientifiques contredisent de nombreuses idées reçues. Si la nicotine reste addictive, sa délivrance via la vape est plus lente et maîtrisée qu’avec une cigarette. Cette caractéristique aide les fumeurs à réduire progressivement leur consommation. De plus, la possibilité de choisir un dosage adapté de nicotine permet un sevrage progressif et efficace.

Enfin, les chercheurs insistent sur un point capital : aucune étude sérieuse n’a démontré que la vape constitue une porte d’entrée vers le tabac. Au contraire, les chiffres de l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT) montrent que la vape agit comme un détournement du tabac chez les jeunes. Les adolescents qui vapotent sont souvent d’anciens fumeurs ou des curieux occasionnels, et non des futurs fumeurs réguliers.

Un consensus scientifique clair

L’ensemble de ces données converge vers une conclusion : la désinformation sur la vape ne repose sur aucun fondement scientifique solide. Au contraire, les preuves s’accumulent depuis dix ans pour confirmer que la vape est un outil de réduction des risques efficace, sûr et indispensable dans la lutte contre le tabagisme.

Les conséquences sur la lutte contre le tabagisme

La désinformation sur la vape a un impact direct sur la santé publique. En entretenant la confusion entre vapotage et tabagisme, elle freine la transition des fumeurs vers une alternative beaucoup moins nocive. Ce phénomène est un véritable paradoxe français : alors que les pouvoirs publics encouragent la réduction des risques dans d’autres domaines (sécurité routière, alimentation, sexualité), la vape reste, elle, perçue avec suspicion.

La peur du vapotage décourage les fumeurs

Les campagnes de désinformation ont créé un climat de méfiance durable. Beaucoup de fumeurs hésitent à passer à la vape, pensant qu’elle est « aussi dangereuse que le tabac ». Selon une enquête Santé publique France, près de 60 % des fumeurs croient encore que la cigarette électronique provoque des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Ce manque de confiance maintient des millions de personnes dans le tabagisme, alors que la vape leur offrirait une chance réelle d’arrêter.

En comparaison, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande ont adopté une politique inverse : informer plutôt qu’interdire. Le NHS britannique recommande officiellement la vape comme outil de sevrage tabagique. Résultat : la prévalence du tabagisme y a chuté de façon spectaculaire, atteignant son niveau le plus bas depuis cinquante ans. En France, au contraire, la désinformation et l’absence de communication positive entretiennent le statu quo.

L’effet des politiques mal informées

Cette désinformation n’est pas sans conséquence politique. Lorsqu’une partie de la population croit que la vape est nocive, les décideurs se sentent légitimes pour restreindre son accès. On observe alors un cercle vicieux : plus la réglementation devient contraignante, plus la perception du risque augmente. Ce mécanisme, décrit comme un « effet miroir », alimente la peur au lieu de la dissiper.

L’idée d’une taxe spécifique sur les produits de la vape, proposé dans l’article 23 du PLF 2026, illustre ce problème. Assimiler la vape au tabac en matière fiscale envoie un signal négatif aux consommateurs : si c’est taxé comme le tabac, c’est que c’est aussi dangereux. Ce message va à l’encontre des recommandations de nombreux experts en santé publique. Ces derniers rappellent que chaque fumeur qui passe à la vape réduit drastiquement ses risques de cancer, d’infarctus et de bronchite chronique.

Le paradoxe français

La France dispose d’une des meilleures filières vape au monde, mais peine à reconnaître son potentiel sanitaire. Les normes AFNOR, la traçabilité des e-liquides et la transparence des fabricants garantissent une sécurité élevée. Pourtant, cette excellence industrielle et scientifique reste souvent occultée par des discours alarmistes. Cette contradiction décourage l’innovation et affaiblit les efforts de prévention.

La désinformation sur la vape n’est pas un simple problème de communication. C’est un obstacle majeur à la réduction du nombre de fumeurs, et donc à la baisse de la mortalité liée au tabac. En freinant la diffusion d’un outil de sevrage efficace, elle prive la santé publique d’un levier puissant.

Comment s’informer correctement

Face à la désinformation sur la vape, il devient essentiel d’identifier des sources fiables. L’accès à une information claire et fondée sur les faits permet de lutter contre les idées reçues et d’encourager les fumeurs à faire un choix éclairé.

Les organismes de référence

Plusieurs institutions de santé publique se sont exprimées sans ambiguïté. Santé publique France, Public Health England, la Cochrane Review et le Royal College of Physicians reconnaissent la vape comme un outil de réduction des risques. Leurs publications détaillent les avantages sanitaires du vapotage, notamment la baisse des substances toxiques inhalées et la diminution du nombre de fumeurs quotidiens.

Il est recommandé de s’appuyer sur les travaux de l’Académie nationale de médecine, qui invite à considérer la vape comme une solution pragmatique. Elle rappelle que la peur du vapotage conduit certains fumeurs à retarder leur sevrage, augmentant ainsi les risques de maladies graves.

Le rôle des acteurs indépendants

Les associations et professionnels du secteur jouent un rôle déterminant dans la diffusion d’une information fiable. La FIVAPE, la Sovape et le collectif Merci la Vape publient régulièrement des synthèses vulgarisées des études scientifiques. Ces acteurs indépendants s’attachent à démêler les faits des rumeurs et à promouvoir la transparence auprès des consommateurs.

Les boutiques spécialisées indépendantes, elles aussi, participent à cet effort de pédagogie. Contrairement aux buralistes ou aux plateformes sans accompagnement, elles offrent des conseils personnalisés, aident à ajuster le dosage en nicotine et orientent vers des produits conformes. Ces interactions de terrain jouent un rôle clé dans la réussite du sevrage.

Développer l’esprit critique

S’informer correctement, c’est aussi apprendre à repérer les biais. Un titre alarmiste ou un article sans source scientifique doit immédiatement éveiller la méfiance. Vérifier les origines des données, identifier les études citées et consulter plusieurs sources sont des réflexes indispensables. Il est important de replacer chaque information dans son contexte : une étude isolée ne suffit jamais à conclure.

Les consommateurs, mais aussi les journalistes, doivent s’armer d’un esprit critique face à la désinformation sur la vape. Comme le rappelle le collectif Merci la Vape, « l’urgence n’est pas de créer la peur, mais de restaurer la confiance ». Une communication fondée sur la science et la transparence est la seule voie pour rétablir un climat de confiance durable.

Hemp Selection, acteur engagé contre la désinformation

En tant que boutique spécialisée indépendante, Hemp Selection s’engage activement à combattre la désinformation sur la vape. Nous défendons une approche pédagogique fondée sur la science et la réduction des risques. Basée à Tours, nous accompagnons les fumeurs dans leur sevrage tabagique à travers des conseils personnalisés, des produits transparents et une sélection rigoureuse d’e-liquides sans sucralose.

Membre du réseau Fuutur, nous nous efforçons de promouvoir les bonnes pratiques et participer à l’effort collectif pour rétablir la vérité sur la vape. L’équipe sensibilise nos clients sur l’importance de la nicotine dans la réussite du sevrage, tout en collaborant avec les professionnels de santé de Tours pour proposer des rendez-vous d’accompagnement personnalisés.

À travers cette démarche, nous agissons comme un relais d’information fiable et un partenaire local de santé publique. Notre objectif : aider les fumeurs à s’informer, à comprendre et à reprendre le contrôle de leur sevrage dans un cadre sûr, encadré et indépendant.

Conclusion

La désinformation sur la vape compromet les progrès accomplis dans la lutte contre le tabagisme. Elle entretient la peur, freine les politiques de santé publique et empêche des millions de fumeurs de bénéficier d’une alternative moins nocive. Les preuves scientifiques sont pourtant claires : la vape réduit considérablement les risques liés au tabac et favorise le sevrage durable.

Rappelons qu’une information juste et vérifiable est un outil de santé publique à part entière. En s’appuyant sur les données scientifiques, les acteurs de la vape indépendante, les professionnels de santé et les médias responsables peuvent contribuer à inverser la tendance. Il ne s’agit plus de défendre un produit, mais de promouvoir un principe : celui du droit à une information fondée sur la vérité.

Pourquoi parle-t-on de désinformation sur la vape ?

Parce que de nombreux médias diffusent des informations partielles ou fausses, souvent confondant tabac et vapotage.

La vape est-elle reconnue par les autorités de santé ?

Oui. Santé publique France, Public Health England et la Cochrane Review confirment qu’elle est bien moins nocive que le tabac.

Quels sont les effets de la désinformation sur la santé publique ?

Elle décourage les fumeurs de passer à la vape, maintenant ainsi un fort taux de tabagisme et de mortalité évitable.

Comment s’informer correctement sur la vape ?

En consultant des sources fiables : Santé publique France, Sovape, FIVAPE, Merci la Vape et les publications scientifiques reconnues.

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La filière française de la vape : un modèle d’éthique et d’indépendance

filière vape française

Comment la filière vape française s’est imposée comme modèle d’indépendance

La filière vape française s’impose aujourd’hui comme un modèle d’éthique, d’indépendance et d’innovation. Issue d’une dynamique citoyenne, elle s’est développée loin des grands groupes du tabac et des logiques industrielles opaques. Sa force repose sur la passion de ses acteurs et la rigueur de ses normes. Tous partagent un engagement commun pour réduire les risques liés au tabac. Dans un contexte de désinformation croissante, comprendre la spécificité de la filière française devient essentiel. Cette compréhension permet de défendre un véritable outil de santé publique.

Une filière née de la passion

Cette filière vape française est avant tout une aventure humaine. Née de l’initiative de fumeurs cherchant une alternative crédible à la cigarette, elle s’est construite par le bas, en dehors de l’industrie du tabac. Dès 2013, des vapoteurs passionnés ouvrent leurs premières boutiques, créent leurs propres e-liquides et conçoivent des dispositifs plus performants. Cette effervescence marque la naissance d’un écosystème indépendant, fondé sur la curiosité, la solidarité et la recherche constante d’efficacité.

Contrairement à d’autres industries façonnées par des intérêts financiers, la vape française s’est développée dans un esprit d’entraide. Les premiers professionnels du secteur étaient souvent d’anciens fumeurs, motivés par une conviction : aider d’autres à se libérer du tabac. De cette énergie collective sont nés des acteurs responsables, unis autour d’une même mission : proposer une vape sûre, transparente et accessible.

Rapidement, cette filière a trouvé sa structure. En 2013, la FIVAPE (Fédération Interprofessionnelle de la Vape) voit le jour. Elle regroupe aujourd’hui plus de 1150 adhérents, représentant environ 70 % de l’activité du secteur. Tous ses membres sont indépendants de l’industrie du tabac, une condition statutaire essentielle pour garantir la crédibilité et l’éthique de la filière. C’est cette indépendance qui fait la force du modèle français.

« La vape n’est pas un problème, c’est une solution. » — Extrait de la pétition Merci la Vape (2024)

La vape française est donc une filière citoyenne, née de la passion et animée par la volonté de contribuer à la santé publique. Ses acteurs ont su transformer une initiative individuelle en une dynamique collective structurée, créatrice d’emplois et d’espoir pour des millions de fumeurs.

Des normes exigeantes et responsables

La filière vape française s’est rapidement démarquée par son exigence. Consciente des enjeux sanitaires, elle a choisi la transparence et la rigueur dès ses débuts. En 2014, la France devient le premier pays au monde à adopter des normes AFNOR pour encadrer la fabrication et la vente des e-liquides.

Ces normes réunissent fabricants, scientifiques, professionnels de santé et associations de consommateurs. Leur objectif est de garantir une qualité irréprochable. Elles encadrent chaque aspect du vapotage : composition des e-liquides, pureté de la nicotine, sécurité des dispositifs et fiabilité des étiquettes. Chaque produit doit respecter des exigences strictes avant sa mise sur le marché.

L’approche française repose sur une logique de responsabilité partagée. Les fabricants suivent un cadre strict. Les distributeurs garantissent la traçabilité. Les autorités, comme l’ANSES, sont informées de chaque produit mis sur le marché. Ce modèle participatif permet de maintenir un haut niveau de sécurité tout en favorisant l’innovation.

Le saviez-vous ?
La France est le premier pays à avoir créé des normes volontaires AFNOR sur les e-liquides. Ces normes définissent la pureté de la nicotine. Elles interdisent tout ingrédient cancérigène ou mutagène et garantissent une vape plus sûre pour les consommateurs.

Grâce à ces efforts, la vape française a bâti une réputation d’excellence. Aucun incident sanitaire grave lié à des produits réglementés n’a été recensé en plus de dix ans d’existence. Ce succès prouve que l’autorégulation, soutenue par des standards nationaux exigeants, peut être une voie efficace pour encadrer une filière innovante.

