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Non, la vape n’est pas une porte d’entrée vers le tabac

effet passerelle vape tabac

Effet passerelle vape tabac ? ce que disent les chiffres

Depuis plusieurs années, une idée revient régulièrement dans le débat public : la cigarette électronique serait une « porte d’entrée » vers le tabagisme. Cette théorie, souvent résumée sous l’expression « effet passerelle vape tabac », suggère que vapoter inciterait ensuite à fumer des cigarettes. Elle est fréquemment reprise dans certains médias, dans des discours politiques ou institutionnels, et alimente une méfiance persistante à l’égard de la vape.

Pourtant, cette affirmation repose davantage sur des craintes que sur des faits établis. L’essor de la cigarette électronique s’est accompagné d’une baisse historique du tabagisme, notamment chez les jeunes, ce qui interroge directement la validité de ce mythe. Si la vape constituait réellement une porte d’entrée vers le tabac, les données de santé publique montreraient une évolution inverse.

L’enjeu dépasse le simple débat sémantique. Lorsque l’on présente la vape comme un danger potentiel équivalent ou préalable au tabac, on décourage les fumeurs d’adopter un outil pourtant reconnu pour réduire les risques. Cette confusion freine la réduction du tabagisme et entretient des peurs injustifiées autour de la cigarette électronique.

Dans cet article, nous allons déconstruire méthodiquement le mythe de l’effet passerelle. Nous reviendrons sur l’origine de cette théorie, analyserons ce que montrent réellement les chiffres issus des organismes français de référence, mettrons en lumière l’effet inverse observé sur le terrain, et expliquerons pourquoi diaboliser la vape constitue une erreur de santé publique.

D’où vient la théorie de l’effet passerelle avec l’e-cigarette ?

La théorie de l’« effet passerelle » occupe une place centrale dans les débats autour de la cigarette électronique. Pourtant, cette notion est souvent mal comprise, mal contextualisée et appliquée de manière abusive à la vape. Pour en saisir les limites, il est essentiel de revenir à son origine et à la façon dont elle a été transposée dans le débat public.

La naissance du concept de « gateway effect »

Le concept de gateway effect est né dans les pays anglo-saxons, bien avant l’apparition de la cigarette électronique. À l’origine, il visait à décrire un phénomène observé dans certains parcours de consommation de substances illicites. L’idée était qu’une première expérimentation, comme l’alcool ou le cannabis, pouvait précéder l’usage de drogues plus dures.

Ce concept n’a jamais été conçu pour établir une relation automatique de cause à effet. Il décrivait des trajectoires observées dans des populations spécifiques, souvent déjà exposées à des facteurs de vulnérabilité sociaux, familiaux ou psychologiques.

Avec l’arrivée de la vape, cette théorie a été transposée de manière abusive. Certains discours ont rapidement assimilé la cigarette électronique à une première marche vers le tabac, sans démonstration scientifique solide. Or, la vape n’est ni une substance illicite, ni un produit destiné à initier une dépendance chez les non-fumeurs. Elle a été conçue comme une alternative au tabac, principalement utilisée par des fumeurs.

Des études mal interprétées au sujet de la vape

Une grande partie de la controverse repose sur une confusion fréquente entre corrélation et causalité. Certaines études observationnelles ont montré que des adolescents ayant expérimenté la vape avaient, plus tard, essayé la cigarette. Ces résultats ont parfois été présentés comme une preuve d’un effet passerelle.

En réalité, ces données décrivent surtout des profils à risque. Les jeunes les plus enclins à expérimenter la vape sont souvent les mêmes qui testent d’autres comportements : tabac, alcool, ou autres prises de risque. La vape ne crée pas ce comportement ; elle en est un indicateur.

Ce phénomène s’explique aussi par un biais de sélection. Les études portent sur des populations déjà exposées à un environnement social favorable à l’expérimentation. Elles ne montrent pas que la vape transforme un non-fumeur sans facteur de risque en futur fumeur régulier.

Le rôle des médias et des raccourcis sur l’effet passerelle vape tabac

Les médias ont largement contribué à la diffusion du mythe de l’effet passerelle. Des titres alarmistes ont simplifié des résultats scientifiques complexes, en laissant entendre que vapoter conduirait mécaniquement à fumer.

Cette simplification excessive ignore les nuances méthodologiques essentielles : durée de suivi limitée, absence de distinction entre expérimentation et usage régulier, et manque de prise en compte des facteurs sociaux.

Peu à peu, ces raccourcis ont construit un récit anxiogène autour de la vape. Dans ce récit, la cigarette électronique n’apparaît plus comme un outil de réduction des risques, mais comme une menace potentielle. Cette perception erronée s’est imposée dans l’opinion publique, malgré l’absence de preuve démontrant un lien causal direct entre vape et tabagisme.

Comprendre l’origine de cette théorie permet donc de mieux saisir pourquoi l’effet passerelle vape tabac repose davantage sur des interprétations hâtives que sur des faits scientifiques établis.

Ce que montrent réellement les chiffres sur l’effet passerelle vape tabac

Pour dépasser les idées reçues autour de l’effet passerelle vape tabac, il est indispensable de s’appuyer sur les données issues des organismes publics français. Contrairement aux discours alarmistes, les chiffres disponibles dessinent une réalité très différente de celle souvent présentée dans le débat médiatique.

Les données de l’OFDT sur la cigarette électronique

L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) suit depuis de nombreuses années l’évolution des comportements liés au tabac et à la vape, notamment chez les adolescents. Ses enquêtes montrent une baisse continue du tabagisme chez les jeunes depuis l’apparition et la diffusion de la cigarette électronique.

Chez les adolescents, la proportion de fumeurs réguliers diminue de façon marquée. Cette tendance s’observe précisément sur la période où la vape s’est développée, ce qui contredit directement l’hypothèse d’une porte d’entrée vers le tabac. Si la vape jouait un rôle déclencheur, les courbes du tabagisme devraient progresser, et non reculer.

L’OFDT souligne également un point essentiel : l’expérimentation de la vape ne signifie pas une entrée dans le tabagisme. De nombreux jeunes testent la cigarette électronique de manière ponctuelle, sans jamais devenir fumeurs. Assimiler cet usage expérimental à une trajectoire vers la cigarette constitue donc une erreur d’interprétation.

Les conclusions de l’INSERM

L’INSERM s’est penché sur la question du lien entre vape et tabac à travers plusieurs travaux de synthèse. Ses conclusions sont claires : aucune preuve scientifique ne démontre l’existence d’un lien causal direct entre l’usage de la cigarette électronique et le passage au tabagisme.

Les chercheurs rappellent l’importance des facteurs sociaux et comportementaux. Le contexte familial, l’environnement scolaire, la pression du groupe ou encore les comportements à risque préexistants jouent un rôle bien plus déterminant que la vape elle-même. Dans ce cadre, la cigarette électronique apparaît comme une variable associée, et non comme un facteur déclenchant.

Cette distinction est fondamentale. Confondre corrélation et causalité conduit à des conclusions erronées et à des politiques publiques inadaptées, qui risquent de manquer leur objectif de prévention.

L’analyse du Pr Dautzenberg sur l’effet passerelle vape tabac

Le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue et spécialiste reconnu du tabac, s’est exprimé à de nombreuses reprises contre le mythe de l’effet passerelle. Sa position est constante : la vape ne conduit pas mécaniquement au tabagisme.

Il insiste sur la nécessité de distinguer clairement l’expérimentation d’un produit et l’installation d’une addiction. Tester une cigarette électronique ne signifie pas développer une dépendance au tabac. Cette confusion alimente une vision exagérément anxiogène de la vape.

Le Pr Dautzenberg rappelle également un point central souvent ignoré : la nicotine n’est pas la cause du tabagisme. Ce sont les cigarettes combustibles, avec leur cortège de substances toxiques, qui rendent le tabac mortel et addictif. La vape, en supprimant la combustion, s’inscrit dans une logique de réduction des risques, et non de promotion du tabagisme.

Les données françaises convergent donc vers une même conclusion : le mythe de l’effet passerelle vape tabac ne résiste pas à l’analyse des chiffres et des faits scientifiques.

L’effet inverse : la vape détourne du tabac

L’analyse des données disponibles ne se limite pas à invalider le mythe de l’effet passerelle. Elle met aussi en évidence un phénomène inverse souvent sous-estimé : la vape détourne du tabac.. Autrement dit, loin d’inciter à fumer, la cigarette électronique contribue à éloigner les individus de la cigarette combustible.

La vape comme alternative chez les fumeurs

Dans la très grande majorité des cas, l’usage de la vape s’inscrit dans un parcours de sortie du tabac, et non l’inverse. Les données montrent que la cigarette électronique est principalement utilisée par des fumeurs ou d’anciens fumeurs, qui cherchent une alternative moins nocive.

Chez les adultes, le passage s’effectue massivement du tabac vers la vape. La cigarette électronique permet de conserver l’apport en nicotine tout en supprimant la combustion, principale source de toxicité. Ce mécanisme explique pourquoi la vape est devenue, en France, le premier outil d’arrêt du tabac.

Chez les jeunes adultes, les observations vont dans le même sens. Lorsque la vape est utilisée, elle remplace souvent la cigarette traditionnelle plutôt qu’elle ne la précède. Les trajectoires montrent une diminution du tabagisme régulier, y compris dans les classes d’âge les plus exposées aux comportements à risque.

L’effet de substitution de l’e-cigarette

La vape exerce un effet de substitution direct face à la cigarette. Elle entre en concurrence avec le tabac sur plusieurs plans : l’apport de nicotine, le geste, les sensations et les habitudes de consommation.

Cette concurrence réduit mécaniquement l’attractivité du tabac. Lorsque les fumeurs disposent d’une alternative crédible, moins nocive et mieux tolérée, la cigarette perd de son intérêt. La baisse du tabagisme observée dans plusieurs pays s’explique en grande partie par cette substitution.

Le rôle des arômes est également déterminant. En permettant aux fumeurs de s’éloigner du goût du tabac, la vape facilite la rupture avec la cigarette. L’absence de combustion renforce cet effet, en supprimant l’odeur, la fumée et les sensations agressives associées au tabac. Ensemble, ces éléments participent à un détournement progressif mais durable de la cigarette.

Comparaison internationale

Les comparaisons internationales confirment l’existence de cet effet protecteur. Au Royaume-Uni, les autorités sanitaires soutiennent explicitement la vape comme outil de réduction des risques. Les campagnes publiques encouragent les fumeurs à passer à la cigarette électronique, et les professionnels de santé accompagnent cette transition. Résultat : le tabagisme, y compris chez les jeunes, a atteint des niveaux historiquement bas.

À l’inverse, la France adopte un discours plus anxiogène et ambivalent. La confusion entretenue entre vape et tabac freine l’adoption de la cigarette électronique et maintient des idées reçues persistantes. Cette approche explique en partie pourquoi la baisse du tabagisme y est moins marquée que dans les pays ayant choisi une stratégie pro-vape.

L’observation internationale met ainsi en évidence une corrélation claire : plus la vape est soutenue et encadrée, plus le tabagisme recule. Cette réalité renforce l’idée que la cigarette électronique agit comme un outil de protection face au tabac, et non comme une porte d’entrée vers celui-ci.