Les normes AFNOR françaises ont par ailleurs inspiré la création de standards européens et internationaux. La rigueur technique, la transparence des acteurs et la qualité de fabrication ont fait école. Le modèle français illustre parfaitement qu’une filière indépendante peut concilier sécurité, performance et éthique.

L’exemple français à l’international

La filière vape française ne se contente pas d’être exemplaire sur son territoire : elle rayonne à l’international. Reconnue pour sa qualité et son intégrité, elle influence aujourd’hui les pratiques de nombreux pays européens. L’approche hexagonale combine innovation, exigence sanitaire et indépendance, trois piliers qui font de la France un modèle unique.

Les marques françaises, qu’elles soient fabricants d’e-liquides ou concepteurs de matériel, jouissent d’une forte réputation. Leur savoir-faire s’appuie sur la maîtrise des arômes, la précision technique et une démarche de réduction des risques assumée. À l’image des grands succès de l’industrie française – gastronomie, parfumerie, cosmétique -, la vape hexagonale s’inscrit dans une logique d’excellence artisanale et scientifique.

Selon Santé publique France, plus de 3,5 millions de Français vapotent aujourd’hui, et 2,5 millions d’entre eux ont cessé de fumer grâce à la vape. Ces chiffres confirment le rôle crucial de la filière dans la lutte contre le tabagisme.

Une recherche et une indépendance reconnues

Le livre blanc Merci la Vape souligne également le rôle moteur de la recherche française. Des collaborations public/privé se développent, associant laboratoires, industriels et professionnels de santé. Ces partenariats favorisent la connaissance scientifique, la transparence et la crédibilité internationale du secteur. Les innovations françaises en matière d’inhalation, par exemple, pourraient à terme s’appliquer à d’autres usages médicaux.

Ce dynamisme s’appuie sur une valeur essentielle : l’indépendance vis-à-vis de Big Tobacco. En refusant les partenariats avec les cigarettiers, la filière française a choisi une voie exigeante et vertueuse. Cette indépendance lui permet de défendre une vision claire de santé publique. Elle repose sur la réduction des risques et la liberté des consommateurs.

La vape française incarne ainsi un modèle durable. Ses acteurs défendent une approche pragmatique, fondée sur les preuves scientifiques et l’éthique professionnelle. Ce positionnement crédible explique pourquoi la France sert souvent d’exemple dans les débats mondiaux sur la réglementation du vapotage.

Pourquoi soutenir la vape indépendante

Soutenir la filière vape française, c’est défendre une approche de santé publique moderne et réaliste. C’est aussi protéger une économie locale, responsable et créatrice d’emplois. Les professionnels de la vape ne dépendent ni du tabac ni du médicament. Ils incarnent une troisième voie, fondée sur la réduction des risques, la liberté de choix et la responsabilité.

Le livre blanc Merci la Vape rappelle que les attaques contre la vape nuisent directement à la lutte contre le tabagisme. Taxer, restreindre ou assimiler la vape au tabac reviendrait à priver les fumeurs d’une solution efficace. Ces politiques fragilisent une filière exemplaire au profit des cigarettiers et des marchés parallèles.

L’indépendance des acteurs français est donc cruciale. En maintenant un cadre clair et équitable, les autorités peuvent garantir la pérennité d’une filière éthique tout en protégeant la santé des citoyens. La distinction entre la vape indépendante et l’industrie du tabac doit être explicitement reconnue dans les politiques publiques.

Au-delà de la santé, la vape française incarne un véritable modèle socio-économique. Elle fait vivre des milliers d’entreprises, de fabricants, de distributeurs et de commerçants passionnés. Ces acteurs défendent une consommation responsable et œuvrent chaque jour à améliorer les produits, les pratiques et la compréhension du vapotage.

Dans un paysage souvent brouillé par la désinformation, soutenir la filière vape française, c’est aussi soutenir le droit à une information loyale et fondée sur la science. C’est affirmer que la réduction des risques mérite mieux que le dénigrement et les amalgames. C’est enfin choisir un modèle de santé publique ancré dans la raison, l’éthique et l’efficacité.

Hemp Selection, acteur engagé de la filière vape française

Membre actif de la filière vape française, Hemp Selection s’inscrit pleinement dans cette démarche éthique et indépendante. En tant que boutique spécialisée, nous défendons une approche centrée sur la santé publique et le sevrage tabagique par la vape.
Basés à Tours, nous accompagnons les fumeurs dans leur transition vers des alternatives moins nocives, en mettant l’accent sur l’importance de la nicotine dans le succès du sevrage et sur la transparence des e-liquides, notamment à travers une sélection sans sucralose.

Notre enseigne fait également partie du réseau Fuutur, un collectif de professionnels partageant des valeurs communes de qualité, d’indépendance et d’accompagnement des vapoteurs.
Fidèle à la philosophie de la filière, nous collaborons aujourd’hui avec des professionnels de santé de Tours, notamment les pneumologues, afin d’offrir un suivi personnalisé aux patients souhaitant arrêter le tabac via la vape. Une page dédiée permet de prendre rendez-vous pour un accompagnement individuel, alliant expertise, écoute et pédagogie.

À Tours, Hemp Selection s’impose comme un acteur de référence dans l’accompagnement au sevrage tabagique, contribuant à la diffusion d’une vape responsable et fondée sur les preuves scientifiques.

À travers ces initiatives, Hemp Selection participe activement à la promotion d’une vape indépendante, transparente et tournée vers la santé publique, fidèle à l’esprit de la filière française.

Conclusion

La filière vape française s’impose comme un pilier d’innovation, de responsabilité et d’indépendance. Issue d’une passion collective, encadrée par des normes exigeantes et reconnue à l’international, elle démontre qu’une approche fondée sur la science et la transparence peut sauver des vies.

Dans un contexte de défiance et de menaces réglementaires, il est essentiel de défendre cette filière unique, porteuse de valeurs et d’espoir pour des millions de fumeurs. Informer, former et accompagner les fumeurs vers la réduction des risques, c’est l’engagement que partage Hemp Selection au quotidien.

La filière vape française ne se contente pas de fabriquer des produits : elle construit un avenir plus sain, plus juste et plus libre.

Qu’est-ce qui distingue la filière vape française ?

Elle repose sur l’indépendance vis-à-vis de Big Tobacco, des normes strictes (AFNOR) et une éthique de transparence.

La vape française est-elle réellement plus sûre ?

Oui. Les produits sont soumis à des contrôles rigoureux et notifiés à l’ANSES. Aucun incident grave n’a été recensé en dix ans.

Pourquoi l’indépendance de la filière est-elle essentielle ?

Elle garantit que les décisions sont guidées par la santé publique, et non par les intérêts économiques de l’industrie du tabac.

Comment soutenir la filière vape française ?

En s’informant, en achetant auprès d’acteurs indépendants et en défendant une réglementation juste et fondée sur la science.

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Le CBD : Ce qu’en dit vraiment l’OMS et la loi française

statut légal du CBD

Cet article fait le point sur le statut légal du CBD en France et sur les recommandations officielles de l’OMS.

Le CBD selon l’OMS : une molécule sûre et non addictive

Le CBD, ou cannabidiol, est une molécule naturellement présente dans le chanvre, plante également connue sous le nom de cannabis. Contrairement au THC, le CBD n’a aucun effet psychotrope. Il ne provoque ni euphorie, ni dépendance. C’est cette distinction fondamentale qui a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à s’y intéresser de près.

En 2017, l’OMS a publié un rapport historique sur le cannabidiol. Ses experts y affirment : « à l’état pur, le CBD ne semble pas présenter de potentiel d’abus ni être nocif pour la santé ». En conséquence, l’OMS a recommandé de ne pas classer le CBD parmi les substances contrôlées au niveau international.

Lors de la 40e réunion de son Comité d’experts sur la dépendance aux drogues (ECDD), en 2018, l’OMS a confirmé cette position. Le Comité a conclu que le CBD ne présentait « aucun risque d’abus, de dépendance ou d’effets nocifs majeurs ». Le cannabidiol a donc été reconnu comme une substance sûre, bien tolérée et sans danger pour la santé publique.

Cette recommandation a été transmise aux Nations Unies en juillet 2018. Elle a ouvert la voie à une distinction claire entre le CBD et les drogues classées comme stupéfiants. Pour les consommateurs, cette décision marque un tournant. Le CBD n’est plus perçu comme une substance illicite, mais comme un composant naturel aux propriétés bien-être reconnues.

Une reconnaissance internationale mais des législations nationales

L’OMS ne légifère pas : ses recommandations ont une portée consultative. Chaque État reste libre d’appliquer ou non ces conclusions. Néanmoins, l’avis de l’OMS a eu un impact majeur sur les politiques nationales. Il a renforcé la crédibilité scientifique du CBD et légitimé son usage dans de nombreux pays.

En Europe, cette position a contribué à l’évolution des lois encadrant le cannabidiol. Plusieurs États membres ont assoupli leur réglementation, autorisant la commercialisation de produits à base de CBD dès lors qu’ils ne contiennent pas de THC ou un taux très faible.

Pour les défenseurs du CBD, cette reconnaissance internationale constitue une victoire importante. Elle protège les consommateurs, les producteurs et les commerces spécialisés face aux amalgames avec le cannabis récréatif.

En France : un cadre juridique longtemps flou

Le statut légal du CBD a longtemps été incertain, entre interdiction partielle et tolérance encadrée. Historiquement, la loi du 12 juillet 1916 a introduit la notion de stupéfiant en droit français, puis un arrêté du 22 février 1990 a classé les variétés de cannabis comme substances interdites, sauf exceptions précises.

Cet arrêté autorisait uniquement l’exploitation des fibres et graines de chanvre dont le taux de THC ne dépassait pas 0,2 %. En revanche, l’utilisation des fleurs et feuilles restait strictement interdite.

Cette situation a provoqué une insécurité juridique pour les acteurs du secteur. Tout a changé en 2020, avec l’affaire Kanavape. Cette e-cigarette au CBD, produite en République tchèque et vendue en France, a conduit la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) à se prononcer.


La CJUE a estimé que le CBD extrait de chanvre cultivé légalement dans un autre État membre n’est pas un stupéfiant. Elle a estimé que l’interdiction française constituait une entrave à la libre circulation des marchandises. Cette décision a obligé la France à revoir sa réglementation.

L’évolution récente du cadre légal français

Le 31 décembre 2021, un nouvel arrêté a remplacé celui de 1990. Il autorise désormais la culture, l’importation et la commercialisation des variétés de Cannabis sativa L. contenant moins de 0,3 % de THC. Ce seuil harmonise la France avec les standards européens.

Cependant, le texte interdisait encore la vente de fleurs CBD et de feuilles brutes, même dépourvues de propriétés stupéfiantes. Cette interdiction a rapidement été contestée par les professionnels du secteur.


Plusieurs acteurs ont saisi le Conseil d’État, qui a suspendu cette interdiction en janvier 2022, estimant qu’aucun risque avéré pour la santé publique ne la justifiait. En décembre 2022, la haute juridiction a annulé définitivement cette partie de l’arrêté. Le Conseil d’État a rappelé que le CBD n’est pas un produit stupéfiant et qu’aucune donnée scientifique ne justifie une interdiction générale de sa commercialisation.


Depuis, la France autorise la vente de fleurs et de produits contenant du CBD, à condition qu’ils respectent le taux maximal de THC de 0,3 %.

CBD, santé et conduite : des nuances importantes

Le CBD est légal, mais certaines précautions demeurent. En juin 2023, la Cour de cassation a précisé que l’infraction de conduite sous stupéfiant pouvait être retenue si un test salivaire détecte la présence de THC, même en très faible quantité. Le CBD en lui-même n’est pas concerné, mais certains produits peuvent contenir des traces détectables de THC.

Autrement dit, un consommateur de CBD ne risque pas de sanction tant qu’il respecte les taux légaux et évite de conduire immédiatement après usage. Les produits de qualité, testés en laboratoire, minimisent ces risques.

Ce qu’il faut retenir

Le statut légal du CBD est aujourd’hui clairement défini en France :

  • Le CBD n’est pas une drogue.
  • Sa vente et sa consommation sont autorisées, sous réserve d’un taux de THC inférieur à 0,3 %.
  • Les fleurs CBD et feuilles peuvent être vendues légalement depuis la décision du Conseil d’État de décembre 2022.
  • La conduite après consommation reste à éviter en raison des résidus possibles de THC.

Le cadre législatif français continue d’évoluer, mais les bases sont désormais solides. Les consommateurs peuvent utiliser du CBD en toute légalité, dans le respect des règles de sécurité et de qualité.

Le CBD en 2025 : une filière menacée par le projet de loi de finances

Un retour de l’incertitude pour la filière CBD

Alors que la filière CBD semblait enfin stabilisée, une nouvelle tempête se lève. Le projet de loi de finances 2026, actuellement examiné à l’Assemblée nationale, inquiète toute la profession. Derrière des termes techniques se cache une réforme qui pourrait fragiliser un secteur déjà éprouvé. Producteurs, boutiques et consommateurs redoutent une double peine : une taxe comparable à celle du tabac et une restriction des circuits de vente.

Une taxe d’accise digne du tabac

L’article 23 du projet de loi prévoit d’imposer un droit d’accise sur les produits contenant du CBD. Concrètement, cela reviendrait à taxer le CBD comme les cigarettes, avec un taux compris entre 25,7 % et 51 %, en plus de la TVA. Une fleur de CBD serait ainsi fiscalisée comme un produit du tabac, alors même que le cannabidiol n’est ni addictif ni dangereux selon l’OMS.

L’objectif officiel serait d’encadrer la consommation. Mais le flou persiste sur la justification sanitaire de cette mesure. En pratique, les petits producteurs, qui travaillent souvent en circuit court, risquent de voir leurs marges s’effondrer. Les prix pour les consommateurs pourraient augmenter de 45 % à 193 %, selon les calculs de l’Union des Professionnels du CBD (UPCBD)

Des restrictions de vente inquiétantes

Autre point de tension : un nouvel article du Code de la santé publique réserverait la distribution des produits à base de CBD aux bureaux de tabac ou à des établissements agréés par l’administration. Les critères de cet agrément restent flous. Cela signifierait l’exclusion des boutiques spécialisées, des marchés et des producteurs indépendants.

Pour les agriculteurs et commerçants, c’est une catastrophe annoncée. Arthur Gallien-Gy, producteur en Côte-d’Or, résume l’inquiétude : « Si c’est adopté, c’est fini, je change de métier. » Selon lui, seule une poignée d’exploitations survivraient à ces nouvelles règles. La plupart des acteurs de proximité, qui ont investi dans le chanvre pour se diversifier, risqueraient de disparaître.

Des conséquences économiques et sociales majeures

Le marché du CBD en France représente aujourd’hui près de 850 millions d’euros et 35 000 emplois. Plus de 2 000 boutiques spécialisées dynamisent les centres-villes et près d’un millier de producteurs font vivre les campagnes. Une taxe d’accise et une distribution réservée aux buralistes mettraient cet équilibre en péril.

Les consommateurs aussi seraient perdants. Acheter du CBD au bureau de tabac, sans conseil ni garantie de qualité, irait à l’encontre des efforts menés ces dernières années pour encadrer le marché et éduquer les usagers.

Une filière en résistance : la pétition de l’UPCBD

Face à cette menace, l’UPCBD a lancé une pétition nationale pour sauver la filière. L’organisation alerte sur les conséquences économiques et sociales d’une telle fiscalité : destruction massive d’emplois, fermeture de commerces, et retour du marché noir. Selon l’association, cette politique fiscale pénaliserait les consommateurs les plus fragiles et compromettrait les efforts de santé publique visant à réduire le tabagisme.

L’Union des Professionnels du CBD plaide pour un encadrement clair et équilibré, fondé sur la qualité, la traçabilité et la proximité, plutôt que sur une assimilation au tabac. Elle rappelle que de nombreux Français utilisent le CBD comme alternative au cannabis ou au tabac, et qu’en rendre l’accès plus difficile serait un non-sens sanitaire.

Jusqu’au 23 décembre 2025, date prévue du vote final, la filière reste mobilisée. Les syndicats, producteurs et commerçants multiplient les actions pour sensibiliser les élus et défendre une économie locale, durable et responsable. L’avenir du CBD français se joue une nouvelle fois entre les lignes d’un texte budgétaire.

Conclusion : une molécule reconnue et encadrée

Comprendre le statut légal du CBD, c’est comprendre comment une molécule naturelle a trouvé sa place dans la loi française. Le CBD bénéficie aujourd’hui d’un statut clair, soutenu par les experts de l’OMS et la justice française. Cette reconnaissance internationale confirme son potentiel et sa sécurité d’emploi. Le cannabidiol s’impose comme un produit du bien-être moderne, à la croisée de la science et de la nature.

Chez Hemp Selection, nous défendons une information claire et transparente. Comprendre la légalité du CBD, c’est aussi comprendre pourquoi sa consommation responsable contribue à normaliser une molécule prometteuse, bénéfique et sûre.

FAQ sur le statut légal du CBD

Le CBD est-il légal en France en 2025 ?


Oui. Le statut légal du CBD est clair : il est autorisé en France dès lors que le taux de THC contenu dans le produit reste inférieur à 0,3 %. Ce seuil concerne toutes les formes de CBD : huiles, fleurs, résines, e-liquides ou cosmétiques. Les produits respectant cette limite peuvent être vendus et consommés librement.

Pourquoi parle-t-on encore d’incertitude autour du CBD ?


Parce que le cadre juridique évolue sans cesse. Après plusieurs années de décisions contradictoires, la loi française s’est alignée sur les recommandations de l’OMS et de la Cour de justice de l’Union européenne. Mais de nouvelles mesures fiscales, comme celles prévues dans le projet de loi de finances 2026, inquiètent la filière.

Peut-on conduire après avoir consommé du CBD ?


La prudence est de mise. Le CBD en lui-même n’est pas un stupéfiant, mais certains produits peuvent contenir des traces de THC détectables lors d’un contrôle salivaire à court terme. Pour éviter tout risque, attendez quelques heures avant de prendre le volant après avoir consommé du CBD.

Le CBD est-il une drogue ?


Non, absolument pas. Le cannabidiol (CBD) ne provoque ni dépendance ni effet psychotrope. L’OMS a confirmé en 2018 que le CBD était « bien toléré et sans danger ». C’est une substance naturelle issue du chanvre, utilisée pour le bien-être et la détente, sans aucun lien avec la consommation de cannabis récréatif.

Où acheter du CBD légalement en France ?


Les consommateurs peuvent acheter des produits au CBD dans les boutiques spécialisées, sur les sites en ligne français déclarés ou dans certains bureaux de tabac. Chez Hemp Selection, tous les produits respectent la réglementation européenne et contiennent moins de 0,3 % de THC.

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Ne tuez pas la vape !

vape un produit efficace

La vape, un produit efficace qu’on veut faire taire

La vape, un produit efficace pour arrêter de fumer, se retrouve aujourd’hui attaquée de toutes parts. En France, le projet de loi de finances 2026 prévoit de taxer les e-liquides comme s’il s’agissait de produits du tabac. Une absurdité. Une injustice. Et surtout, un recul majeur de santé publique.

En trois jours, plus de 100 000 citoyens ont signé une pétition historique : Ne tuez pas la vape ! Jamais la communauté des vapoteurs, des professionnels et des médecins n’avait été aussi unie. Car cette fois, c’est tout un outil de liberté qu’on cherche à abattre : la seule alternative crédible au tabac pour des millions de fumeurs français.

Dix ans de progrès menacés par une décision aveugle

Depuis plus d’une décennie, la vape sauve des vies. Deux millions de Français déclarent avoir arrêté de fumer grâce à elle. Ce succès n’a rien d’un hasard. Il repose sur une vérité simple : la vape reproduit la gestuelle, apporte la nicotine sans combustion, et réduit de plus de 95 % l’exposition aux substances toxiques contenues dans la fumée du tabac.

Mais voilà qu’aujourd’hui, les pouvoirs publics décident de la traiter comme un produit du tabac. Ce choix, dicté par une logique fiscale, efface d’un trait des années de travail, d’espoirs et de résultats concrets. Derrière la taxe, il y a un message : « La vape, c’est pareil que fumer ». C’est faux, et dangereux.

Le cri d’alarme du Pr Dautzenberg : ” Arrêtez de faire des bêtises !

Parmi les voix qui s’élèvent, celle du professeur Bertrand Dautzenberg résonne comme un rappel à la raison. Pneumologue, tabacologue, figure historique de la lutte contre le tabac, il a consacré cinquante ans de sa vie à sauver des fumeurs. Dans les colonnes du Journal International de Médecine, il appelle solennellement à ne pas confondre vape et tabac : « Arrêtez de faire des bêtises en attaquant la vape, un produit efficace pour accompagner la fin du tabac ! ».

Il rappelle que la vape est aujourd’hui le moyen le plus utilisé et le plus efficace pour arrêter de fumer. Les études Cochrane, références mondiales en médecine fondée sur les preuves, montrent qu’elle est plus performante que les substituts nicotiniques classiques. La nicotine est la même, mais la méthode change tout : gestes, plaisir, satisfaction immédiate. Voilà pourquoi la vape marche là où les patchs échouent.

Un outil de santé publique, pas une porte d’entrée vers le tabac

Les opposants à la vape agitent depuis des années le spectre de ” la porte d’entrée vers le tabagisme ” . Mais les faits, eux, racontent une autre histoire. Depuis 2014, les chiffres de l’Observatoire français des drogues et tendances addictives (OFDT) et des études européennes montrent une chute spectaculaire du nombre de jeunes fumeurs. Cinq fois moins à 16 ans. Deux fois moins à 18 ans. Et une baisse continue chez les 18-30 ans.

Le professeur Dautzenberg le dit clairement : les études qui affirment le contraire sont biaisées, car elles confondent corrélation et causalité. La vérité, c’est que la vape concurrence le tabac. Elle détourne les jeunes de la cigarette, au lieu de les y conduire. C’est un concurrent direct du tabac fumé, pas son allié.

Quand taxer la vape revient à protéger le tabac

En taxant la vape comme le tabac, le gouvernement commet une erreur fatale. C’est un cadeau fait à l’industrie la plus meurtrière de l’histoire moderne. Comme le souligne le professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de Genève, « l’industrie du tabac ne doit pas être mécontente qu’on taxe enfin son principal concurrent ».

Le paradoxe est insupportable : d’un côté, on continue de vendre des cigarettes qui tuent 75 000 personnes par an ; de l’autre, on s’en prend à un outil qui en sauve. On prétend défendre la santé publique, mais on frappe ceux qui agissent pour elle. On parle de protéger la jeunesse, mais on favorise le maintien d’un produit mortel sur le marché.

Une filière indépendante en danger

La France compte 3 500 boutiques spécialisées, 3 000 emplois directs dans la vente en ligne, et près de 1 000 producteurs agricoles liés à la filière du chanvre et de la nicotine. Tous indépendants de l’industrie du tabac. Tous engagés depuis des années pour une vape responsable, encadrée, transparente.

L’article 23 du Projet de Loi de Finances menace d’effacer tout cela. Assimiler les boutiques à des bureaux de tabac c’est nier leur rôle éducatif et leur expertise. En interdisant la vente en ligne, il coupe l’accès à des milliers de consommateurs qui vivent loin des villes. En alourdissant les prix, il pousse les fumeurs à revenir vers la cigarette. Ce n’est pas seulement une erreur politique. C’est une faute morale.

La désinformation, un poison persistant

Depuis ses débuts, la vape subit la désinformation. On l’accuse de tout : d’attirer les jeunes, de détruire les poumons, de contenir des produits chimiques dangereux. On oublie simplement de dire que la cigarette traditionnelle, elle, contient plus de 7 000 composés toxiques dont 70 cancérigènes.

Le professeur Dautzenberg le répète : il faut éduquer, pas interdire. La vape n’est pas parfaite, mais son rapport bénéfice/risque reste largement favorable. Oui, il faut bannir les pratiques dangereuses, comme les ajouts d’additifs non conformes. Oui, il faut encadrer la publicité. Mais non, il ne faut pas casser ce qui fonctionne.

Pourquoi la vape est un produit efficace

La vape fonctionne parce qu’elle répond aux trois piliers de la dépendance tabagique : gestuelle, plaisir, et nicotine. Le fumeur ne cherche pas seulement de la nicotine, il cherche une expérience. Le vapoteur retrouve cette expérience, sans la combustion, sans le monoxyde de carbone, sans les goudrons. C’est une révolution comportementale.

Les arômes jouent ici un rôle essentiel. Ils aident à rompre avec le goût du tabac et facilitent la transition vers un sevrage complet. Les interdire reviendrait à saboter l’efficacité même du dispositif. C’est parce qu’elle est agréable que la vape marche. C’est parce qu’elle séduit que les fumeurs persistent à l’utiliser jusqu’à la réussite.