Pourquoi il faut protéger la vape, pas la diaboliser

À mesure que le mythe de l’effet passerelle s’impose dans le débat public, ses conséquences dépassent le simple cadre théorique. La manière dont la vape est présentée influence directement les comportements des fumeurs, des familles et des décideurs politiques. Or, lorsque le discours repose sur des craintes infondées plutôt que sur les données scientifiques, il devient contre-productif pour la santé publique.

Cette confusion entre vape et tabac s’inscrit dans un contexte plus large, où la cigarette électronique est de plus en plus assimilée au tabac dans le débat public, malgré des niveaux de risque incomparables, comme nous l’avons analysé dans notre article « Vape et tabac : pourquoi la France se trompe de combat ».

Les conséquences d’un discours erroné

Un discours anxiogène autour de la cigarette électronique génère avant tout une peur injustifiée chez les parents. Inquiets d’une prétendue porte d’entrée vers le tabac, certains s’opposent à toute information nuancée sur la vape, même lorsqu’elle concerne des fumeurs adultes. Cette crainte, largement alimentée par des messages simplifiés ou alarmistes, brouille la compréhension des enjeux réels.

Chez les fumeurs, cette confusion est tout aussi problématique. Assimiler vape et tabac conduit beaucoup d’entre eux à douter de l’intérêt de la cigarette électronique. Pensant que le risque est comparable, ils retardent leur transition ou abandonnent une tentative de sevrage pourtant prometteuse. Ce climat de méfiance constitue ainsi un frein direct à l’arrêt du tabac.

Cette perception erronée de la vape ne se construit pas par hasard. Elle résulte d’un climat de désinformation persistant, alimenté par des messages approximatifs ou alarmistes, dont les effets sur la santé publique ont déjà été analysés dans notre article « La désinformation sur la vape : un frein à la santé publique ».

Le danger de politiques basées sur un mythe effet passerelle vape tabac

Lorsque les décisions publiques s’appuient sur des idées reçues plutôt que sur des faits, elles peuvent produire des effets contraires à l’objectif recherché. Les restrictions excessives imposées à la vape – qu’elles concernent la communication, les arômes ou la fiscalité – réduisent son attractivité pour les fumeurs.

L’assimilation de la vape au tabac renforce encore cette dynamique. Une réglementation identique laisse entendre que la cigarette électronique présente les mêmes dangers que le tabac. Cette perception erronée augmente le risque de retour vers la cigarette, notamment chez les fumeurs qui hésitent à changer leurs habitudes.

Une approche pragmatique de santé publique

Une politique efficace doit reposer sur une approche pragmatique et différenciée. Il est possible de protéger les non-fumeurs, surtout les jeunes, sans pénaliser les adultes qui réduisent les risques. Cette distinction est essentielle pour éviter les amalgames.

Encadrer la vape ne signifie pas la stigmatiser. Des règles claires encadrent la qualité, la distribution et l’usage, tout en préservant l’accès à une alternative moins nocive. Reconnaître le rôle de la cigarette électronique alignerait les politiques publiques sur les données scientifiques actuelles.

Protéger la vape, plutôt que la diaboliser, revient ainsi à faire un choix rationnel en faveur de la santé publique : celui qui vise à réduire durablement le tabagisme et ses conséquences sanitaires.

Exemple local : quand la réduction des risques s’applique concrètement

À l’échelle locale, certains acteurs indépendants traduisent ces données scientifiques en accompagnement concret. À Tours, notre boutique spécialisée Hemp Selection s’inscrit dans cette démarche de réduction des risques. Nous accompagnons des fumeurs adultes souhaitant sortir du tabac, en s’appuyant sur une information claire, une adaptation personnalisée de la nicotine et une sélection rigoureuse de e-liquides conformes aux normes françaises.

Au-delà de la vente, l’objectif est pédagogique : expliquer la différence entre cigarette et vape, corriger les idées reçues sur la nicotine et sécuriser le parcours de sevrage. Ce travail de terrain montre comment la cigarette électronique devient un outil de santé publique, lorsqu’on l’encadre et l’intègre responsablement.

Conclusion : Déconstruire le mythe de l’effet passerelle vape tabac

Après analyse des faits, une conclusion s’impose : l’effet passerelle vape tabac n’est pas démontré. Ni les données françaises, ni les observations internationales ne confirment l’idée selon laquelle la cigarette électronique conduirait mécaniquement au tabagisme. Cette théorie repose davantage sur des interprétations hâtives et des peurs collectives que sur des preuves scientifiques solides.

Les chiffres montrent même l’inverse. Depuis l’essor de la vape, le tabagisme recule, y compris chez les jeunes. La cigarette électronique accompagne la sortie du tabac en proposant aux fumeurs une alternative moins nocive et mieux tolérée. Elle agit comme un outil de substitution et de protection, et non comme un déclencheur.

La persistance du mythe de l’effet passerelle a pourtant des conséquences bien réelles. En alimentant la désinformation, elle brouille la compréhension du public, freine les tentatives de sevrage et oriente les politiques publiques vers des mesures contre-productives. Cette confusion nuit directement à la santé publique et maintient des fumeurs dans une consommation aux risques avérés.

Déconstruire ce mythe ne revient pas à banaliser la vape, mais à replacer chaque produit à sa juste place. Protéger la vape, c’est avant tout protéger les fumeurs, en leur laissant accès à un outil efficace de réduction des risques. Dans la lutte contre le tabagisme, les décideurs obtiennent les progrès les plus durables en s’appuyant sur la science plutôt que sur les peurs.

FAQ – Effet passerelle vape tabac

L’effet passerelle vape tabac existe-t-il vraiment ?

À ce jour, aucune donnée scientifique solide ne démontre l’existence d’un effet passerelle entre la vape et le tabagisme. Les études disponibles ne mettent pas en évidence de lien causal direct. Elles montrent surtout des corrélations liées à des profils à risque déjà exposés à d’autres comportements expérimentaux. Présenter la cigarette électronique comme une porte d’entrée vers le tabac ne repose donc pas sur des preuves établies.

Que dit l’OFDT sur la vape chez les jeunes ?

Les données de l’OFDT indiquent une baisse continue du tabagisme chez les adolescents depuis l’essor de la cigarette électronique. Si l’expérimentation de la vape existe, elle ne s’accompagne pas d’une augmentation du tabac. L’OFDT souligne clairement que tester la vape ne signifie pas devenir fumeur, et que l’usage régulier du tabac recule chez les jeunes.

La vape incite-t-elle les adolescents à fumer ?

Les chiffres ne confirment pas cette hypothèse. Les adolescents qui expérimentent la vape sont souvent ceux qui présentent déjà des facteurs de vulnérabilité ou de prise de risque. La vape n’est pas un déclencheur du tabagisme, mais un marqueur de profils déjà enclins à l’expérimentation. Assimiler vape et incitation à fumer relève donc d’une interprétation erronée des données.

Pourquoi parle-t-on encore de porte d’entrée ?

Le concept de porte d’entrée persiste en raison de raccourcis médiatiques, de titres alarmistes et d’une confusion entre corrélation et causalité. Des études observationnelles ont parfois été surinterprétées, sans prise en compte des facteurs sociaux et comportementaux. Ce récit anxiogène s’est progressivement installé dans le débat public, malgré les données scientifiques contraires.

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Vape et tabac : pourquoi la France se trompe de combat

vape et tabac

Pourquoi assimiler la vape au tabac freine la lutte contre le tabagisme

La France mène aujourd’hui un combat paradoxal. Alors que la cigarette électronique est largement reconnue comme un outil de réduction des risques, essentiel pour aider les fumeurs à sortir du tabac, elle demeure ciblée par des discours alarmistes et des politiques publiques restrictives. 

En s’attaquant à la vape plutôt qu’au tabac, le pays freine une dynamique positive pourtant observée chez ses voisins. 

Résultat : les fumeurs hésitent, doutent ou abandonnent la vape, et restent prisonniers de la cigarette, responsable de 75 000 décès par an. Ce décalage entre science et décision politique constitue un frein majeur à la lutte contre le tabagisme.

Quand la vape fait baisser le tabagisme

Les preuves scientifiques sur la réduction des risques avec la cigarette électronique

La réduction massive des toxiques inhalés constitue la base scientifique la plus solide en faveur de la vape. Contrairement à la cigarette traditionnelle, la cigarette électronique fonctionne sans combustion, ce qui élimine la production de goudrons, de monoxyde de carbone et de milliers de substances hautement toxiques formées lors de la combustion du tabac. Cette absence de combustion réduit de façon drastique les risques associés au tabagisme.

Les autorités sanitaires les plus reconnues ont confirmé cette réalité. Le Royal College of Physicians affirme que la cigarette électronique est « au moins 95 % moins nocive que le tabac » . L’UKHSA confirme régulièrement cette analyse et insiste sur la nécessité d’encourager les fumeurs à passer à la vape.

Les conclusions de la Cochrane Review, analyse scientifique de référence internationale, vont dans le même sens. En 2022, une méta-analyse portant sur des dizaines d’études a démontré que la vape est plus efficace que les substituts nicotiniques traditionnels. Elle confirme surtout que la cigarette électronique constitue un outil crédible de réduction des risques lorsqu’elle remplace totalement le tabac.

En France, Santé publique France observe que la vape est devenue le premier outil d’arrêt du tabac. Les données montrent qu’elle dépasse désormais les substituts nicotiniques classiques en termes d’usage et d’efficacité. Malgré ce constat, la communication institutionnelle reste prudente, voire silencieuse, sur ce potentiel.

L’impact réel sur l’arrêt du tabac grâce à la vape

Les études, mais aussi l’expérience de terrain, montrent que la vape double les chances d’arrêt par rapport aux autres méthodes courantes, comme les gommes ou les patchs. Cette efficacité repose sur plusieurs mécanismes spécifiques.

D’abord, la vape permet une délivrance contrôlée de nicotine, ce qui donne au fumeur les moyens d’ajuster facilement son dosage. Cette flexibilité est essentielle, car un fumeur sous-dosé en nicotine risque de compenser en continuant à fumer. À l’inverse, un dosage suffisamment élevé dans le e-liquide au début puis diminué progressivement permet un sevrage plus confortable.

Ensuite, la vape répond à des dimensions comportementales du tabagisme. Les gestes, la sensation en gorge, le tirage — autant de facteurs psychologiques et sensoriels — trouvent des alternatives crédibles dans la vape. Cette combinaison entre soutien pharmacologique (nicotine) et soutien comportemental explique son efficacité supérieure.

Selon les estimations issues du livre blanc Merci la Vape et des données de terrain, environ 2,5 millions de Français auraient arrêté de fumer grâce à la vape depuis son introduction en France. Ce chiffre illustre un phénomène essentiel : lorsque les fumeurs reçoivent une information juste et accèdent à un matériel adapté, ils parviennent à quitter la cigarette.

Une fois le tabac arrêté, certains vapoteurs souhaitent aller plus loin et arrêter la cigarette électronique progressivement, en réduisant la nicotine de manière encadrée.