Les preuves sont là : la vape aide à arrêter de fumer

Les études Cochrane le confirment : les vapoteurs ont 50 à 70 % plus de chances d’arrêter de fumer que ceux qui utilisent des substituts. Les campagnes de santé publique au Royaume-Uni le répètent chaque année : la vape sauve des vies. Le Public Health England l’estime 95 % moins nocive que la cigarette. Ces données ne sont pas des opinions. Ce sont des faits scientifiques.

En France, des milliers de médecins, de tabacologues et de pharmaciens la recommandent déjà. Elle n’est pas un médicament, mais un outil d’émancipation. Elle redonne le contrôle à l’usager, sans stigmatisation ni contrainte. La vape transforme le fumeur en acteur de sa santé.

Une décision qui va à contre-courant du monde

Partout ailleurs, les gouvernements intègrent la vape dans leurs stratégies de réduction des risques. Le Royaume-Uni distribue des kits gratuits pour aider à arrêter de fumer. La Nouvelle-Zélande a intégré la vape dans son plan ” Smoke-Free 2025 “. Même au Canada, les politiques publiques reconnaissent son utilité.

La France, elle, semble s’obstiner à ignorer la science. Elle taxe, elle restreint, elle diabolise. Et ce faisant, elle fragilise la seule alternative qui marche vraiment. Au lieu d’encourager la transition, elle décourage les fumeurs. Au lieu de protéger, elle punit.

Une bataille de santé publique et de liberté

” Ne pas tuer la vape “, c’est défendre le droit de choisir une vie sans tabac. C’est soutenir les professionnels qui, chaque jour, accompagnent les fumeurs vers la réussite. C’est refuser la confusion entretenue par les géants du tabac, qui veulent assimiler la vape à leurs produits chauffés.

Cette bataille dépasse les intérêts économiques. Elle touche à la liberté, à la santé, à la vérité scientifique. Elle concerne chaque citoyen, chaque famille, chaque élu. Les 75 000 morts du tabac chaque année méritent mieux qu’un débat faussé par la peur et la fiscalité.

Appel à la mobilisation : défendons la vape, défendons la vie

Aujourd’hui, les vapoteurs, les professionnels et les médecins parlent d’une seule voix. Leur message est simple : ne tuez pas la vape. Retirez l’article 23. Écoutez la science. Soutenez ceux qui agissent pour la fin du tabac.

La vape n’est pas une menace. C’est une solution. C’est un outil de liberté, d’espoir et de santé publique. La taxer, c’est condamner des milliers de fumeurs à ne jamais s’en sortir.

Fumeurs, ex-fumeurs, citoyens responsables : le moment est venu de se faire entendre. Signez, partagez, agissez. Parce que la vape, un produit efficace pour sortir du tabac, mérite d’être défendue.

👉 Signez la pétition sur Change.org : Vaper n’est pas fumer. Lettre à nos élus.

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Cigarette électronique : deux visions de la santé publique

cigarette électronique et santé

La cigarette électronique au cœur des politiques de santé

Le vapotage occupe une place de plus en plus centrale dans le débat sur la santé publique. Depuis plus d’une décennie, la cigarette électronique s’impose comme une alternative crédible à la combustion de tabac. 

Pourtant, les politiques menées à travers le monde divergent profondément. En octobre 2025, deux actualités majeures illustrent cette fracture. D’un côté, la Nouvelle-Zélande intègre officiellement le vapotage dans sa stratégie de sevrage tabagique. De l’autre, la France prépare une fiscalisation et une restriction sans précédent de la cigarette électronique. 

Ces choix opposés révèlent deux philosophies distinctes : la réduction des risques contre la dissuasion par la contrainte.

Nouvelle-Zélande : la vape intégrée à la santé publique

Quelques mois après un premier projet pilote concluant, Health New Zealand – Te Whatu Ora franchit une nouvelle étape. L’agence publique a lancé un appel d’offres national pour fournir des dispositifs de vapotage aux 29 services d’aide à l’arrêt du tabac du pays. 

L’objectif est clair : étendre ce dispositif à l’ensemble du territoire dès janvier 2026, dans le cadre de la stratégie Smokefree 2025

Les produits recherchés sont des pods avec cartouches préremplies, contenant de 0 à 28,5 mg/ml de nicotine,  un taux comparable à celui des sels de nicotine. (Lire notre article : Les sels de nicotine : qu’est-ce que c’est ?)

Cette initiative marque une reconnaissance institutionnelle du vapotage comme outil de sevrage encadré.

« Cet appel d’offres représente une opportunité de contribuer à l’objectif Smokefree 2025, en garantissant aux fumeurs un accès équitable à des alternatives moins nocives et réglementées. » Health New Zealand

Un projet pilote encourageant

Le programme s’appuie sur un projet pilote lancé en janvier 2025, déployé dans 24 centres d’aide au sevrage. Les résultats sont jugés très positifs : 4 326 participants entre janvier et juillet 2025, dont 1 400 sevrages validés par test au monoxyde de carbone à quatre semaines. 

Ces chiffres démontrent une efficacité tangible du vapotage dans la démarche d’arrêt du tabac. Le gouvernement souhaite donc pérenniser et généraliser cette approche dès 2026.

Des conditions éthiques strictes

Health New Zealand impose des critères précis aux futurs fournisseurs : indépendance totale de l’industrie du tabac, traçabilité et conformité réglementaire, garantie d’un approvisionnement suffisant pour trois mois de sevrage. Cette exigence éthique renforce la légitimité du programme en évitant toute collusion avec les fabricants de cigarettes traditionnelles.

Des critiques malgré les résultats

L’initiative ne fait pourtant pas l’unanimité. Certains professionnels de santé jugent cette approche paradoxale. 

Le docteur Buzz Burrell, président des médecins généralistes indépendants, ironise : « Oh mon Dieu, vous êtes accro à la nicotine. Laissez-moi vous aider à inhaler de la nicotine. » Il estime que d’autres méthodes d’arrêt, sans nicotine, seraient plus appropriées. 

Du côté associatif, la Fondation pour l’asthme et les voies respiratoires regrette le manque de recul scientifique. Sa présidente juge « étrange que cela soit autant poussé avec si peu de preuves ». 

Malgré ces critiques, les chiffres du programme pilote et le soutien du gouvernement confirment une orientation claire vers la réduction des risques.

Une approche pragmatique et cohérente

La Nouvelle-Zélande adopte une logique de pragmatisme sanitaire : reconnaître la dépendance à la nicotine, proposer une alternative moins nocive, accompagner les fumeurs plutôt que les punir. Ce modèle, fondé sur l’efficacité mesurable, fait de la vape un outil de santé publique à part entière.

France : vers une répression administrative du vapotage

À la même période, la France emprunte une voie radicalement opposée. L’article 23 du projet de loi de finances 2026, présenté en octobre 2025, introduit plusieurs mesures jugées catastrophiques pour le secteur de la vape.

Sous couvert de simplification fiscale, le gouvernement propose : une taxe sur les e-liquides (0,03 €/ml jusqu’à 15 mg/ml, 0,05 €/ml au-delà), l’interdiction totale de la vente en ligne de produits du vapotage et un agrément obligatoire pour les boutiques physiques, alignant leur statut sur celui des buralistes. Ces mesures s’inscrivent dans le plan national antitabac 2023–2027, mais leur logique est vivement critiquée.

La vape assimilée au tabac

Le cœur du problème réside dans l’article L.314-4 du projet, qui assimile désormais les produits du vapotage aux produits à fumer. Cette assimilation juridique ouvre la voie à une fiscalité identique à celle du tabac et à un contrôle administratif renforcé.

En d’autres termes, la vape devient un produit du tabac sans en contenir. Cette mesure contredit frontalement le principe de réduction des risques reconnu par plusieurs études, dont celles de Cochrane ou de Santé Publique Angleterre, qui estiment la vape au moins 95 % moins nocive que le tabac fumé.

Une interdiction totale de la vente en ligne

L’article L.3513-18-4 prévoit l’interdiction complète de la vente à distance aux particuliers. Cette mesure met en péril environ un tiers du marché français, soit plusieurs centaines d’emplois. Les consommateurs, notamment en zones rurales, verront leurs options d’achat fortement limitées, tandis que les boutiques physiques devront obtenir un agrément administratif complexe et coûteux.

Une attaque frontale contre le commerce indépendant

L’article L.3513-18-2 précise que la vente de produits du vapotage ne sera autorisée que dans un débit de tabac agréé ou dans un établissement validé par l’administration après examen de l’honorabilité et des moyens techniques du gérant. 

La FIVAPE, fédération interprofessionnelle de la vape, dénonce un texte qui « vise à exterminer la filière indépendante ». Selon elle, ce projet place la France à contre-courant de la santé publique et favorise les buralistes au détriment des acteurs spécialisés.

Un coup d’arrêt pour la réduction des risques

Cette politique aura plusieurs conséquences. Elle provoquera une hausse mécanique du prix des e-liquides et un possible retour vers le tabac fumé. De nombreux vape shops indépendants risquent de fermer. L’innovation française dans le domaine de la vape pourrait aussi disparaître progressivement.

L’entrée en vigueur est prévue pour le second semestre 2026, mais les acteurs du secteur se mobilisent déjà pour tenter d’obtenir le retrait de l’article 23 du projet de loi.

Face à ces mesures, la mobilisation s’étend également à la communauté des vapoteurs. Une pétition nationale, intitulée « Vaper n’est pas fumer : lettre à nos élus », a été lancée sur la plateforme Change.org.

Les signataires y affirment :

« Nous demandons le retrait des produits du vapotage du champ de l’article 23 du projet de loi de finances 2026. »

👉 Signer la pétition ” Vaper n’est pas fumer ” sur Change.org

Deux visions opposées de la santé publique

En Nouvelle-Zélande, l’État associe le vapotage à la santé publique. Il reconnaît que la dépendance à la nicotine ne se résout pas par l’interdiction, mais par l’encadrement et la substitution progressive

Le programme national vise à réduire les inégalités d’accès aux solutions de sevrage. Le message adressé aux fumeurs est positif : « Nous vous aidons à trouver une alternative moins nocive. » 

En France, la logique est inverse. Le gouvernement assimile le vapotage au tabac et le traite comme un produit fiscalement rentable. La politique ne distingue plus la combustion, principale cause de mortalité, de la vape, outil de réduction des risques. 

Le message adressé aux fumeurs devient flou : « Vapoter ou fumer, c’est pareil. »

Ces deux approches traduisent un écart idéologique profond :

  • La Nouvelle-Zélande fonde sa politique sur la science comportementale et la réduction des risques, en s’appuyant sur les résultats concrets du terrain. 
  • La France, elle, reste fidèle à une approche paternaliste et punitive, où la santé publique s’aligne sur la fiscalité.

Quelles conséquences pour les fumeurs et la santé publique ?

Les données disponibles suggèrent que le vapotage encadré augmente significativement les chances d’arrêt du tabac. En restreignant son accès, la France risque d’affaiblir ses propres politiques antitabac

À l’inverse, la Nouvelle-Zélande pourrait devenir un modèle de réussite dans la transition post-tabac, en atteignant son objectif « Smokefree 2025 ». 

Le secteur français de la vape emploie plus de 20 000 personnes. Sa mise sous tutelle administrative entraînerait une concentration du marché entre les mains de grands groupes et des buralistes. 

La Nouvelle-Zélande, de son côté, ouvre la voie à une collaboration vertueuse entre l’État et les fabricants indépendants. En Nouvelle-Zélande, la communication publique valorise la vape comme un outil de santé et de confiance

En France, elle risque d’être perçue comme une menace ou une dépendance équivalente. Cette différence d’image influence directement les comportements des fumeurs et la réussite des politiques de sevrage.

Quelle voie pour l’avenir ?

La comparaison entre la France et la Nouvelle-Zélande montre que la lutte contre le tabagisme peut suivre deux chemins opposés : réduire le risque en accompagnant les fumeurs vers des solutions alternatives, ou restreindre l’accès à ces solutions au nom d’une politique de précaution. 

La première voie sauve des vies, la seconde retarde la transition hors tabac. Pourtant, la science est claire : la combustion tue, pas la nicotine en elle-même

Pour comprendre le rôle réel de cette molécule, découvrez notre article dédié : « La nicotine : qu’est-ce que c’est ? » 

Le choix d’intégrer ou d’exclure la cigarette électronique du champ de la santé publique déterminera l’avenir de millions de fumeurs. 

Chez Hemp Selection, nous défendons une vape responsable, indépendante et transparente. Informer, conseiller et accompagner les fumeurs vers des alternatives sûres reste au cœur de notre mission.

Pourquoi la Nouvelle-Zélande intègre-t-elle la cigarette électronique dans sa politique de santé ?

Parce qu’elle considère le vapotage comme un outil efficace de réduction des risques et un moyen concret d’atteindre son objectif « Smokefree 2025 ».

Pourquoi la France veut-elle taxer et restreindre la vente de produits du vapotage ?

Le gouvernement invoque la cohérence fiscale avec les produits à fumer, mais cette approche est jugée contraire à la réduction des risques.

Le vapotage est-il réellement efficace pour arrêter de fumer ?

Oui. Plusieurs méta-analyses, dont celles de Cochrane, confirment que les vapoteurs ont deux fois plus de chances de réussir leur sevrage que ceux utilisant des substituts classiques.

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Comment arrêter la cigarette électronique ?

arrêter la cigarette électronique

Arrêter la cigarette électronique, c’est possible

Arrêter la cigarette électronique est une étape logique pour de nombreux vapoteurs. Après avoir quitté le tabac grâce à la vape, il devient naturel de vouloir aller plus loin et se libérer totalement de toute dépendance.

La cigarette électronique a révolutionné l’arrêt du tabac. Elle a permis à des millions de fumeurs de tourner la page de la combustion et de réduire considérablement les risques pour leur santé. 

Mais elle reste un outil de substitution, qui entretient une habitude et une dépendance à la nicotine.

En 2022, le Baromètre de Santé publique France a estimé que 7,3 % des adultes en France, soit environ 3,5 millions de personnes, utilisaient la cigarette électronique. 

Parmi ces vapoteurs, 43 % avaient totalement arrêté de fumer, ce qui correspond à 1,5 million de personnes. En revanche, 14 % continuaient à fumer de temps en temps et 41 % associaient vapotage et tabac au quotidien. 

À ces utilisateurs s’ajoutent 2,1 % de la population adulte, soit plus d’un million de personnes, qui avaient non seulement cessé le tabac mais aussi abandonné la vape. 

Au total, ce sont donc plus de 2,5 millions de Français qui ont arrêté de fumer grâce à la cigarette électronique ou après en avoir fait usage (données Santé publique France, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 31 mai 2023).

Chez Hemp Selection, nous accompagnons quotidiennement des fumeurs et des vapoteurs dans leur parcours de sevrage. Nous savons qu’arrêter la cigarette électronique est un projet exigeant, mais réaliste si l’on adopte une méthode progressive et adaptée. 

Cet article vous explique en détail les stratégies efficaces, tout en partageant notre vision sur le rôle de la vape et des substituts nicotiniques.

Pourquoi vouloir arrêter la cigarette électronique ?

La cigarette électronique est d’abord un outil de réduction des risques. Contrairement au tabac fumé, elle ne contient pas de goudrons, ne produit pas de monoxyde de carbone et ne repose pas sur la combustion. 

Cela représente une différence majeure, puisque ce sont ces éléments qui provoquent les maladies cardiovasculaires et les cancers liés au tabagisme.

Cependant, vapoter n’est pas un acte neutre. L’inhalation régulière de propylène glycol, de glycérine végétale, d’arômes et parfois de nicotine n’est pas dénuée de conséquences. 

Les recherches montrent que la vape reste infiniment moins dangereuse que le tabac, mais pas totalement inoffensive. ( Voir notre article Vape ou tabac : quel est le plus dangereux ? pour en savoir plus. )

Une enquête de Santé publique France de 2023 indique aussi qu’environ 30 % des anciens fumeurs devenus vapoteurs souhaitent à terme arrêter complètement la cigarette électronique.

Beaucoup de vapoteurs constatent également qu’ils restent dépendants :

  • dépendance chimique à la nicotine, qui agit sur le cerveau ;
  • dépendance comportementale au geste, au rituel et aux habitudes ;
  • dépendance sensorielle aux saveurs et à la vapeur visible.

Dans une logique de santé globale, arrêter la cigarette électronique représente donc la dernière marche vers une liberté totale. 

Le chemin type est souvent le même : tabac > vape > baisse progressive de la nicotine > arrêt complet de la cigarette électronique.

Changer ses habitudes : la première étape

La cigarette électronique s’intègre très vite dans la vie quotidienne. Comme le tabac autrefois, elle se rattache à des moments précis : le café du matin, la pause au travail, la détente du soir, les trajets en voiture ou encore les sorties entre amis. 

Ces routines rendent l’arrêt difficile, car elles associent la vape à des instants agréables ou apaisants.

Pour progresser, il faut casser ce lien comportemental. Voici quelques stratégies concrètes :

  • Décalez la première bouffée de la journée de 10 à 15 minutes, puis de plus en plus.
  • Supprimez le vapotage en voiture et remplacez-le par de la musique ou un podcast.
  • Occupez vos mains avec un objet (bouteille d’eau, bille anti-stress) lors des pauses.
  • Évitez les déclencheurs : si vous associez le vapotage au café, essayez le thé ou l’eau citronnée le matin.

Ces petits changements, répétés chaque jour, réduisent progressivement la force de l’habitude. L’objectif est clair : ne plus associer systématiquement le plaisir d’un moment à la bouffée de cigarette électronique.

Réduire progressivement la nicotine des e-liquides

La nicotine est au cœur de la dépendance. Cet alcaloïde stimule les récepteurs nicotiniques du cerveau et libère de la dopamine, créant un effet de récompense immédiat. C’est cette action chimique qui entretient le besoin de vapoter.

Avec la cigarette traditionnelle, la nicotine est absorbée très rapidement, créant un « shoot » intense. Avec la vape, l’absorption est plus lente, mais régulière. Résultat : on vapote plus souvent pour maintenir un niveau constant de satisfaction.

La stratégie la plus répandue pour arrêter consiste à réduire progressivement le taux de nicotine :

  • Commencer avec un dosage adapté à son profil de fumeur (ex. : 12 ou 20 mg/ml).
  • Passer ensuite à 6 mg/ml, puis à 3 mg/ml.
  • Terminer par des e-liquides en 0 mg/ml.

Chaque palier doit durer plusieurs mois, parfois plusieurs années. L’erreur fréquente est de descendre trop vite, ce qui pousse à compenser en augmentant la fréquence des bouffées. Pour éviter ce piège, il est essentiel de garder une vape mesurée et de rester attentif à ses sensations.

Une fois arrivé au 0mg, le vapoteur est libéré de la dépendance chimique. Il reste cependant la dépendance comportementale et sensorielle, qu’il faudra travailler séparément. Si le passage au 0mg  reste difficile, les substituts nicotinique rentrent en jeux, on y reviendra plus tard.

Limiter le plaisir sensoriel pour arrêter la cigarette électronique

Arrêter la cigarette électronique ne signifie pas seulement dire adieu à la nicotine. Cela implique aussi de réduire le plaisir lié aux arômes, à la vapeur et à la gestuelle. 

Les sens jouent un rôle central dans l’addiction : la vue, l’odorat et le goût stimulent des zones du cerveau associées au plaisir et renforcent la dépendance. Comprendre ce mécanisme permet d’agir plus efficacement sur ces stimuli.

Réduire la vapeur

Le volume de vapeur est une source de satisfaction visuelle. Voir un nuage dense à l’expiration stimule le cerveau et renforce l’attachement au geste. Pour limiter cet effet, il est conseillé de choisir un matériel moins puissant, avec une faible production de vapeur. Les pods discrets ou les résistances en inhalation indirecte sont parfaits pour cette étape.

Réduire les arômes

Les arômes apportent une dimension gustative forte, qui remplace le plaisir du tabac. Les saveurs sucrées et fruitées sont particulièrement addictives. Pour réduire cette dépendance sensorielle, deux solutions existent :

  • choisir des e-liquides neutres, peu aromatisés ;
  • Diluer son e-liquide avec de la base neutre pour en diminuer le goût.

Avec le temps, le vapotage devient fade et perd son attrait, ce qui facilite l’arrêt.

Les substituts nicotiniques : quelle place pour arrêter la cigarette électronique ?

Patchs, gommes, pastilles, inhalateurs, sachets… Les substituts nicotiniques existent depuis des décennies et sont remboursés par la Sécurité sociale en France. Leur objectif est de délivrer de la nicotine sans avoir recours à la combustion ni au vapotage.

  • Les patchs : collés sur la peau, ils diffusent une dose stable tout au long de la journée. Ils conviennent à ceux qui veulent éviter le geste.
  • Les gommes : elles apportent une dose ponctuelle, mais limitée. Leur usage répété peut provoquer irritations buccales.
  • Les inhalateurs : ils imitent la gestuelle, mais l’absence de vapeur rend l’expérience peu satisfaisante.
  • Les sachets de nicotine : discrets, placés sous la lèvre, ils rappellent le snus scandinave mais sans tabac. ( Interdiction en France premier semestre 2026 )

Ces outils peuvent être efficaces, mais leur succès dépend du contexte dans lequel ils sont utilisés.

L’avis de Hemp Selection sur les substituts nicotiniques

Chez Hemp Selection, nous pensons que les substituts nicotiniques sont utiles, mais pas en première intention. Aujourd’hui, le corps médical les prescrit comme seule méthode de sevrage. 

La cigarette électronique n’est pas reconnue officiellement, alors qu’elle reste le moyen le plus efficace pour les gros fumeurs.

Notre vision est différente et repose sur une stratégie en plusieurs étapes :

  1. Utiliser la cigarette électronique pour arrêter le tabac. Elle garde le geste, le hit en gorge et le rituel. C’est une transition réaliste et efficace.
  2. Réduire la nicotine via la vape. Descendre progressivement les dosages permet d’éviter la frustration. Notamment à l’aide de la nicotine hybride, on conserve le «  hit » tout en baissant le taux de nicotine.
  3. Introduire les substituts nicotiniques pour finir le travail. Une fois le tabac et la vape mis de côté, patchs et gommes deviennent des alliés pour se libérer totalement de l’action de fumer ou vapoter.

Cette approche combine le meilleur des deux mondes : la vape comme outil de sortie du tabac, et les substituts comme soutien final vers une vie sans dépendance.

Attention au risque de rechute

Arrêter la cigarette électronique ne doit pas mener à un retour au tabac. C’est le principal danger d’un sevrage mal conduit. Un arrêt trop brutal peut provoquer un manque intense, entraînant une rechute vers la cigarette traditionnelle.

Il faut rappeler un point crucial : la nicotine n’est pas cancérigène. Elle crée la dépendance, mais ce sont les goudrons et le monoxyde de carbone de la combustion qui provoquent cancers et maladies cardiovasculaires. ( Voir notre article Les effets de la cigarette électronique sur les poumons pour en savoir plus )

Ainsi, vapoter reste 95% moins nocif que fumer. L’objectif est donc de progresser étape par étape, sans retour en arrière, en consolidant chaque victoire.

S’entourer et se faire accompagner pour arrêter la cigarette électronique

Le sevrage est plus efficace avec un accompagnement. Plusieurs solutions existent :

  • Tabac Info Service (39 89) : une ligne gratuite avec des tabacologues disponibles.
  • Groupes d’entraide en ligne comme Je ne fume plus sur Facebook : partager ses difficultés et ses réussites motive énormément.
  • Consultation médicale : un médecin ou un tabacologue peut proposer un suivi personnalisé.

Chez Hemp Selection, nous proposons aussi un accompagnement unique. Un rendez-vous personnalisé d’une heure permet d’analyser votre profil, vos habitudes et vos objectifs. Nous construisons ensuite un plan d’arrêt adapté, que ce soit pour le tabac, la nicotine ou la cigarette électronique.

Conclusion

Arrêter la cigarette électronique est un défi exigeant, mais accessible avec méthode. Le parcours le plus efficace repose sur trois axes :

  1. Modifier ses habitudes pour réduire la dépendance comportementale.
  2. Diminuer progressivement la nicotine pour se libérer de la dépendance chimique.
  3. Limiter le plaisir sensoriel et, si besoin, utiliser les substituts comme soutien final.

Nous sommes convaincus que la cigarette électronique doit être vue comme une étape indispensable pour les gros fumeurs. Elle permet de quitter le tabac sans douleur. 

Mais elle ne doit pas être l’ultime destination : avec l’aide des substituts nicotiniques et un accompagnement adapté, il devient possible d’arrêter complètement la cigarette électronique et de retrouver une liberté totale.

Chaque étape franchie est une victoire. Arrêter de fumer, puis arrêter de vapoter, c’est se rapprocher jour après jour d’une vie sans dépendance et en meilleure santé.

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Quels effets de la vape sur les dents ?

effets de la vape

Les effets de la vape sur la bouche

Les effets de la vape suscitent de nombreuses questions, surtout sur la santé bucco-dentaire. Le tabac abîme gravement la bouche : dents jaunes, gencives fragilisées, mauvaise haleine et risque accru de perte dentaire.