Les exemples internationaux au sujet de l’e-cigarette

L’observation des politiques menées à l’étranger permet de mesurer l’impact des choix publics sur le tabagisme. Le Royaume-Uni constitue l’exemple le plus emblématique. Là-bas, les autorités sanitaires ont adopté une stratégie claire : communiquer ouvertement sur la réduction des risques et intégrer l’e-cigarette dans sa stratégie. Les campagnes officielles encouragent les fumeurs à passer à la vape, et les professionnels de santé sont formés pour accompagner ce changement. Résultat : la prévalence du tabagisme y a atteint son niveau le plus bas depuis plus d’un demi-siècle.

La Nouvelle-Zélande suit une dynamique similaire. En reconnaissant officiellement la vape comme un outil de santé publique, le pays a observé une chute rapide du tabagisme, notamment chez les populations les plus exposées. Cette stratégie s’inscrit dans une politique nationale ambitieuse : réduire de manière drastique les maladies liées au tabac.

Le contraste avec la France est frappant. Malgré des données scientifiques solides, la communication publique reste prudente, ambivalente ou alarmiste. Cette absence de message clair entretient la confusion entre vape et tabac. La France n’a donc pas bénéficié de la baisse spectaculaire observée dans les pays qui assument pleinement la réduction des risques. Voir notre article sur le sujet ” Cigarette électronique : deux visions de la santé publique

L’exemple international montre pourtant qu’une politique de soutien à la vape, lorsqu’elle est encadrée et fondée sur la science, constitue un levier puissant pour faire reculer le tabagisme.

Le grand décalage entre science et perception publique sur la vape

Malgré plus d’une décennie de recherches solides confirmant que la vape est bien moins nocive que la cigarette, la perception du public français reste profondément déconnectée des faits scientifiques. Beaucoup confondent encore cigarette électronique et cigarette traditionnelle.

Ce fossé est l’un des principaux freins à la réduction du tabagisme en France. Lorsque les fumeurs ne comprennent pas la différence de risque entre vape et tabac, ils hésitent à changer, doutent des bénéfices potentiels ou abandonnent prématurément leur tentative de sevrage. 

Cette incompréhension n’est pas un phénomène marginal : elle touche la majorité de la population et s’enracine depuis plusieurs années, malgré les données disponibles.

La perception du risque : des chiffres alarmants

Les chiffres issus des enquêtes récentes sont particulièrement révélateurs. Seuls 9 % des Français pensent que vapoter est beaucoup moins risqué que fumer, un niveau extrêmement faible, surtout au regard du consensus scientifique international. Cette perception n’a pas évolué depuis 2019, ce qui montre que la désinformation est stable et profondément ancrée.

À l’inverse, plus de 53 % des personnes interrogées estiment que la vape n’est pas moins risquée que la cigarette, voire qu’elle pourrait être plus dangereuse. Cette confusion révèle une méconnaissance du principe même de réduction des risques. La vape n’est pourtant pas présentée comme un produit inoffensif, mais comme une alternative beaucoup moins nocive destinée aux fumeurs.

Globalement, 90 % des Français ne perçoivent pas clairement la réduction des risques liée au passage de la cigarette à la vape. Ce pourcentage massif illustre un problème de santé publique majeur. Tant que la population n’identifie pas correctement le niveau de danger des produits, elle ne peut pas faire de choix éclairé. La désinformation continue ainsi de freiner le recul du tabagisme. Voir notre article ” La désinformation sur la vape : un frein à la santé publique

La confusion autour de la nicotine

L’un des facteurs clés de cette perception erronée réside dans la confusion autour de la nicotine. 77 % des Français pensent que la nicotine provoque le cancer, une croyance totalement infondée sur le plan scientifique. La nicotine est une substance qui crée une dépendance, mais elle n’est pas cancérigène. Ce sont les produits issus de la combustion du tabac — goudrons, monoxyde de carbone, particules fines — qui provoquent cancers et maladies cardiovasculaires. L’e-cigarette délivre de la nicotine sans combustion.

Les institutions sanitaires internationales, telles que l’OMS et l’Institut National du Cancer, sont pourtant formelles : la nicotine n’est pas un agent cancérigène. Elle peut augmenter la fréquence cardiaque et entretenir la dépendance, mais elle ne cause ni cancers, ni maladies pulmonaires chroniques. La confusion persiste toutefois, souvent entretenue par des messages alarmistes et des amalgames répétés.

Cette vision fausse de la nicotine bloque directement le sevrage tabagique. Beaucoup de fumeurs refusent de vapoter par peur « d’inhaler de la nicotine », sans comprendre que la nicotine est déjà présente — en quantité bien plus élevée — dans la cigarette qu’ils fument chaque jour. Ils croient remplacer un risque par un autre, alors qu’ils remplacent en réalité un produit mortel par une alternative bien moins dangereuse.

Les conséquences directes de ces croyances

Les idées fausses sur la vape et la nicotine dans les e-liquides ont des conséquences graves sur la santé publique. D’abord, elles dissuadent les fumeurs d’adopter un outil pourtant efficace pour arrêter de fumer. Pensant que la vape est « tout aussi nocive que la cigarette », beaucoup ignorent ou abandonnent une solution validée scientifiquement. Ils abandonnent la cigarette électronique avant d’en comprendre l’intérêt.

Cette perception erronée mène également à des abandons prématurés de sevrage. Lorsqu’un fumeur croit que vapoter ne réduit pas les risques, il perd la motivation nécessaire pour maintenir sa transition. Beaucoup reviennent alors à la cigarette traditionnelle, malgré son extrême dangerosité.

Le maintien de ces fausses croyances contribue directement à la persistance d’un niveau élevé de tabagisme en France. La cigarette cause 75 000 décès par an, soit l’une des premières causes évitables de mortalité. En freinant l’adoption de la cigarette électronique, la désinformation prive des millions de fumeurs d’une alternative qui pourrait réduire drastiquement leur exposition aux toxiques du tabac.

Ce décalage entre science et perception publique n’est donc pas anodin : il a un impact mesurable, concret et dramatique sur la mortalité évitable. Tant que cette confusion perdurera, la lutte contre le tabagisme restera moins efficace qu’elle pourrait l’être.

Comment les politiques publiques freinent cette dynamique

Les politiques publiques françaises jouent un rôle déterminant dans la manière dont les fumeurs perçoivent la vape. Or, depuis plusieurs années, ces politiques ne contribuent ni à clarifier les risques réels, ni à encourager la réduction des risques.

Au contraire, elles entretiennent la confusion, renforcent les idées fausses et ralentissent l’adoption d’une solution pourtant reconnue comme efficace par les autorités scientifiques internationales. Cette dynamique freine directement la baisse du tabagisme en France.

Des messages institutionnels peu clairs au sujet de la cigarette électronique

Depuis près d’une décennie, Les messages officiels ne distinguent pas toujours correctement la cigarette électronique du tabac. Cette approche manque de cohérence avec les connaissances scientifiques actuelles, et contribue à créer une confusion durable dans l’esprit du public.

Les campagnes officielles évoquent rarement la réduction des risques. Certaines formulations mélangent vapotage et tabagisme, laissant penser que les deux produits présentent des dangers comparables. Ce flou favorise la diffusion d’idées reçues et affaiblit la confiance des fumeurs envers la vape.

Un exemple frappant illustre cette frilosité institutionnelle : le retrait en 2024 par Santé.fr d’un article intitulé “Vapoter est-il dangereux ?”. Cet article, scientifiquement rigoureux, expliquait clairement la réduction des risques liée au vapotage. Sa suppression a envoyé un message contradictoire, alimentant le doute et laissant un espace béant aux discours alarmistes.

Ce silence ou ces ambiguïtés institutionnelles laissent ainsi le champ libre aux fausses croyances, pourtant largement démenties par les études scientifiques.

Une interdiction totale de communiquer positivement sur la vape

En France, la législation interdit strictement toute communication positive sur les produits de vapotage, même lorsque celle-ci s’inscrit dans une démarche de santé publique. Il est donc impossible pour les professionnels de la vape d’affirmer publiquement que la cigarette électronique est moins nocive que la cigarette, ou qu’elle peut aider à arrêter de fumer.

Cette interdiction empêche les boutiques spécialisées — pourtant les mieux placées pour conseiller les fumeurs — de diffuser des messages clairs et pédagogiques sur les e-liquides ou l’e-cigarette. Elles ne peuvent même pas rappeler les avantages constatés dans les études scientifiques ou dans la pratique quotidienne. Cette absence volontaire de communication crée un vide informationnel, rapidement comblé par les rumeurs, les idées fausses et les discours alarmistes circulant sur les réseaux sociaux ou dans certains médias.

En interdisant la communication positive sur la réduction des risques, la France prive les fumeurs d’une information essentielle pour prendre une décision éclairée. Ce vide désavantage directement la vape… et avantage le tabac.

Vape et tabac : des professionnels de santé parfois mal informés

Un autre frein majeur réside dans la méconnaissance persistant chez certains professionnels de santé sur le sujet vape et tabac. Malgré les recommandations d’organismes internationaux comme le Royal College of Physicians ou l’OMS, certains médecins continuent de déconseiller la vape et doutent de l’efficacité de l’e-cigarette, par prudence ou par manque d’informations actualisées.

Cette situation crée une dissonance : les autorités scientifiques reconnaissent la réduction des risques offerte par la vape, mais certaines pratiques médicales en France ne reflètent pas encore cette réalité. Ainsi, des fumeurs motivés à arrêter reçoivent des conseils contradictoires et hésitent à franchir le pas.

L’impact est direct : retard dans la transition vers la vape, abandon prématuré des tentatives de sevrage, et maintien du tabagisme. Dans un pays où 75 000 personnes meurent chaque année du tabac, cette désinformation médicale constitue un enjeu majeur de santé publique.

Effets pervers des mesures restrictives sur l’e-cigarette

Au-delà de la communication, certaines mesures politiques envisagées ou mises en place produisent des effets contraires à ceux recherchés.

L’idée d’instaurer une taxe spécifique sur les produits de la vape en est un exemple. En assimilant fiscalement vape et tabac, on envoie aux fumeurs un message équivoque : si la vape est taxée comme la cigarette, c’est qu’elle doit être aussi dangereuse. Cela dissuade les fumeurs d’adopter une alternative pourtant beaucoup moins nocive.

La question de la restriction des arômes dans les e-liquides constitue un autre point critique. Les études montrent que les arômes jouent un rôle clé dans la transition des fumeurs vers la vape, en leur permettant de s’éloigner du goût du tabac. Restreindre ces arômes reviendrait à diminuer l’attrait de la vape pour les nouveaux utilisateurs, augmentant ainsi le risque de retour à la cigarette.

Ces mesures, souvent motivées par une volonté de “protéger la jeunesse”, manquent leur cible. Elles affaiblissent la filière indépendante de la vape, réduisent l’efficacité du sevrage tabagique et renforcent indirectement la position du tabac.

En ciblant la vape au lieu du tabac, les politiques publiques freinent la réduction des risques et retardent des milliers de fumeurs dans leur transition vers un mode de consommation moins nocif.