La cigarette électronique, elle, fonctionne sans combustion et ne contient pas de goudrons. Beaucoup de fumeurs en transition y voient donc une alternative moins nocive. Mais quels sont réellement les effets de la vape sur la bouche ?

Cet article analyse en détail l’impact du vapotage sur les dents, les gencives et le goût, à partir des données scientifiques récentes. Objectif : comprendre les différences avec le tabac et identifier les précautions pour protéger son sourire.

Tabac et bouche : des effets dévastateurs

Composition et fragilité des dents

Les dents se composent de trois couches principales. L’émail, couche externe minéralisée, protège contre les agressions mécaniques. La dentine, plus tendre, détermine la couleur et la transparence. Enfin, la pulpe, au centre, contient nerfs et vaisseaux sanguins. Toute agression répétée fragilise cet équilibre.

Les principaux dégâts du tabac

Fumer attaque chaque couche dentaire et les tissus buccaux :

  • Jaunissement et taches causés par les goudrons.
  • Mauvaise haleine chronique.
  • Déchaussement des dents lié aux maladies parodontales.
  • Carie et tartre favorisés par une salive appauvrie en oxygène.
  • Perte de dents : une étude allemande de 2015 a montré un risque multiplié par trois.

Ces effets dépassent les dents. Les gencives et muqueuses subissent elles aussi les attaques du tabac, augmentant les infections et les risques de cancers.

Monoxyde de carbone et nicotine : un duo destructeur

Le monoxyde de carbone remplace une partie de l’oxygène dans le sang. Résultat : une circulation réduite dans les gencives, donc moins de défenses immunitaires.

La nicotine accentue ces dommages. Elle provoque une vasoconstriction, resserrant les vaisseaux sanguins et limitant l’oxygénation. Ce mécanisme fragilise la bouche et accélère la dégradation bucco-dentaire.

Vape et dents : quelles différences avec le tabac ?

Moins de jaunissement grâce à l’absence de goudrons

Le tabac jaunit les dents car il libère des goudrons lors de la combustion. Ces pigments s’incrustent dans l’émail et ternissent la dentine. Avec la cigarette électronique, il n’y a ni combustion ni goudrons. Les effets de la vape sur la couleur des dents sont donc bien moindres.

Passer exclusivement au vapotage peut même améliorer l’aspect du sourire. Mais cette amélioration n’est visible qu’à condition d’arrêter totalement le tabac.

Études récentes sur la blancheur dentaire

Une étude italienne de 2024 a comparé cinq groupes : fumeurs, anciens fumeurs, vapoteurs, utilisateurs de tabac chauffé et non-fumeurs. Résultat :

  • Les fumeurs affichaient l’indice de blancheur le plus bas (13,38 WID).
  • Les vapoteurs exclusifs avaient un indice de 16,72, proche de celui des anciens fumeurs (16,79).
  • Les non-fumeurs obtenaient les meilleurs scores (19,96).

L’indice WID (Whiteness Index for Dentistry) est une mesure normalisée de la blancheur perçue d’une dent. Plus le score est élevé, plus la dent paraît claire et lumineuse.

Ces données confirment que les effets de la vape sont nettement moins marqués que ceux du tabac sur la couleur des dents. En 2024, une autre recherche a également conclu que les vapoteurs avaient des dents plus blanches que les fumeurs.

ProfilIndice WID moyenJaunissementHaleineSanté des gencives
Fumeurs13,38Très marqué (goudrons)Mauvaise haleine fréquenteRisques élevés de parodontite
Vapoteurs16,72Faible, pas de goudronsLégère sécheresse possibleRisque réduit mais vasoconstriction due à la nicotine
Non-fumeurs19,96AucunHaleine neutreGencives saines

Retrouver des dents plus blanches après l’arrêt du tabac

Lorsque le fumeur abandonne totalement la cigarette, la blancheur dentaire s’améliore progressivement. Cependant, ce processus peut prendre du temps. Les témoignages indiquent qu’il faut parfois jusqu’à un an pour retrouver une teinte normale.

Un nettoyage professionnel chez le dentiste (détartrage, polissage ou sablage au bicarbonate) accélère ce retour. En revanche, une reprise du tabac entraîne presque immédiatement le retour des taches jaunes.

Les effets secondaires possibles du vapotage sur la bouche

Sécheresse buccale et irritation locale

Parmi les effets de la vape les plus souvent signalés figurent la sécheresse buccale et une légère irritation. La vapeur, composée principalement de propylène glycol et de glycérine végétale, peut réduire l’humidité des muqueuses. Résultat : une bouche plus sèche, parfois accompagnée d’une gêne locale.

Une étude publiée en 2015 a confirmé que l’un des seuls effets avérés du vapotage sur la bouche était cette irritation. Même si elle reste bénigne, elle peut favoriser une haleine désagréable si l’hygiène n’est pas adaptée.

Impact de la nicotine sur les gencives

La nicotine inhalée lors du vapotage provoque, comme avec le tabac, une vasoconstriction des vaisseaux sanguins des gencives. Ce phénomène limite l’apport en oxygène et ralentit la cicatrisation.

Toutefois, les effets de la vape restent moins sévères car l’aérosol ( vapeur ) ne contient pas de monoxyde de carbone, autre facteur majeur d’appauvrissement sanguin chez les fumeurs.

Comparaison globale entre tabac et vape

En résumé, les effets de la vape sur la bouche sont bien moindres que ceux du tabac. La cigarette électronique ne provoque pas de jaunissement lié aux goudrons, réduit les risques de maladies parodontales et limite la formation de tartre.

Cependant, elle n’est pas totalement neutre : sécheresse, irritation et vasoconstriction peuvent apparaître, surtout avec une utilisation intensive.

Les troubles du goût liés à la vape

Comprendre les différents troubles

Certains vapoteurs évoquent une perte ou une modification du goût. Ces phénomènes, regroupés sous le terme de troubles du goût, font partie des effets de la vape les plus fréquemment rapportés.

  • Agueusie : perte totale du goût.
  • Hypogueusie : diminution de la perception gustative.
  • Dysgueusie : altération du goût, par exemple percevoir un arôme différent de celui attendu.

Ces troubles restent le plus souvent bénins et temporaires.

Causes fréquentes

Les causes varient selon le profil du vapoteur :

  • Chez les nouveaux vapoteurs : il s’agit souvent d’un phénomène de ” reboot ” du système papillaire. Après l’arrêt du tabac, les papilles, longtemps agressées, retrouvent leur sensibilité. Cette réadaptation peut créer une impression de perte de goût. Elle dure généralement deux à trois semaines.
  • Chez les vapoteurs expérimentés : la cause principale est la saturation des papilles gustatives. Vapoter toute la journée expose les papilles à un flux constant d’arômes. Elles finissent par se fatiguer, entraînant une perte temporaire de sensibilité.
  • Matériel ou e-liquide : une résistance usée, un mauvais réglage de puissance ou un liquide trop concentré en arômes peuvent accentuer ces troubles.

Solutions possibles

La bonne nouvelle est que ces effets de la vape disparaissent généralement rapidement. Pour les limiter :

En cas de persistance au-delà de trois semaines, il est conseillé de consulter un médecin ou un ORL afin d’écarter une autre cause.

TroubleDescriptionCauses possiblesSolutions
AgueusiePerte totale du goûtSaturation des papilles, problème bucco-dentaire ou matérielRepos gustatif, vérification du matériel, consultation médicale si persistant
HypogueusieDiminution de la perception gustativeTransition tabac → vape, saturation des papillesPatience (2-3 semaines), liquides simples, hydratation
DysgueusieAltération du goût (goût différent)Saturation, e-liquides trop concentrés, matériel uséE-liquide neutre ou menthe douce, changement de résistance, repos gustatif

Santé bucco-dentaire : recommandations pratiques pour les vapoteurs

Renforcer l’hygiène quotidienne

Même si les effets de la vape sont moins nocifs que ceux du tabac, une bonne hygiène reste indispensable. Un brossage après chaque repas, l’usage du fil dentaire et de bains de bouche adaptés limitent les dépôts et la sécheresse buccale. Boire de l’eau régulièrement aide aussi à compenser l’assèchement lié à la vapeur.

Ne pas négliger le suivi professionnel

Les dentistes recommandent un détartrage annuel, voire semestriel pour les anciens gros fumeurs. Ces soins permettent d’éliminer le tartre et de surveiller l’état des gencives. Un polissage ou un éclaircissement peut également accélérer le retour d’un sourire plus blanc après l’arrêt du tabac.

Bien choisir son e-liquide et son matériel

Certains e-liquides contenant du sucralose ou fortement aromatisés favorisent la saturation des papilles et accentuent les troubles du goût. Pour limiter ces effets de la vape, mieux vaut privilégier des recettes équilibrées et variées.

Côté matériel, un clearomiseur bien entretenu et une résistance neuve garantissent une vapeur de qualité, sans arrière-goût désagréable. Enfin, éviter de vaper en excès réduit les risques de sécheresse buccale et de fatigue gustative.

Conclusion

Les effets de la vape sur la bouche sont très différents de ceux du tabac. Sans combustion ni goudrons, la cigarette électronique réduit fortement le jaunissement des dents et les risques de maladies parodontales. Les études récentes confirment que les vapoteurs exclusifs affichent une blancheur dentaire proche de celle des anciens fumeurs.

Cependant, la vape n’est pas totalement neutre. Sécheresse buccale, irritation et troubles temporaires du goût peuvent survenir, surtout en cas d’utilisation intensive. La nicotine, même sans monoxyde de carbone, continue d’exercer une vasoconstriction des gencives.

Avec une bonne hygiène dentaire, un suivi régulier chez le dentiste et une vape modérée, il est possible de limiter ces effets secondaires. Pour un sourire sain, l’arrêt complet du tabac reste la meilleure décision. Et pour ceux qui souhaitent franchir le pas, un accompagnement personnalisé au sevrage tabagique peut apporter un soutien précieux et augmenter les chances de réussite.


La cigarette électronique jaunit-elle les dents ?


Non. Contrairement au tabac, la vape ne contient pas de goudrons responsables des taches jaunes.


Peut-on retrouver des dents blanches après avoir arrêté de fumer ?


Oui. La blancheur revient progressivement, parfois après un an. Un détartrage ou un polissage accélère ce processus.


La vape abîme-t-elle les gencives ?


La nicotine peut provoquer une légère vasoconstriction, mais les effets sont bien moindres que ceux du tabac fumé.


Pourquoi je n’ai plus de goût quand je vapote ?


Il s’agit souvent d’une saturation des papilles ou d’un rééquilibrage après l’arrêt du tabac. Le phénomène disparaît en quelques semaines.


La cigarette électronique donne-t-elle mauvaise haleine ?


Moins que le tabac, mais une sécheresse buccale liée au vapotage peut parfois provoquer une haleine désagréable si l’hygiène est insuffisante.

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Les arômes : qu’est-ce que c’est ?

arômes dans les eliquides

Comprendre les arômes dans les eliquides

Les arômes dans les eliquides occupent une place centrale. Sans eux, la vape n’aurait pas de saveur. Pour un fumeur en transition, un arôme tabac réaliste peut rappeler la cigarette, tandis qu’un fruité vif apporte une rupture agréable. Ces contrastes illustrent l’importance du choix aromatique. 

Mais qu’entend-on exactement par arômes ? Sont-ils toujours sûrs à inhaler ? Quels critères définissent leur qualité ? Cet article explore leur rôle, leur origine et leur importance dans la réussite du sevrage tabagique.

Le rôle du système sensoriel

Les molécules volatiles atteignent l’épithélium olfactif, où les cils olfactifs baignent dans le mucus et « piègent » ces molécules, puis stimulent environ 400 récepteurs. Ces signaux remontent ensuite au système limbique, qui associe chaque arôme à une émotion ou un souvenir. 

Avant même l’identification d’une odeur, le cerveau réagit de façon hédonique : j’aime ou je n’aime pas. Notre mémoire olfactive se construit très tôt – dès avant la naissance – et s’enrichit chaque jour, ce qui explique les variations individuelles selon l’origine, la culture et le vécu. 

Un arôme est toujours un bouquet de molécules : par exemple, le café regroupe plus d’un millier de composés.

Le goût, lui, repose sur les bourgeons gustatifs (sucré, salé, acide, amer, umami). Les nerfs trijumeaux détectent aussi fraîcheur, pétillant ou piquant. 

À l’odorat, les molécules sont perçues par deux voies : orthonasale (par le nez = odeur) et rétro-nasale (par l’arrière de la bouche = arôme). 