Le rôle de l’industrie du tabac pour freiner l’essor de l’e-cigarette

L’industrie du tabac occupe une place centrale dans la compréhension des tensions autour de la vape. Depuis l’essor du vapotage, un phénomène majeur s’est produit. La cigarette électronique a réduit la consommation de tabac et affaibli l’hégémonie des cigarettiers.

Cette transformation rapide du marché n’a rien d’anodin. Elle explique en grande partie les stratégies de lobbying, de communication et d’influence déployées par Big Tobacco pour freiner l’essor de la cigarette électronique.

Big Tobacco menace la filière indépendante de la vape

L’arrivée de la vape a provoqué une perte significative de parts de marché pour l’industrie du tabac. Des millions de fumeurs ont réduit ou arrêté leur consommation de cigarettes grâce au vapotage, entraînant un recul direct du marché traditionnel. Cette perte financière constitue le premier moteur des stratégies d’influence mises en place par Big Tobacco.

Pour protéger leurs intérêts, les cigarettiers ont cherché à durcir la réglementation qui encadre la vape indépendante. Leur objectif est clair : freiner la croissance d’un secteur qui concurrence directement leurs produits.

En parallèle, ils ont investi massivement dans des dispositifs alternatifs. Qu’ils présentent comme des « produits du tabac chauffé » ou « réduits risques ». Ces produits, contrairement à la vape indépendante, restent intégrés à la filière tabac.

Une partie de la stratégie consiste aussi à dénigrer la vape indépendante en alimentant des discours alarmistes, tout en promouvant leurs propres innovations. Cette approche double crée un brouillage dans l’opinion publique et détourne les fumeurs vers des produits qui maintiennent la dépendance au tabac.

L’amalgame entre vape et tabac

Le livre blanc Merci la Vape insiste sur un point essentiel : ne pas confondre la filière indépendante de la vape avec l’industrie du tabac. Cette distinction est cruciale, mais elle est souvent mal comprise ou ignorée dans le débat public.

La vape indépendante repose sur des pratiques transparentes, encadrées et orientées vers la réduction des risques. En France, les fabricants d’e-liquides doivent respecter les normes AFNOR, qui imposent un haut niveau d’exigence en matière de pureté, de traçabilité et de sécurité. Ces normes, inédites dans l’univers du tabac, témoignent de l’engagement de la filière à produire des alternatives sûres et contrôlées.

À l’inverse, les produits issus de Big Tobacco ne sont pas soumis à ces standards rigoureux. Ils dépendent d’une logique commerciale orientée vers la maximisation des profits, souvent au détriment de la transparence. Assimiler vape indépendante et industrie du tabac revient donc à ignorer les fondements éthiques et scientifiques de la filière française.

Cet amalgame entretient la confusion dans l’opinion publique et fragilise la filière indépendante, pourtant indispensable à la réduction des risques.

Cibler la vape revient à protéger la cigarette

Les mesures restrictives qui visent la vape produisent un effet paradoxal : elles favorisent indirectement la cigarette, produit infiniment plus nocif. Lorsque l’a vape l’e-cigarette devient moins accessible, plus coûteuse ou plus stigmatisée, les fumeurs hésitent à franchir le pas. Beaucoup restent alors prisonniers du tabac, faute d’alternative claire et encouragée.

Les exemples internationaux le montrent clairement : les pays qui soutiennent activement la vape, comme le Royaume-Uni ou la Nouvelle-Zélande, enregistrent des baisses historiques du tabagisme. À l’inverse, les pays qui adoptent une posture restrictive n’observent pas ces progrès. La France, malgré son potentiel et l’existence d’une filière indépendante exemplaire, ne bénéficie pas de la même dynamique en raison d’un environnement politique et médiatique peu favorable.

En ciblant la vape plutôt que la cigarette, les politiques publiques contribuent à conserver un marché du tabac stable, au détriment de millions de fumeurs qui pourraient accéder à une solution moins nocive. Ce choix stratégique, parfois involontaire, revient à protéger le tabac en affaiblissant son principal concurrent.

Comprendre ce mécanisme est essentiel pour orienter les politiques de santé publique vers des objectifs réellement efficaces. Réduire les risques, accompagner les fumeurs et soutenir les alternatives qui fonctionnent.

Vape et tabac : que faire pour inverser la tendance

La lutte contre le tabagisme en France ne pourra progresser efficacement que si les politiques publiques, les institutions et les acteurs de terrain adoptent une stratégie cohérente. Qui doit être fondée sur la science et orientée vers la réduction des risques.

Alors que la désinformation freine l’adoption de la vape, plusieurs leviers existent pour corriger cette trajectoire et rétablir un discours clair, utile et protecteur pour les fumeurs. Inverser la tendance nécessite de repenser la communication, la réglementation et le rôle des professionnels indépendants.

Clarifier massivement l’information publique sur la vape

La première mesure indispensable consiste à rétablir une information publique simple, cohérente et scientifiquement exacte. Il est urgent de rappeler des messages essentiels. La vape n’est pas du tabac et la nicotine ne provoque pas le cancer. Ces deux points, largement confirmés par les organismes internationaux, doivent être formulés clairement et relayés par les autorités sanitaires.

Pour cela, des campagnes d’information basées sur les données scientifiques sont nécessaires. Elles doivent expliquer la réduction des risques, la différence entre combustion et vaporisation, ainsi que les bénéfices d’un sevrage complet du tabac grâce à la vape. Une communication nationale, structurée et transparente permettrait d’atténuer la confusion et de guider les fumeurs vers des choix plus sûrs.

Replacer la vape dans la stratégie anti-tabac

La France ne pourra réduire significativement le tabagisme sans intégrer pleinement la vape dans sa politique de santé publique. Il est essentiel de promouvoir officiellement la réduction des risques. Il faut reconnaître que la cigarette électronique est un outil adapté pour les fumeurs. Qui n’arrivent pas à arrêter avec les méthodes traditionnelles.

Le modèle britannique constitue un exemple clair. Ils ont adopté une communication positive en impliquant les professionnels de santé dans le soutien au vapotage. Le Royaume-Uni a enregistré des baisses historiques du tabagisme. S’inspirer de cette approche permettrait à la France de dépasser les blocages actuels et de mettre en place une stratégie réellement efficace.

Vape et tabac : donner un rôle central aux acteurs indépendants

Les acteurs indépendants de la vape, notamment les boutiques de cigarettes électroniques spécialisées, jouent un rôle crucial dans l’accompagnement des fumeurs. Ils assurent un travail pédagogique : expliquer la différence entre vape et tabac. Ils aident également à choisir un dosage en nicotine adapté, prévenir les erreurs courantes. Et ils accompagnent les premières semaines de transition.

Ces professionnels constituent également un filtre naturel contre la désinformation. Contrairement à l’industrie du tabac ou à certains médias, ils sont en contact direct avec les fumeurs. Et ils ont une connaissance concrète de leurs besoins. Les intégrer davantage dans la stratégie de santé publique permettrait de renforcer l’efficacité du sevrage et d’améliorer l’accès à une information claire et fiable.

En reconnaissant le rôle de ces acteurs et en leur donnant les moyens de communiquer sur la réduction des risques. La France pourrait enfin aligner sa politique sur les recommandations internationales et les données scientifiques actuelles.

Hemp Selection, acteur engagé dans la cigarette électronique à Tours

À Tours, la lutte contre le tabagisme passe aussi par des initiatives locales portées par des acteurs indépendants. Chez Hemp Selection, boutique de cigarette électronique implantée au cœur de la ville de Tours. Nous illustrons parfaitement le rôle que peuvent jouer les commerces de proximité dans l’accompagnement des fumeurs.

Grâce à une approche fondée sur la pédagogie, la transparence et la réduction des risques. Nous mettons tout en oeuvre pour corriger les idées reçues persistantes autour de la vape et de la nicotine.

Un accompagnement vape personnalisé pour les fumeurs

Nous proposons aux fumeurs un accompagnement au sevrage tabagique individualisé, adapté à leurs besoins et à leur profil de consommation. L’équipe aide chaque client à identifier le matériel le plus approprié. Elle aide à comprendre son fonctionnement et à choisir un dosage de nicotine adapté pour éviter les risques de sous-dosage. Qui est principale cause d’échec lors du passage à la vape.

Notre boutique met également en avant une sélection rigoureuse d’e-liquides sans sucralose, conformes aux normes françaises et choisis pour leur transparence. L’objectif : fournir aux vapoteurs débutants un environnement clair et rassurant, loin des idées fausses qui alimentent la méfiance.

Un des rôles essentiels de l’équipe consiste à expliquer la réalité scientifique de la nicotine : addictive, mais non cancérigène. Ce travail pédagogique, souvent absent des discours institutionnels, aide les fumeurs à prendre confiance dans leur transition vers la vape. Cela augmente considérablement leurs chances de réussite.

Un rôle de santé publique local à Tours et Saint Avertin

Hemp Selection ne se contente pas de proposer du matériel : nous participons pleinement à la santé publique locale. À Tours, la boutique travaille en partenariat avec des pneumologues ou addictologues, qui orientent leurs patients souhaitant arrêter de fumer vers un accompagnement spécialisé.

Pour faciliter ce parcours, une page de prise de rendez-vous dédiée est disponible. Elle permet aux fumeurs d’obtenir un entretien de conseil approfondi sur la vape, d’une durée d’environ une heure, afin d’aborder leurs besoins, leurs habitudes et leurs objectifs de sevrage. Ce service renforce la continuité entre les professionnels de santé et les acteurs de terrain.

Dans un contexte où les idées reçues freinent la transition vers la vape, cette collaboration locale à Tours constitue un levier essentiel pour rétablir la confiance des consommateurs.

Une contribution concrète à la réduction des risques via l’e-cigarette

À travers ses actions quotidiennes, Hemp Selection participe à réduire le fossé entre la science et la perception du public. En expliquant la réduction des risques, en rassurant sur la nicotine, en guidant les fumeurs dans leur choix et en travaillant avec les professionnels de santé. Notre enseigne contribue à replacer la vape là où elle doit être : un outil efficace de sevrage, et non une menace.

Ce travail se reflète dans les retours des clients suivis au quotidien. Johnny, ancien fumeur de plus de vingt cigarettes par jour, a réduit sa consommation en moins d’une semaine grace à la cigarette électronique après avoir été accompagné par l’équipe. Suivi depuis plus de deux mois, il décrit une amélioration nette de son souffle et une diminution de sa toux.

« Grâce à l’accompagnement et à la qualité des produits, j’ai pu remplacer la cigarette sans frustration et avec facilité. L’équipe m’a aidé à trouver la solution adaptée à mes problèmes de bronches. »

Johnny, 35–50 ans

Cette démarche locale démontre que les acteurs indépendants peuvent jouer un rôle déterminant dans la lutte contre le tabagisme. En donnant aux fumeurs de Tours un accès à une information fiable et bienveillante sur le sujet vape et tabac. Hemp Selection aide à transformer la perception de la vape et à favoriser des choix plus sûrs.

À l’échelle d’une ville, cette action peut sembler modeste. Pourtant, ses effets sont bien réels : chaque fumeur accompagné, rassuré et guidé vers une alternative moins nocive fait reculer le tabac. Et c’est précisément ainsi que la réduction des risques prend tout son sens.

Conclusion : Vape et tabac

La lutte contre le tabagisme ne peut réussir que si la France accepte de regarder la réalité scientifique en face.
Assimiler la vape au tabac est une erreur stratégique. Cette confusion nourrit les peurs et freine l’adoption d’une solution pourtant efficace. Tant que la vape sera perçue comme un problème plutôt qu’un outil. Les fumeurs continueront de payer le prix fort : celui d’un produit mortel, responsable de 75 000 décès chaque année.

La vape indépendante, encadrée, transparente et soutenue par des données scientifiques solides, représente une opportunité majeure pour réduire les risques et accompagner les fumeurs vers un avenir plus sain. Les pays qui ont choisi de la soutenir enregistrent déjà des résultats historiques dans la baisse du tabagisme. La France peut suivre cette voie — si elle décide enfin de clarifier son message.

Aujourd’hui, un choix s’impose : protéger la santé publique ou protéger le tabac. Nous encourageons la vape en reconnaissant ses limites et son potentiel contre la première cause de mortalité.. Ce combat ne se gagnera qu’avec de l’information juste, une stratégie cohérente. Et un véritable soutien aux acteurs indépendants qui accompagnent les fumeurs au quotidien.

FAQ Vape et tabac : questions fréquentes

La vape est-elle réellement moins nocive que la cigarette ?

Oui. Les autorités scientifiques internationales, comme le Royal College of Physicians et l’UKHSA, affirment que la cigarette électronique est au moins 95 % moins nocive que le tabac. L’absence de combustion élimine la majorité des substances toxiques responsables des cancers et des maladies cardiovasculaires.

Pourquoi la France communique-t-elle mal sur la vape ?

Les messages institutionnels restent souvent flous ou alarmistes. Certaines publications officielles ont même été retirées, laissant un vide informationnel qui nourrit les idées reçues. Cette communication hésitante empêche le public de comprendre clairement la réduction des risques.

Pourquoi les Français ont-ils peur de la nicotine ?

Parce que 77 % des Français pensent, à tort, que la nicotine provoque le cancer. En réalité, la nicotine rend dépendant mais n’est pas cancérigène. Ce sont les produits issus de la combustion du tabac qui causent les maladies graves.

La vape aide-t-elle vraiment à arrêter de fumer ?

Oui. La vape double les chances d’arrêt par rapport aux substituts traditionnels, selon la Cochrane Review. En France, elle est devenue l’outil d’arrêt le plus utilisé et le plus efficace.

Cibler la vape profite-t-il à l’industrie du tabac ?

Oui. En durcissant la réglementation sur la vape ou en diffusant des messages alarmistes, on décourage les fumeurs de quitter la cigarette. Moins de vape = plus de ventes de tabac. Les pays qui soutiennent l’e-cigarette voient, eux, les taux de tabagisme s’effondrer.

Comment s’informer correctement sur la vape ?

En consultant des sources fiables : Santé publique France, Cochrane Review, Royal College of Physicians, UKHSA, FIVAPE. Les acteurs indépendants, comme les boutiques spécialisées, jouent aussi un rôle essentiel dans la pédagogie et la réduction des risques.

Aller plus loin

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Article 23 : mobilisation nationale du 9 décembre

article 23

Un article 23 affaibli mais toujours dangereux pour la vape

Alors que la filière indépendante du vapotage se prépare à une mobilisation historique le 9 décembre à Paris, un nouveau rebondissement juridique vient bouleverser le paysage : le Sénat vient de remanier profondément l’article 23 du Projet de loi de finances 2026. S’il n’a pas été supprimé, il a été démantelé pièce par pièce, au point de devenir un texte incohérent, qui devra être entièrement revu en commission mixte paritaire (CMP).

Une chose demeure : la mobilisation doit continuer.

Un article initialement conçu pour détruire la vape indépendante

La version initiale de l’article 23, portée par le gouvernement, représentait une menace existentielle pour une filière 100 % française ayant conquis 85 % du marché national. Elle prévoyait notamment :

  • Une nouvelle taxation massive des e-liquides
  • L’interdiction totale de la vente en ligne
  • Un monopole de distribution confié aux buralistes
  • Un agrément obligatoire pour les boutiques de vape
  • L’assimilation de la vape aux produits du tabac, ouvrant la voie au paquet neutre et à l’interdiction des arômes
  • La destruction de 25 000 emplois et la faillite de 4 000 entreprises

Face à ce projet, la FIVAPE, les professionnels et les 4 millions de vapoteurs ont lancé une mobilisation sans précédent.

Le Sénat rejette les mesures les plus dangereuses : ce qu’il faut retenir pour la cigarette électronique

Le lundi 1er décembre, les sénateurs ont examiné l’article 23. Résultat :

  1. Ils ont refusé de supprimer l’article
  2. Mais ils ont retiré la quasi-totalité des dispositions les plus destructrices

Voici les principales avancées :

Suppression de l’interdiction de la vente en ligne

L’amendement I-359 maintient la vente à distance
➡️ Les vapoteurs, notamment en zones rurales, conservent l’accès aux produits de qualité
➡️ Les sites spécialisés restent autorisés à fonctionner normalement

Suppression de l’obligation d’agrément pour les vape shops

Grâce à l’amendement I-520, les boutiques indépendantes n’auront pas à devenir des ” buralistes bis “
➡️ Fin du monopole de distribution
➡️ Fin du statut administratif imposé aux professionnels

Taxation portée à 0 € en 2026

L’amendement I-360 supprime la taxe prévue pour l’année prochaine.
➡️ Pas d’augmentation de prix pour les vapoteurs en 2026

Exclusion des e-liquides sans nicotine de la taxe

L’amendement I-2460 exclut au minimum les produits sans nicotine, voire potentiellement l’ensemble des produits de la vape selon l’alinéa supprimé

➡️ Un recul majeur du gouvernement
➡️ Mais un flou juridique à éclaircir

Un article désormais incohérent… et toujours dangereux

Parce qu’ils ont détricoté l’article point par point sans le supprimer, les sénateurs ont produit un texte :

  • Dépouillé de sa logique initiale
  • Juridiquement fragile
  • Incapable d’être appliqué tel quel

Résultat :

➡️ l’article 23 reviendra obligatoirement au centre des débats lors de la commission mixte paritaire, prévue vers le 15 décembre. C’est pourquoi la mobilisation ne doit surtout pas faiblir.

Un rejet clair de l’assimilation de la vape au tabac

Les débats au Sénat ont montré une chose :

➡️ les parlementaires ne croient pas à la version du gouvernement.
➡️ Ils refusent de traiter la vape comme du tabac.

Après la suppression de l’article 23 par l’Assemblée nationale, le Sénat a :

  • Rejeté l’interdiction de la vente en ligne
  • Rejeté le monopole des buralistes
  • Rejeté la taxation immédiate
  • Rejeté l’agrément obligatoire

Autrement dit : la volonté politique de défendre la réduction des risques existe bel et bien au Parlement.

Protéger l’exception française du vapotage

La filière vape française est un modèle unique en Europe. Elle s’est construite en totale indépendance de l’industrie du tabac, portée par des commerçants et des entrepreneurs partis de rien. Cette « exception française » repose sur :

  • 25 000 emplois répartis dans des milliers d’entreprises dynamiques ;
  • Une industrie qui a bâti sa croissance sur l’innovation, la transparence et l’accompagnement des fumeurs ;
  • Des fabricants français devenus références européennes en matière de qualité et de maîtrise aromatique ;
  • Un réseau de 3 500 boutiques spécialisées, véritables acteurs de proximité et de conseil, encore présents dans les centres-villes.

Détruire cette filière indépendante au profit des acteurs du tabac reviendrait à anéantir un écosystème vertueux, profondément ancré dans les territoires, et qui contribue chaque jour à la lutte contre le tabagisme.

Une ministre en difficulté face au sujet cigarette électronique

La séance du 1er décembre a mis en lumière la méconnaissance du dossier par Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics.

Elle a déclaré vouloir « protéger les enfants » en interdisant la vente en ligne – un argument largement déconnecté de la réalité sanitaire et réglementaire.

Une sénatrice lui a opposé un raisonnement implacable :

« La bière sans alcool n’est pas taxée comme l’alcool. Donc il n’y a aucune raison de fiscaliser le vapotage comme le tabac. »

Un moment fort, symbolique du manque de cohérence du gouvernement.

Le gouvernement n’a jamais concerté la filière vape Française

La FIVAPE rappelle un fait majeur : aucune concertation n’a été menée par le gouvernement avant l’introduction de l’article 23. Malgré plus de dix ans de coopération avec les autorités de santé, la filière n’a pas été consultée, ni même reçue officiellement par le Ministère de la Santé depuis le début de cette séquence.

Pire encore :

  • Toutes les décisions semblent désormais prises à Bercy, sans aucune expertise sanitaire
  • La filière indépendante, pourtant sous tutelle du Ministère de la Santé depuis 2014, n’a obtenu aucune rencontre, malgré des alertes répétées
  • Les mesures du PLF ont été écrites sans dialoguesans analyse d’impact, et sans tenir compte des études scientifiques solides en faveur de la vape

Cette absence totale de concertation renforce l’indignation des professionnels. Comment justifier qu’un outil majeur du sevrage tabagique soit redéfini sans écouter ceux qui accompagnent les fumeurs au quotidien ?

C’est aussi pour dénoncer cette rupture du dialogue institutionnel que la mobilisation du 9 décembre est indispensable.

Un soutien populaire et parlementaire exceptionnel en faveur de la cigarette éléctronique

Jamais la filière indépendante du vapotage n’avait bénéficié d’un soutien aussi fort, à la fois citoyen et institutionnel. En moins de deux mois, la pétition lancée par la FIVAPE a rassemblé plus de 220 000 signatures, un chiffre inédit pour un sujet de santé publique.

Ce soutien dépasse tous les clivages. Le tabagisme touche l’ensemble de la société, et les voix qui défendent la vape – outil de réduction des risques – proviennent de toutes les familles politiques. Les votes successifs à l’Assemblée nationale puis au Sénat montrent une même tendance :

  • Les députés ont supprimé l’article 23,
  • Les sénateurs l’ont vidé de sa substance,
  • De nombreux élus reconnaissent publiquement le rôle majeur de la vape dans l’arrêt du tabac.

Comme l’a rappelé Jean Moiroud, président de la FIVAPE :

« Quel produit aujourd’hui peut prétendre fédérer plus de 220 000 personnes pour le défendre ? Le vapotage disrupte et étonne, mais son efficacité pour arrêter de fumer fédère incontestablement. »

Ce soutien massif, à la fois citoyen et parlementaire, renforce encore la légitimité de la mobilisation du 9 décembre.

Pourquoi la mobilisation du 9 décembre reste essentielle pour la vape

Malgré les reculs enregistrés au Sénat :

➡️ L’article 23 existe toujours
➡️ Sa structure est instable
➡️ Il peut être réécrit ou durci en commission mixte paritaire
➡️ Le gouvernement peut revenir à la charge début 2026 avec un nouveau texte

Et surtout :

➡️ La filière n’a pas encore gagné

La pétition dépasse déjà 220 000 signatures, et pourrait franchir les 300 000 dans les jours à venir.