Dans la vape, ces dimensions se complètent : un e-liquide tabac apporte une note sèche et familière, tandis qu’un mentholé déclenche une forte sensation de fraîcheur. C’est la combinaison goût + arôme qui crée la saveur.

La puissance du système olfactif

L’appareil olfactif humain est extrêmement performant. Il peut détecter des concentrations infinitésimales de l’ordre de 1 x 10⁻¹². 

Aucune machine, pas même la chromatographie ou les nez électroniques, ne peut totalement remplacer l’évaluation humaine. Ces outils servent au contrôle qualité, mais la création d’un arôme reste avant tout une affaire de sensibilité et d’expertise humaine.

Pourquoi les arômes dans les eliquides sont essentiels à la vape

Les arômes dans les eliquides conditionne tout : plaisir, fidélité à une saveur, et réussite du sevrage. Contrairement à un yaourt ou un gâteau, le vapoteur répète des bouffées toute la journée. L’arôme doit donc rester équilibré, précis et non écœurant pour devenir un « all-day ».

Arômes alimentaires et spécificités de la vape

Arômes de qualité alimentaire : mythe ou réalité ?

Parler d’« arômes de qualité alimentaire » est un pléonasme : un arôme est, par définition réglementaire, destiné à l’alimentation. À l’inverse, un parfum peut contenir des molécules non alimentaires.

Côté technique, les aromaticiens doivent donc concevoir des arômes qui supportent la chauffe et restent stables. Côté réglementaire, la norme AFNOR XP D90-300-2 interdit par exemple le diacétyle, autrefois utilisé dans les saveurs beurrées. Cette norme reste une garantie de sécurité pour les consommateurs. 👉 Lire notre article sur la norme AFNOR.

Les risques liés aux arômes mal choisis

Le principal risque provient de molécules instables ou mal dosées. Certains aldéhydes peuvent se former lors de la chauffe, mais c’est la concentration dans les émissions qui compte. 

Les fabricants sérieux testent leurs liquides sur robot à vapoter (type R-Vape9) et comparent les résultats aux valeurs guides de l’ANSES (France) et du SCOEL (Europe). 

Par exemple, la valeur guide française pour le formaldéhyde est de 50 µg/m³. À ce jour, les analyses montrent des niveaux très inférieurs à ces seuils pour le formaldéhyde, l’acétaldéhyde ou l’acroléine

L’acétaldéhyde peut apparaître en faible quantité mais reste sous surveillance pour éviter tout dépassement.

Certains composés aromatiques possèdent aussi des effets biologiques (bactéricide, antitumoral) montrés in vitro avec des molécules concentrées. Dans un e-liquide fortement dilué, ces effets n’ont pas lieu.

Comparativement, la fumée d’une cigarette classique contient plusieurs centaines de µg/m³ de formaldéhyde et d’acroléine, soit des niveaux bien supérieurs. Cela illustre l’écart de risque entre vape et tabac.

Arômes de synthèse et arômes naturels

Trois catégories de matières premières

On distingue trois familles principales :

  • Préparations aromatisantes : huiles essentielles, distillats, infusions.
  • Substances aromatisantes naturelles : molécules extraites et purifiées d’une matière première végétale.
  • Substances aromatisantes de synthèse : molécules recréées en laboratoire, identiques ou artificielles.

Exemple : le maltol naturel est identique au maltol de synthèse (nature-identique), alors que l’éthyl maltol est totalement artificiel. Le règlement CE 1334/2008 ne distingue pas « nature-identique » d’« artificiel », ce qui peut troubler le consommateur.

Tableau comparatif des types d’arômes

Type d’arômeExempleAvantagesInconvénients
Préparations aromatisantesHuiles essentielles, distillatsNaturelles, authenticitéStabilité variable, coût élevé
Substances aromatisantes naturellesMolécule extraite d’une planteGoût fidèle, sûreté réglementaireProcessus complexe, prix plus haut
Substances aromatisantes de synthèseMaltol, éthyl maltolStabilité, coût réduitPeut être artificiel, image négative

Coût et choix économique des fabricants

Un arôme naturel de vanille peut coûter 400 fois plus cher qu’un équivalent artificiel. Ce différentiel explique pourquoi de nombreux fabricants choisissent des molécules de synthèse. 

Pour le consommateur, le prix du e-liquide reflète souvent ce choix et influence la perception de qualité. En pratique, le seul moyen de garantir un liquide sans molécules artificielles reste d’opter pour des gammes 100 % naturelles.

Les marques disponibles chez Hemp Selection

Hemp Selection sélectionne des marques engagées, adaptées à différents profils de vapoteurs :

MarqueType d’arômesProfil de vapoteur
Flavour ArtArômes artificiels, concentrés précisAmateurs de saveurs ” tabac ” exigeants
AirmustFruités sans sucraloseVapoteurs recherchant fraîcheur et légèreté
Minimal de FuuArômes équilibrésDébutants en quête de simplicité
Fine CutsArômes naturels tabac (extraction de feuilles)Amateurs de tabacs raffinés
Montreal OriginalTabacs bruns et blonds réalistes (extraction de feuilles)Fumeurs en transition vers la vape

Additifs et édulcorants dans les e-liquides

Sucre et caramélisation : un danger


Un arôme n’est pas sucré en soi : il évoque seulement une note gustative. Mais l’ajout de sucre pose problème. Chauffé, il se transforme en caramel et libère des vapeurs nocives.

La norme AFNOR interdit donc tout ajout volontaire de sucre ou d’édulcorant en tant qu’ingrédient (AFNOR XP D90-300-2, chap. 4.2.7.4). 👉 Voir aussi notre article sur le sucralose.

Autres additifs à surveiller

Certains additifs, comme les colorants ou l’alcool, n’apportent aucun bénéfice au vapoteur. D’autres, mal dosés, peuvent altérer la sécurité du produit. Un fabricant responsable doit toujours fournir une composition claire et justifier ses choix.

Origine et qualité des arômes

Différences réglementaires selon les pays

L’Union européenne applique le règlement CE 1334/2008, qui encadre l’utilisation des arômes alimentaires. Aux États-Unis, certaines molécules autorisées sont interdites en Europe. Les fabricants doivent donc vérifier la conformité de leurs arômes avant toute mise sur le marché. 

Premier réflexe : demander au fournisseur s’il conçoit et produit ses arômes conformément à la réglementation du pays de commercialisation.

Le rôle du fabricant responsable

Un fabricant sérieux fournit fiche technique, FDS, certificat d’alimentarité et, si nécessaire, certificat de naturalité, ainsi que des analyses d’émissions. 

Dans le cadre de la TPD, l’industriel est responsable du produit fini et de ses constituants, dont l’arôme. S’assurer qu’il s’agit bien d’un arôme d’un point de vue réglementaire (composé de molécules aromatiques) est indispensable. 

Si votre fournisseur ne peut pas fournir ces documents ou des analyses d’émissions, fuyez.

Demandez aussi s’il respecte la norme AFNOR XP D90-300-2 : vous saurez ainsi qu’il formule sans diacétyle, sans colorant, et avec des arômes conformes au règlement (CE) n° 1334/2008. 

À noter : certains fournisseurs d’arômes travaillent aussi pour l’industrie du tabac, l’éthique peut guider la sélection. 

Chez Hemp Selection, seules les marques transparentes et engagées sont retenues.

Cas du DIY (Do It Yourself)

Le DIY attire de nombreux vapoteurs, mais il comporte des risques. Les bases, les liquides en 0 mg/ml et les concentrés d’arômes ne sont pas soumis à notification TPD. 

Ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi. Beaucoup d’acteurs français sérieux réalisent des analyses d’émissions, sans y être obligés.

Il faut aussi accompagner l’utilisateur : fabriquer un liquide relève de la chimie, pas de la cuisine. Évitez les « astuces » vues en ligne : ajouter du sucre ou de la vodka, ou doser l’arôme à 40 % quand la préconisation est de 10 %. Respecter les dosages recommandés reste essentiel.

Concentration et sécurité des arômes

Les concentrations à respecter

Un arôme trop dosé peut devenir irritant ou écœurant. Les fabricants testent donc leurs recettes pour définir une concentration optimale. Les vapoteurs en DIY doivent respecter les recommandations pour éviter les dérives.

La DNEL : dose dérivée sans effet

La DNEL (« dose dérivée sans effet ») désigne le niveau d’exposition en-dessous duquel aucun effet nocif n’est attendu. Elle guide l’évaluation de molécules sensibles comme le cinnamaldéhyde ou le benzaldéhyde

Les fabricants calculent l’exposition par inhalation à partir des consommations mesurées par bouffées, conformément à la norme AFNOR XP D90-300-3. Les analyses garantissent que les e-liquides commercialisés restent largement en-dessous de ces seuils.

Alternatives au diacétyle

Pour remplacer le diacétyle, les aromaticiens utilisent parfois l’acétoïne. Mal dosée, cette molécule peut toutefois générer du diacétyle. Il faut donc l’employer avec parcimonie afin d’éviter plus de 22 ppm de diacétyle néoformé dans le liquide, conformément à la norme AFNOR

Certaines marques préfèrent combiner différentes molécules (par exemple des composés butyriques ou de la vanilline) pour recréer une note beurrée sans risque. L’expertise des formulateurs consiste à assembler ces alternatives pour un rendu gourmand et conforme.

Vape et sécurité : vers une évolution positive

Comparaison avec le tabac

La vape contient des risques résiduels, mais sans commune mesure avec la combustion du tabac. Pas de goudron, pas de monoxyde de carbone : les arômes dans les eliquides participent à la réduction des risques.
👉 Lire notre article : Vape ou tabac : quel est le plus dangereux ?

L’avenir des arômes dans les eliquides

Les recherches progressent sans cesse pour sécuriser et diversifier les arômes. La tendance s’oriente vers plus de naturalité et de transparence. Le consommateur peut désormais choisir entre des recettes simples et d’autres plus complexes, toutes conçues pour un usage sûr.

Critères de choix

Encore aujourd’hui, beaucoup de boutiques choisissent leurs e-liquides uniquement en fonction du prix. Seules les enseignes sérieuses privilégient la qualité et la transparence. 

Les clients sont plus fidèles lorsqu’ils trouvent des marques impliquées dans la sécurité et l’innovation. C’est pourquoi chez Hemp Selection nous nous orientons vers des fournisseurs capables de fournir fiches techniques, analyses d’émissions et conformité aux normes. 

Conclusion

Les arômes dans les eliquides sont au cœur de l’expérience de vape. Ils influencent le plaisir, la sécurité et la réussite du sevrage tabagique. Comprendre leur origine, leur réglementation et leur usage permet de choisir en toute confiance.

La conformité aux normes européennes (CE 1334/2008) et françaises (AFNOR XP D90-300) reste essentielle pour garantir la sécurité et la transparence. 

👉 Consultez aussi nos articles sur la norme AFNOR, le sucralose et le choix d’un e-liquide pour aller plus loin.

Chez Hemp Selection, nous faisons le choix de marques fiables et transparentes, qu’elles soient spécialisées dans les arômes fruités, gourmands ou tabac réalistes.

Découvrez notre sélection et trouvez le e-liquide qui vous accompagnera dans votre parcours.

👉 Voir notre catalogue complet.

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Les effets de la cigarette électronique sur les poumons

effets cigarette électronique sur les poumons

Cigarette électronique et poumons : ce qu’il faut comprendre

« Quels sont les effets de la cigarette électronique sur les poumons ? ». Cette question revient souvent chez Hemp Selection. La réponse repose sur deux idées simples. La cigarette électronique expose à beaucoup moins de substances nocives que le tabac fumé. Mais elle n’est pas anodine et nécessite un usage éclairé.

Cet article fait le point sur l’état actuel des connaissances. Vous y trouverez des repères pratiques pour comprendre les effets de la cigarette électronique sur les poumons et faire des choix plus sûrs lorsque l’on est fumeur adulte.

Le rôle vital des poumons dans la respiration

Les poumons assurent une mission essentielle : oxygéner le sang et éliminer le dioxyde de carbone. À chaque inspiration, l’air traverse la trachée, les bronches puis atteint les alvéoles. C’est à cet endroit que l’oxygène passe dans le sang. Toute altération de ce mécanisme entraîne un essoufflement et une baisse de vitalité.

Pourquoi le tabac détruit les poumons

Le tabac fumé reste l’ennemi numéro un de la santé pulmonaire. Sa combustion libère plus de 7 000 substances chimiques, dont plusieurs cancérogènes. Les conséquences sont nombreuses : inflammation des bronches, destruction des cils vibratiles qui nettoient les voies respiratoires, production excessive de mucus et obstruction chronique. Le monoxyde de carbone réduit l’apport d’oxygène, tandis que goudrons, hydrocarbures et nitrosamines favorisent le cancer du poumon.