Une mobilisation d’ampleur nationale

Plus de 1 500 professionnels et salariés du vapotage feront le déplacement à Paris le 9 décembre. Ils viendront de toute la France pour rejoindre le cortège, déterminés à défendre la filière indépendante.

En région, près de 3 500 boutiques – parmi les rares commerces encore vivants dans les centres-villes – afficheront leur soutien en se parant de noir. Elles informeront leurs clients, alertant sur la menace qui pèse sur leur outil d’arrêt du tabac.

Cette mobilisation massive illustre la gravité de la situation : la vape française, indépendante de l’industrie du tabac, n’a plus d’autre choix que de se rendre visible pour se faire entendre.

Les revendications officielles de la FIVAPE

Au-delà de la mobilisation, la FIVAPE formule des demandes claires et structurées pour protéger la filière indépendante et garantir un encadrement cohérent du vapotage.

Ses revendications principales sont les suivantes :

▶️ 1. Retirer totalement le vapotage de l’article 23

L’article 23 du PLF 2026 a été conçu sans concertation, sur des bases erronées et sans analyse d’impact. La FIVAPE demande son retrait pur et simple pour mettre fin à une menace juridique et économique injustifiée.

▶️ 2. Réouvrir le dialogue institutionnel avec le Ministère de la Santé

Depuis 2014, le vapotage dépend de la Santé. Pourtant, la filière n’a reçu aucune réponse, aucune convocation, et aucune écoute lors de la rédaction de l’article 23. La FIVAPE exige :

  • Une rencontre officielle
  • La reprise de la coopération historique entre la filière et les autorités sanitaires
  • Un travail partagé dès début 2026 pour construire un cadre stable, transparent et fondé sur les preuves

▶️ 3. Reconnaître scientifiquement le rôle du vapotage dans l’arrêt du tabac

Les études de référence (Cochrane, SFT, INSERM, OFDT…) montrent que le vapotage est un atout majeur dans la lutte contre le tabagisme. La FIVAPE demande que ces données soient prises en compte dans toute décision publique.

▶️ 4. Défendre un modèle français indépendant du tabac

La filière vape indépendante ne doit pas être absorbée, directement ou indirectement, par les acteurs du tabac. Les mesures du PLF risquaient d’étouffer les entreprises françaises au profit de multinationales.

▶️ 5. Construire un cadre réglementaire cohérent, factuel et protecteur

La FIVAPE propose déjà :

  • Des règles claires pour garantir la traçabilité et la qualité des produits
  • Des obligations renforcées de transparence et d’analyses
  • Des mesures de prévention équilibrées pour les mineurs
  • Un système d’encadrement qui protège les usagers sans les renvoyer vers le tabac

Ces revendications seront symboliquement portées le 9 décembre lors du dépôt devant le Ministère de la Santé.

Rendez-vous à Paris : marche nationale du 9 décembre pour sauver la vape Française

📍 12h – Rassemblement aux Invalides
📍 Départ en cortège vers le ministère de la Santé

Un moment fort est prévu :

  • Dépôt des +220 000 noms de signataires
  • Présentation d’un recueil complet des études scientifiques contredisant la position de la DGS. La mobilisation doit être massive

Vapoteurs, professionnels, familles : c’est le moment de défendre la réduction des risques.

Quelle suite pour l’article 23 ?

Après le vote du PLF le 15 décembre, une commission mixte paritaire tentera d’unifier les versions du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Les chances de compromis sont quasi nulles.

Le gouvernement devra alors recourir à une loi spéciale pour assurer le fonctionnement de l’État jusqu’à un nouveau PLF début 2026.

Ce futur texte pourrait :

➡️ Suivre la version largement allégée du Sénat
➡️ Ou remettre sur la table les mesures combattues depuis des semaines

D’où l’importance capitale :

👉 D’être présent le 9 décembre
👉 De continuer à signer et partager la pétition
👉 De maintenir la pression sur les élus

Conclusion : la bataille continue et tout se joue maintenant pour la vape

La filière indépendante du vapotage n’a jamais été aussi menacée, mais elle n’a jamais été aussi mobilisée. Face à un article 23 désormais vidé de sa substance mais toujours présent dans le PLF, face à une incertitude politique totale et un risque réel de passage en force, l’heure n’est plus à l’attente : elle est à l’action collective.

La France possède une exception : une filière vape indépendante du tabac, innovante, transparente, et profondément engagée dans la réduction des risques. Ce modèle, qui a permis à des millions de Français de quitter la cigarette, ne doit pas être sacrifié sur l’autel d’une décision précipitée, mal informée ou influencée par les intérêts du tabac.

La mobilisation du 9 décembre n’est pas une simple manifestation :

  • C’est la défense de 25 000 emplois
  • C’est la protection d’un outil majeur de santé publique
  • C’est la sauvegarde d’une souveraineté économique française
  • C’est un appel au gouvernement pour qu’il écoute enfin la science et reprenne le dialogue
  • C’est un signal envoyé aux décideurs : la vape compte, les vapoteurs comptent, et la réduction des risques doit être protégée

L’avenir de la vape en France se joue maintenant. Et chaque voix compte.

Le 9 décembre, la filière, les vapoteurs et leurs soutiens marcheront ensemble pour défendre la vérité scientifique, la santé publique et la liberté d’accéder à une alternative au tabac qui a déjà changé des millions de vies.

Rien n’est gagné, mais ensemble, tout est encore possible.pouvoir d’achat et pour la vérité.

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CBD et anxiété : que dit vraiment la science ?

CBD et anxiété

Le CBD et l’anxiété, où en sont les recherches ?

Les recherches sur le CBD et l’anxiété progressent rapidement. Les troubles anxieux touchent une grande partie de la population mondiale. Ils provoquent une peur excessive, une anticipation disproportionnée du danger et un fort inconfort psychologique

Ces troubles altèrent souvent la qualité de vie. Ils renforcent l’évitement, perturbent les relations sociales et augmentent le risque de suicide. Les traitements actuels soulagent une partie des patients, mais restent imparfaits. 

Le CBD apparaît alors comme une piste intéressante. Les données scientifiques sont encore préliminaires, mais certaines observations sont encourageantes. Cette synthèse présente ce que la science établit aujourd’hui, sans exagération ni promesse.

Comprendre les troubles anxieux

Pourquoi chercher de nouvelles solutions ?

Les troubles anxieux comptent parmi les maladies mentales les plus fréquentes. Ils incluent le trouble d’anxiété généralisée, le trouble d’anxiété sociale, les phobies spécifiques, l’agoraphobie et le trouble panique. Le trouble obsessionnel-compulsif et le stress post-traumatique n’appartiennent plus à cette catégorie, mais partagent des mécanismes anxieux proches.

L’anxiété correspond à une anticipation excessive d’un danger futur. La peur, elle, est une réaction immédiate à une menace. Lorsque ces réponses deviennent chroniques, elles entraînent un dysfonctionnement émotionnel. Elles provoquent des comportements d’évitement et un handicap réel. Elles affectent le bien-être, la vie professionnelle et la vie sociale. Ces réponses augmentent aussi le risque de dépression, de chômage et de suicide.

Les troubles anxieux durent souvent au moins six mois. Ils présentent de nombreuses comorbidités. Ils apparaissent parfois très tôt et deviennent persistants. Leur impact important justifie l’exploration de nouvelles approches.

Des traitements utiles mais parfois insuffisants

Les traitements actuels reposent sur les antidépresseurs (ISRS, IRSN, IMAO, tricycliques) et les benzodiazépines. Ces options fonctionnent chez une partie des patients seulement. Environ 40 à 60 % obtiennent une amélioration réelle. Peu atteignent une rémission complète. Les effets indésirables compliquent la prise quotidienne. Certains rapportent une sédation, une baisse de vigilance ou une diminution de la libido. Ces effets limitent l’observance.

Les thérapies psychologiques, comme la thérapie cognitivo-comportementale ou la thérapie d’exposition, restent efficaces. Leur accessibilité et leur coût posent toutefois problème. Face à ces limites, les chercheurs explorent d’autres pistes. Le CBD fait partie de ces axes de recherche.

Le CBD : ce que montre l’étude sur son potentiel anxiolytique

Un composé sûr et bien toléré

Le cannabidiol (CBD) est une molécule non psychoactive du cannabis. Contrairement au THC, il n’entraîne pas d’effet euphorisant. Les données montrent un profil de sécurité favorable. L’OMS souligne que le CBD est bien toléré dans plusieurs essais cliniques. Les chercheurs rapportent peu d’effets indésirables. Ils n’observent pas de modifications de l’appétit, de catalepsie ni d’impact notable sur les paramètres physiologiques.

Certaines études testent des doses très élevées, jusqu’à 1500 mg par jour. Même ces doses restent bien tolérées. Les travaux ne montrent aucun potentiel d’abus. Ils indiquent aussi l’absence de dépendance. Les participants ne ressentent ni « high » ni envie de reprendre. Seule une étude rapporte un effet intoxicant avec une dose vaporisée très élevée. Ce résultat reste isolé.

Des mécanismes possibles : sérotonine, système endocannabinoïde et TRPV1

Plusieurs mécanismes biologiques pourraient expliquer les effets observés.

  • Activation des récepteurs 5-HT1A. Ces récepteurs interviennent dans la régulation de la sérotonine. Ils influencent l’humeur, la peur et le stress. Leur activation pourrait produire des effets anxiolytiques, surtout à faibles et moyennes doses.
  • Action sur le système endocannabinoïde. Le CBD influence les récepteurs CB1 et CB2. Il augmente aussi les niveaux d’anandamide en inhibant l’enzyme FAAH. Cette inhibition pourrait renforcer la régulation naturelle de la peur.
  • Interaction avec le récepteur TRPV1. Ce récepteur participe à la perception de la douleur et à certains processus émotionnels. Le CBD active TRPV1 à fortes doses. Cette activation peut produire des effets opposés. Le CBD pourrait réduire l’anxiété à faibles doses, mais l’augmenter à doses élevées. Ce phénomène illustre la courbe en cloche observée en pharmacologie.

Études pré-cliniques : ce que montrent les recherches sur animaux

Des effets anxiolytiques observés dans plusieurs modèles

Les données pré-cliniques proviennent principalement d’études sur les rongeurs. Ces tests évaluent la peur innée, le stress et les comportements anxieux. Le test du labyrinthe en croix surélevé est l’un des plus courants. Dans ce modèle, le CBD montre des effets anxiolytiques à faibles et moyennes doses. Les animaux explorent davantage les zones ouvertes. Ce comportement s’apparente aux effets du diazépam.

D’autres tests confirment ces observations : test clair-obscur, champ ouvert ou exposition à un prédateur. Les animaux traités présentent moins de comportements de retrait et explorent davantage leur environnement.

Une courbe en cloche essentielle à comprendre

Les études mettent en évidence une courbe dose-réponse en forme de cloche. À faibles et moyennes doses, le CBD réduit l’anxiété. À fortes doses, l’effet s’atténue ou s’inverse. Ce phénomène semble lié à l’activation de TRPV1. Cette courbe représente un élément clé pour comprendre le potentiel du CBD.

Des effets antistress et anticompulsifs

D’autres modèles montrent une réduction du stress après administration de CBD. Le test d’enfouissement de billes indique aussi une baisse des comportements répétitifs. Le CBD montre enfin des effets panicolytiques dans certains modèles.

Une limite majeure : l’absence d’études sur les femelles

La plupart des travaux utilisent uniquement des animaux mâles. Les femelles présentent pourtant des réponses hormonales différentes, influençant l’anxiété et la pharmacologie. Cette limite réduit la compréhension globale. L’étude recommande donc d’intégrer davantage d’animaux femelles dans les futurs essais.

Études cliniques : ce que montrent les recherches chez l’humain

Premières observations chez des volontaires sains

Les premières données cliniques sur le CBD et l’anxiété datent des années 1980. Elles montrent que le CBD peut atténuer certains effets anxiogènes du THC. Les participants ressentent moins de stress et moins de perturbations cognitives lorsque le CBD accompagne le THC.

Le test de prise de parole en public : un modèle clé

Le test de prise de parole en public sert de modèle standardisé pour étudier l’anxiété sociale. Une dose unique de 300 à 600 mg de CBD réduit les scores d’anxiété subjective chez des volontaires sains et chez des personnes souffrant de trouble d’anxiété sociale. Les participants rapportent moins de peur et moins de gêne. Ces résultats confirment un potentiel anxiolytique dans ce contexte précis.

Données cliniques chez les patients

Plusieurs études ont été menées chez des patients présentant un trouble anxieux diagnostiqué. Les doses testées varient de 25 à 800 mg par jour, sur une durée allant d’une semaine à douze semaines. Globalement, les travaux rapportent une diminution des scores d’anxiété, mais les échantillons restent petits. Les protocoles diffèrent, ce qui limite la comparaison entre les études.

Ce que disent les études les plus récentes (2024)

Méthodologie et périmètre de la méta-analyse

Une méta-analyse de 2024 regroupe huit études cliniques incluant 316 participants. Parmi eux, 157 ont reçu du CBD et 159 un placebo ou un traitement standard seul. Les travaux portent sur plusieurs troubles anxieux : trouble d’anxiété généralisée, trouble d’anxiété sociale, trouble obsessionnel-compulsif et stress post-traumatique.

Résultats principaux

La méta-analyse révèle une réduction significative des symptômes d’anxiété dans le groupe ayant reçu du CBD. La taille d’effet est importante, ce qui suggère un impact notable sur les scores mesurés. Les traitements continus montrent des effets plus réguliers que les prises uniques.

Limites et hétérogénéité

L’hétérogénéité entre les études reste élevée. Les doses, durées et outils de mesure varient. Cette diversité limite la possibilité d’établir des recommandations précises. Certaines données suggèrent que des doses d’environ 300 mg pourraient être pertinentes pour certains troubles, notamment l’anxiété sociale.

Tolérance et sécurité

La méta-analyse confirme un profil de tolérance globalement bon. Les effets secondaires observés sont légers : somnolence, maux de tête, nausées ou réactions cutanées. Les auteurs soulignent toutefois la nécessité d’études plus larges pour évaluer les risques potentiels à long terme.

Différences liées au sexe : un aspect encore sous‑étudié

Une prévalence plus élevée chez les femmes

Les troubles anxieux touchent davantage les femmes que les hommes. La prévalence est environ deux fois plus élevée après la puberté. Cette différence résulte d’influences hormonales, sociales et psychologiques. Les femmes présentent plus souvent des symptômes somatiques, une rumination accrue et une comorbidité plus marquée avec les troubles de l’humeur.

Ce que montre la recherche sur le THC

Le THC présente déjà des différences nettes entre hommes et femmes. Les chercheurs observent des variations pharmacocinétiques et pharmacodynamiques, ainsi que des différences dans le potentiel d’abus. Les femmes semblent souvent plus sensibles à certains effets du THC.

Le cas du CBD : une absence de données

Les données sur le CBD restent très limitées. Chez l’animal, des différences d’absorption et de métabolisation apparaissent entre mâles et femelles, mais aucune étude clinique n’a analysé les effets du CBD selon le sexe. Les essais incluant des femmes ne réalisent pas d’analyses séparées.

Un besoin urgent d’études spécifiques

L’étude souligne la nécessité de recherches centrées sur ces différences. Les futurs travaux doivent intégrer des groupes équilibrés et analyser les réponses selon le sexe. Cette approche permettra de mieux comprendre le potentiel anxiolytique du CBD et d’adapter les recommandations.

Le CBD chez Hemp Selection : cadre légal, sécurité, qualité et approche concrète

Un cadre légal strict en France et en Europe

Le CBD vendu en France respecte un cadre légal précis destiné à protéger les consommateurs. Il est autorisé lorsque le produit provient du chanvre industriel et que le taux de THC reste inférieur à 0,3 %. Ce seuil garantit l’absence d’effet psychoactif. Les variétés utilisées doivent également être inscrites au catalogue européen. Lire notre article Histoire du chanvre en France et dans le monde pour en savoir plus.

Ces règles concernent les fleurs, résines, huiles et autres dérivés. Chez Hemp Selection, chaque produit respecte strictement ces obligations. Cette conformité assure une expérience sûre et adaptée à un usage bien-être.

Un cannabinoïde non psychoactif, cohérent avec les données scientifiques

Les études montrent que le CBD n’entraîne pas d’effet planant, n’altère pas la cognition et ne provoque ni dépendance ni comportement d’abus. Ces données rejoignent la réglementation française.

Chez Hemp Selection, les produits proposés suivent ces critères. Ils s’adressent aux personnes recherchant une détente sans altération de la vigilance.

Une sélection exigeante fondée sur la traçabilité

Nous appliquons un processus de sélection rigoureux. Chaque produit est contrôlé et accompagné d’analyses vérifiant les taux de cannabinoïdes et l’absence de contaminants.

Huiles, fleurs, résines et e-liquides sont choisis pour leur fiabilité. Chaque lot possède une origine agricole identifiée et un laboratoire d’analyse. Cette transparence permet un choix éclairé.

Des formes variées pour différents usages

Chez Hemp Selection nous vous proposons plusieurs formes de CBD :

Chaque forme répond à un besoin différent, mais toutes garantissent un CBD légal, sûr et contrôlé.

Une approche responsable et non médicale

Nos produits sont inscrit dans un cadre bien-être. Le CBD ne remplace pas un suivi médical. Les troubles anxieux doivent être évalués par un professionnel. Le CBD ne doit jamais servir à arrêter ou modifier un traitement.

Il peut néanmoins accompagner une démarche globale de gestion du stress, toujours avec prudence.

Une illustration concrète utilisée en boutique

En boutique, nous rencontrons régulièrement des clients qui cherchent un soutien pour mieux gérer leur anxiété. Dans ces cas, nous recommandons souvent nos huiles sublinguales, Hemp Selection 10 % ou Hemp Selection 20 %, car leur absorption progressive correspond bien à un usage apaisant sur la durée.

Pour expliquer leur fonctionnement, nous utilisons une image simple. Nous comparons l’anxiété à un sac rempli de petits cailloux que l’on porte sur les épaules du matin au soir. Ce sac pèse, fatigue, et rend chaque geste plus difficile.

Prendre une huile sublinguale ne retire pas le sac d’un seul coup. C’est comme si un petit trou apparaissait dans le sac. Au fil du temps, les cailloux tombent lentement. Le poids s’allège. Le fardeau devient plus supportable.

Cette image traduit ce que beaucoup de clients ressentent : non pas une disparition immédiate de l’anxiété, mais une charge plus légère, plus facile à gérer dans la journée.

À retenir si vous êtes client Hemp Selection

  • Le CBD ne remplace pas un traitement contre l’anxiété.
  • Il peut accompagner une démarche de bien-être, avec l’accord de votre médecin.
  • Les doses utilisées en étude sont bien plus élevées que les usages courants.
  • Nous sommes là pour informer, pas pour diagnostiquer ou modifier un traitement.

Conclusion : un potentiel réel, mais une science encore en construction

Ce que l’on peut retenir des études

Les données disponibles montrent un intérêt réel pour le CBD et l’anxiété. Les études analysées mettent en évidence des résultats prometteurs. Elles décrivent des effets anxiolytiques dans plusieurs modèles animaux. Elles rapportent aussi des effets positifs chez des volontaires sains et chez des personnes souffrant d’anxiété sociale.

Ces résultats s’appuient sur des mécanismes biologiquement plausibles. Ils impliquent la sérotonine, le système endocannabinoïde et le récepteur TRPV1. Le CBD présente également un profil de sécurité globalement rassurant. Les études ne mettent pas en évidence de dépendance ni d’effets psychoactifs.

Des limites importantes à garder en tête

L’étude souligne cependant de nombreuses limites. Les essais cliniques restent peu nombreux. Les échantillons sont petits et les protocoles hétérogènes. Les doses et les durées de traitement varient fortement. Les données à long terme manquent encore.

Les différences entre hommes et femmes restent très peu étudiées. Ce point est pourtant central, car le sexe influence la prévalence des troubles anxieux et la réponse aux traitements. Ces limites invitent à la prudence dans l’interprétation des résultats.

La place du CBD dans une démarche de bien-être

En pratique, le CBD peut s’intégrer dans une démarche de bien-être informée. Il ne remplace pas un suivi médical. Il ne doit pas être considéré comme un traitement validé de l’anxiété. Utilisé dans un cadre légal, avec des produits contrôlés, il peut toutefois accompagner certaines personnes dans la gestion du stress.

Hemp Selection s’inscrit dans cette approche responsable. Nous proposons un CBD légal, analysé et conforme aux normes françaises. Nous privilégions la transparence, la traçabilité et la qualité. Les produits ne visent pas à traiter l’anxiété. Ils s’adressent aux personnes qui recherchent un usage bien-être dans un cadre sûr.

FAQ – CBD et anxiété : les réponses aux questions fréquentes

Le CBD peut-il traiter l’anxiété ?

Les données actuelles ne permettent pas d’affirmer que le CBD traite l’anxiété. Les études montrent un potentiel anxiolytique, mais elles restent préliminaires. Des essais cliniques plus larges sont nécessaires.

Le CBD provoque-t-il un effet psychoactif ?

Non. Le CBD ne provoque pas d’effet euphorisant. Les études rapportent qu’il n’altère pas les fonctions psychomotrices et ne produit pas d’état planant, contrairement au THC.

Le CBD crée-t-il une dépendance ?

Les données disponibles indiquent que le CBD n’induit ni dépendance ni comportement d’abus. Les participants aux essais ne rapportent pas d’envie de reprendre liée à un effet gratifiant.

Quelles doses ont été testées dans les études ?

Les études utilisent des doses variées. Certaines testent des doses uniques de 300 à 600 mg, notamment dans les tests de prise de parole en public. D’autres utilisent 25 à 800 mg par jour dans des essais de plus longue durée. Ces doses sont administrées sous supervision médicale.

Le CBD est-il efficace pour tous les types d’anxiété ?