Ces mécanismes expliquent l’apparition de la BPCO et de l’emphysème, deux maladies respiratoires graves qui touchent surtout les fumeurs de longue date.

Effets de la cigarette électronique sur les poumons

La grande différence entre tabac et cigarette électronique réside dans l’absence de combustion. L’e-cigarette fonctionne grâce au chauffage d’un e-liquide, composé de propylène glycol, glycérine végétale, arômes et nicotine. Sans combustion, pas de goudrons ni de monoxyde de carbone, deux poisons majeurs pour les poumons.

Comparaison entre fumée de tabac et vapeur d’e-cigarette

Substance nociveCigarette classiqueCigarette électronique
Monoxyde de carbone✅ Présent (très élevé)❌ Absent
Goudrons✅ Présents (forte quantité)❌ Absents
Nitrosamines✅ Présentes⚠️ Traces, bien moindres
Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)✅ Présents❌ Absents
Métaux lourds✅ Présents (combustion)⚠️ Traces possibles

Les effets à court terme sur les voies respiratoires

Certaines personnes ressentent une toux ou une irritation au début du vapotage. Le propylène glycol, reconnu comme légèrement irritant, en est souvent la cause. Ces effets sont généralement transitoires.

Contrairement au tabac, la vape ne provoque pas d’excès de mucus ni de destruction bronchique. Beaucoup d’ex-fumeurs remarquent au contraire une diminution de la toux après quelques semaines.

Les effets connus à long terme

Les études disponibles restent limitées, mais elles apportent déjà des données encourageantes. En 2017, une équipe dirigée par Riccardo Polosa a suivi des vapoteurs exclusifs pendant plus de trois ans. Les résultats n’ont montré aucune dégradation significative de la fonction pulmonaire. 

Chez des patients atteints de BPCO, d’autres recherches rapportent une amélioration des symptômes et une réduction des crises aiguës après le passage à la vape. ( source )

À ce jour, aucun lien direct entre cigarette électronique et cancer du poumon n’a été démontré. Le risque théorique existe, car certaines substances irritantes subsistent dans la vapeur. Mais leur concentration reste très inférieure à celle observée dans la fumée de tabac.

Vapoter en cas d’emphysème ou de BPCO

Comprendre l’emphysème pulmonaire

L’emphysème est une maladie respiratoire chronique qui appartient au groupe des bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO). Elle se caractérise par une destruction progressive et irréversible des alvéoles pulmonaires, ces minuscules sacs d’air situés au bout des bronchioles.

En temps normal, les alvéoles fonctionnent comme de petites éponges. Elles captent l’oxygène de l’air inspiré pour le transmettre au sang et rejettent le dioxyde de carbone. Lorsque l’emphysème s’installe, leurs parois s’amincissent, se distendent et finissent par se rompre. Le poumon perd alors une partie de sa surface d’échange, ce qui réduit drastiquement l’oxygénation de l’organisme.

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • Un essoufflement progressif d’abord à l’effort, puis au repos,
  • Une fatigue chronique liée au manque d’oxygène,
  • Une diminution de la capacité respiratoire, souvent mesurée lors d’examens de spirométrie,
  • Une plus grande vulnérabilité aux infections respiratoires.

Le tabac est de loin le principal facteur de risque : il est responsable de 80 à 90 % des cas. Le monoxyde de carbone appauvrit le sang en oxygène, tandis que les goudrons et particules fines détruisent progressivement les tissus pulmonaires. Certaines formes plus rares peuvent être liées à un déficit génétique en alpha-1 antitrypsine, mais le tabagisme reste le facteur aggravant majeur.

BPCO : quand les poumons s’encrassent

La BPCO combine généralement deux mécanismes :

  • La bronchite chronique, qui provoque une inflammation des bronches et une production excessive de mucus,
  • L’emphysème pulmonaire, qui détruit les alvéoles et réduit la surface d’échange gazeux.

La BPCO entraîne une obstruction progressive et durable des voies respiratoires. Les malades peinent à expulser l’air de leurs poumons, ce qui provoque un essoufflement permanent. Cette gêne respiratoire s’aggrave avec le temps et limite de plus en plus les activités quotidiennes.

Les symptômes les plus courants incluent :

  • Une toux persistante, souvent productive,
  • Des crachats fréquents liés à l’excès de mucus,
  • Un essoufflement même pour des efforts modestes,
  • Une tendance aux infections pulmonaires répétées.

Le tabagisme est responsable de huit cas de BPCO sur dix. La pollution, l’exposition professionnelle à certains produits chimiques ou poussières, ainsi qu’un déficit en alpha-1 antitrypsine peuvent aussi jouer un rôle

Cigarette électronique et BPCO

Chez les patients atteints de BPCO, le passage de la cigarette classique à la cigarette électronique entraîne souvent des améliorations cliniques rapides. Plusieurs études montrent :

  • Une réduction des exacerbations (crises respiratoires aiguës),
  • Une diminution de la toux et des expectorations,
  • Une meilleure tolérance à l’effort,
  • Et dans certains cas, une stabilisation de la fonction respiratoire.

Ces bénéfices ne s’observent que si le tabac est totalement abandonné. Le double-usage (tabac + vape) conserve une partie des risques liés à la combustion.

La cigarette électronique n’est donc pas un traitement, mais elle constitue un outil efficace de réduction des risques pour les fumeurs atteints de BPCO. Le suivi médical reste essentiel pour ajuster la prise en charge et surveiller l’évolution de la maladie.

Vapoter plutôt que fumer : un moindre mal

Pour un patient atteint d’emphysème, continuer à fumer est dramatique. Chaque cigarette accélère la destruction des alvéoles et aggrave les symptômes. Le pneumologue Gérard Mathern insiste : l’arrêt complet du tabac est impératif à tous les stades de la maladie.

La cigarette électronique ne répare pas les dégâts déjà causés. Elle n’est pas un traitement médical. Mais lorsqu’elle remplace totalement le tabac, elle supprime deux agresseurs majeurs :

  • Les goudrons, responsables de l’encrassement et de l’inflammation des bronches,
  • Le monoxyde de carbone, qui réduit la capacité du sang à transporter l’oxygène.

Vapoter n’est pas idéal, car la vapeur contient encore des substances irritantes. Toutefois, pour un fumeur atteint d’emphysème, le passage exclusif à la cigarette électronique constitue un moindre mal.

Les données disponibles montrent qu’il permet souvent de ralentir l’aggravation de la maladie, d’améliorer la tolérance à l’effort et de réduire la fréquence des exacerbations (crises respiratoires aiguës). Les effets de la cigarette électronique sur les poumons montrent une amélioration des symptômes respiratoires.

Chez des patients atteints de BPCO, le passage complet à la vape entraîne souvent une meilleure qualité de vie. Les études montrent une réduction des exacerbations, moins de toux et une meilleure tolérance à l’effort. Ces bénéfices disparaissent si le patient continue à fumer même quelques cigarettes par jour.

Pourquoi le sevrage complet est essentiel

Le double-usage (vape + tabac) limite fortement les gains pour les poumons. Une seule cigarette suffit à réintroduire goudrons et monoxyde de carbone. Le bénéfice pulmonaire n’apparaît que si le fumeur abandonne totalement la combustion.

Comparaison : vape vs tabac sur les poumons

Effet pulmonaireTabacVape
Inflammation des bronchesTrès fréquenteRare, légère irritation possible
Destruction des cils vibratilesOuiNon observé
Production excessive de mucusOui (bronchite chronique)Non significatif
Risque de cancer du poumonÉlevéFaible, non démontré
Risque de pneumonieAugmentéRéduit selon les études

Positions des autorités de santé

Public Health England

Depuis 2015, le ministère britannique de la Santé considère que la cigarette électronique est au moins 95 % moins nocive que le tabac.

Santé Publique France

L’agence reconnaît la cigarette électronique comme outil de réduction des risques. Elle rappelle cependant qu’elle n’a pas sa place chez les non-fumeurs ni chez les mineurs.

Haut Conseil de la Santé Publique

Le HCSP encourage les professionnels de santé à considérer la vape comme une aide crédible au sevrage, surtout pour les gros fumeurs.

lire aussi notre article : Vape ou tabac : quel est le plus dangereux ? pour en savoir plus.

Jeunes et non-fumeurs : une ligne rouge claire

La cigarette électronique ne doit pas être utilisée par les mineurs ni par les personnes qui n’ont jamais fumé.

En France, la vente d’e-cigarettes est interdite aux mineurs. La publicité est encadrée et la teneur en nicotine limitée à 20 mg/ml. Le message reste clair : zéro initiation chez les non-fumeurs.

Les inconnues du long terme

La cigarette électronique est bien moins nocive que le tabac, mais son usage sur plusieurs décennies n’a pas encore été évalué. Des recherches sont nécessaires pour confirmer l’absence de risques à très long terme.

L’importance du suivi médical

Les personnes atteintes de BPCO, d’emphysème ou d’asthme sévère doivent en parler à leur médecin avant de passer à la cigarette électronique. Le suivi médical permet d’adapter la stratégie et de surveiller l’évolution des symptômes.

En résumé

  • Moins nocive que fumer : la vape supprime goudrons et monoxyde de carbone.
  • Pas anodine : irritations possibles à court terme, inconnues au très long terme.
  • Bénéfice maximal seulement en cas d’arrêt complet du tabac.
  • Publics vulnérables : jeunes, non-fumeurs doivent s’abstenir.
  • BPCO et emphysème : des améliorations cliniques sont rapportées, mais le suivi médical reste central.
  • Bon usage : privilégiez un matériel conforme, une puissance modérée et un entretien régulier.
  • Objectif final : sortir de la combustion, puis réduire progressivement l’usage nicotinique.

Foire aux questions

La vape peut-elle provoquer un cancer du poumon ?
À ce jour, aucun lien direct n’a été établi. Le risque théorique existe, mais il est très inférieur à celui du tabac.

La vapeur contient-elle des goudrons ou du monoxyde de carbone ?
Non. Ces substances proviennent uniquement de la combustion du tabac. En revanche, des aldéhydes peuvent apparaître si l’appareil surchauffe.

Respire-t-on mieux après un passage complet à la vape ?
Oui. La majorité des ex-fumeurs rapportent une respiration plus fluide et moins de toux après quelques semaines.

La vape aggrave-t-elle l’emphysème ?
Non. Au contraire, elle réduit le nombre d’exacerbations observées chez certains patients. Le suivi médical reste toutefois indispensable.

Et l’entourage ?
L’exposition autour d’un vapoteur est nettement moindre que celle autour d’un fumeur, mais elle n’est pas nulle. Par respect, mieux vaut éviter de vapoter en intérieur ou près des personnes fragiles.

Dois-je en parler à mon médecin ?
Oui. En cas de BPCO, d’asthme, d’emphysème ou de grossesse, un suivi médical est essentiel pour adapter la stratégie.


Quels sont les effets de la cigarette électronique sur les poumons ?                                                   La cigarette électronique n’est pas sans impact, mais elle expose les poumons à beaucoup moins de substances nocives que le tabac. Elle ne contient ni goudrons ni monoxyde de carbone, deux toxiques majeurs. Les études montrent une amélioration de la respiration chez les fumeurs qui passent complètement à la vape, même si des irritations à court terme et des incertitudes à long terme subsistent.

Conclusion des effets de la cigarette électronique sur les poumons

La cigarette électronique n’est pas un médicament et ne guérit pas les maladies pulmonaires. Mais pour un adulte fumeur, y compris lorsqu’il souffre de BPCO ou d’emphysème, remplacer totalement le tabac par la vape apporte une réduction majeure des risques. Les biomarqueurs chutent, l’exposition aux toxiques diminue, et de nombreux patients constatent une respiration plus facile et une meilleure qualité de vie.

L’enjeu reste clair : zéro combustion. C’est uniquement en arrêtant totalement le tabac que les bénéfices apparaissent. Et à terme, l’objectif doit aussi être de réduire progressivement la dépendance nicotinique.

Chez Hemp Selection, nous défendons une approche responsable :

  • Une information claire et transparente,
  • Une sélection de matériel et de e-liquides conformes,
  • Un accompagnement personnalisé pour les fumeurs.

👉 Nous proposons des rendez-vous « sevrage tabagique » gratuits, en boutique ou en visio. Ce temps d’échange permet de faire le point sur votre consommation, de choisir un matériel adapté et de trouver un dosage de nicotine pertinent.

Notre mission est simple : vous aider à sortir de la fumée.