Les données les plus solides concernent le trouble d’anxiété sociale. Pour les autres troubles, comme le trouble panique ou l’anxiété généralisée, les résultats restent incertains. Il faut davantage d’essais cliniques.

Le CBD vendu en boutique est-il identique à celui utilisé en étude ?

Les études utilisent des préparations standardisées et des dosages précis. Les produits bien-être vendus en boutique respectent le cadre légal, mais leurs dosages diffèrent. Ils ne remplacent pas un usage médical.

Le CBD peut-il remplacer un traitement anxiolytique ?

Non. Les données actuelles ne soutiennent aucun remplacement de traitement. Toute modification de traitement doit être décidée avec un professionnel de santé. Le CBD doit rester dans un cadre bien-être.

Sources scientifiques

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Histoire du chanvre en France et dans le monde

le chanvre en france

Des origines préhistoriques aux premières sociétés humaines

Le chanvre est l’une des plantes les plus anciennes cultivées par l’homme. Bien avant l’apparition de l’écriture, des royaumes ou même de l’agriculture organisée, l’homme préhistorique utilise déjà cette plante polyvalente. Les premières traces archéologiques, datées d’environ 10 000 ans, montrent que les fibres de chanvre servaient à fabriquer des cordages rudimentaires, des vêtements, et même à renforcer certaines poteries. Cette ancienneté exceptionnelle explique pourquoi le chanvre occupe une place si particulière dans l’histoire de nombreuses civilisations.

Les découvertes de fibres de chanvre dans le site de Xianrendong en Chine, datées de près de 8000 ans av. J.-C., montrent une maîtrise étonnante des techniques de tissage. Mais ce berceau asiatique n’est pas le seul : des traces retrouvées au Japon, en Russie, en Ukraine et même en Europe de l’Est indiquent que plusieurs peuples ont domestiqué la plante de manière indépendante. Cela fait du chanvre une ressource universelle, utilisée aussi bien en Asie, en Europe qu’au Moyen-Orient.

Pourquoi cette plante s’est-elle diffusée partout ?

Parce qu’elle répondait parfaitement aux besoins fondamentaux des sociétés préhistoriques :

  • Se nourrir : ses graines riches en protéines et en lipides constituaient une source alimentaire précieuse
  • Se vêtir : ses fibres résistantes permettaient de fabriquer des textiles durables
  • Construire : ses cordages facilitaient la fabrication d’abris et d’objets complexes
  • Soigner : certaines résines étaient utilisées dans des rituels médicinaux ou religieux

Ainsi, bien avant son arrivée en France, le chanvre s’impose comme une plante incontournable dans les sociétés humaines.

Le chanvre dans l’Antiquité : une ressource mondiale

Le chanvre occupe une place majeure dans les grandes civilisations antiques. En Égypte, des textes médicaux mentionnent déjà son usage contre les inflammations. Dans la Chine ancienne, il figure parmi les plantes dites « supérieures », c’est-à-dire celles réputées prolonger la vie et renforcer l’équilibre du corps. Le Shennong bencao jing, considéré comme l’un des plus anciens traités de médecine au monde, en fait une plante essentielle.

Du côté de la Méditerranée, les Grecs et les Romains utilisent abondamment ses fibres pour fabriquer cordages, voiles et vêtements. Dioscoride et Pline l’Ancien décrivent également ses propriétés médicinales, notamment pour apaiser certaines douleurs ou inflammations.

Les Scythes, peuple cavalier d’Asie centrale, jouent aussi un rôle clé dans la diffusion du chanvre. Hérodote raconte leurs usages rituels, où les fleurs de chanvre brûlées produisent des vapeurs utilisées lors de rites funéraires ou festifs. Ces pratiques, confirmées par des fouilles archéologiques, montrent que le chanvre avait également une dimension spirituelle et sociale.

Les premières implantations du chanvre en Europe

Bien avant son importance en France, le chanvre s’installe durablement en Europe grâce aux migrations indo-européennes. Les peuples Yamnaya, originaires des steppes du nord de la mer Noire, traversent l’Eurasie et emportent avec eux leurs techniques de culture. À mesure que ces populations s’installent en Europe, elles introduisent des pratiques agricoles dans lesquelles le chanvre occupe une place centrale.

Les Celtes et les Germains, organisés en sociétés complexes, utilisent quant à eux le chanvre pour fabriquer :

  • des vêtements résistants
  • des filets de pêche
  • des sangles agricoles
  • des cordes pour la construction
  • certains breuvages rituels

L’Europe protohistorique intègre ainsi le chanvre à son économie domestique, bien avant l’émergence des royaumes médiévaux.

Le chanvre en France : une culture médiévale structurante

le chanvre en France


L’histoire du chanvre en France devient véritablement centrale à partir du haut Moyen Âge. À cette époque, la plante est indispensable au fonctionnement des villages. Chaque communauté possède ses parcelles de chanvre, ses chanvrières, ses bassins de rouissage et ses artisans spécialisés dans le tissage.

Le chanvre devient alors l’une des matières premières les plus utilisées en France. Il permet de produire :

  • des vêtements solides
  • des sacs et des sangles agricoles
  • des filets de pêche
  • des cordages
  • des voiles
  • du papier

Dans certaines régions, notamment en Bretagne et dans la vallée de la Loire, la culture du chanvre est si répandue qu’elle influence même l’organisation des terres agricoles. Les bains de rouissage, où les tiges de chanvre trempaient pendant plusieurs jours, font partie intégrante du paysage rural.

Charlemagne et la structuration de la filière

Comprenant l’importance stratégique du chanvre, Charlemagne encourage activement sa culture. Dans plusieurs Capitulaires, il impose même aux domaines royaux d’en cultiver. Le chanvre devient ainsi une ressource stratégique pour l’économie, la défense (cordages, arcs, voiles) et les infrastructures.

L’influence du monde arabe sur le développement du papier

À partir du XIᵉ siècle, le monde arabe introduit en Europe de nouvelles techniques de fabrication du papier à partir du chanvre. L’Andalousie devient alors l’un des premiers centres papetiers d’Europe. Cette innovation va transformer durablement la diffusion du savoir et la production de documents.

Hildegarde de Bingen : la reconnaissance médicale du chanvre

Au XIIᵉ siècle, Hildegarde de Bingen, abbesse et figure majeure de la médecine médiévale, utilise le chanvre pour soigner différentes affections : inflammations, douleurs digestives, nausées. Ses écrits constituent l’un des témoignages les plus clairs de l’usage médicinal du chanvre en Europe médiévale.

La Renaissance : un âge d’or pour la navigation et la science

La Renaissance marque un tournant majeur dans l’histoire du chanvre, en Europe comme en France. Cette période, située entre le XVe et le XVIe siècle, est celle des grandes explorations maritimes, de l’essor des sciences naturelles et d’un renouvellement des savoirs. Le chanvre devient alors plus indispensable que jamais.

Le chanvre, moteur incontournable des grandes explorations

Sans chanvre, aucune flotte européenne n’aurait pu prendre la mer. À cette époque, un seul navire consomme :

  • 60 à 80 tonnes de cordages en chanvre
  • 6 à 8 tonnes de voiles en fibres de chanvre
  • des filets, sangles, attaches, poulies et toiles renforcées

Le chanvre, par sa résistance exceptionnelle, est l’élément central de toute infrastructure maritime. Les grandes expéditions espagnoles, portugaises, françaises ou anglaises reposent en grande partie sur cette plante.

C’est également durant cette période que se structure le commerce maritime français. Les ports de Bretagne, de Normandie et de la façade atlantique deviennent des centres névralgiques d’échanges de chanvre.

La botanique moderne s’intéresse au chanvre

La Renaissance est aussi le moment où naît la botanique moderne. Des naturalistes comme Leonhart Fuchs, Otto Brunfels et Hieronymus Bock rédigent des herbiers illustrés qui documentent des centaines de plantes, dont le chanvre. Ces ouvrages, magnifiquement illustrés, servent de référence aux apothicaires, médecins et agriculteurs.

Ces botanistes décrivent :

  • les propriétés médicinales du chanvre
  • ses méthodes de culture
  • les différentes variétés
  • les distinctions entre chanvre textile et chanvre médicinal

Paracelse, figure essentielle de la médecine de la Renaissance, mentionne également le chanvre dans ses écrits sur les plantes analgésiques.

Les premières controverses religieuses

La Renaissance est aussi une période de tensions religieuses. À la fin du XVe siècle, l’Église voit d’un mauvais œil certaines pratiques liées aux plantes médicinales. Le chanvre, utilisé dans des préparations artisanales ou médicinales, est parfois associé à des rituels considérés comme païens.

Cette suspicion n’entraîne pas une interdiction générale, mais elle contribue à marginaliser certains savoirs médicinaux transmis jusque-là dans des traditions locales ou monastiques.

L’essor du chanvre en France : du XVIIᵉ siècle à la Révolution

La période moderne, du XVIIᵉ au XVIIIᵉ siècle, est celle où le chanvre en France atteint son apogée. Jamais la plante n’aura été aussi stratégique pour l’économie, la marine et l’industrie.

Colbert et la puissance maritime française

Lorsque Louis XIV cherche à renforcer la puissance navale française, son ministre Jean-Baptiste Colbert comprend immédiatement l’importance du chanvre. Pour construire une flotte capable de rivaliser avec l’Angleterre et les Provinces-Unies, la France a besoin d’une quantité colossale de cordages et de voiles.

En 1666, Colbert fait construire l’un des édifices les plus emblématiques de l’histoire maritime : la Corderie Royale de Rochefort.

La Corderie Royale : un monument dédié au chanvre


Longue de plus de 370 mètres, la Corderie Royale est un chef‑d’œuvre architectural. Elle est spécifiquement conçue pour fabriquer des cordages gigantesques destinés aux navires du Roi-Soleil.

Pour alimenter cette manufacture, la culture du chanvre explose dans plusieurs régions françaises :

  • Bretagne
  • Anjou
  • Vallée de la Loire
  • Bourgogne

Ces territoires deviennent les greniers à fibres du royaume.

Le commerce du chanvre en Europe

La France n’est pas seule dans la course. Les marines anglaise et hollandaise achètent du chanvre de Livonie (actuels pays baltes), considéré comme l’un des meilleurs du continent grâce à ses fibres longues, souples et particulièrement résistantes.

Le commerce du chanvre structure alors une grande partie des relations économiques entre les royaumes européens.

Le chanvre traverse l’Atlantique

À partir du XVIᵉ siècle, les colons européens introduisent le chanvre en Amérique. George Washington lui-même note dans son journal : « Semez autant de graines de chanvre indien que possible. »

Au Canada, plusieurs politiques encouragent les colons à cultiver du chanvre pour l’industrie textile et la fabrication de papier. Cette implantation sera déterminante pour l’histoire du chanvre nord-américain.

Le XIXᵉ siècle : l’âge d’or du chanvre médicinal

Le XIXᵉ siècle marque une période fascinante de l’histoire du chanvre : son usage médical connaît un essor spectaculaire. Les progrès de la médecine et l’ouverture des échanges internationaux permettent aux médecins européens de redécouvrir les propriétés thérapeutiques du cannabis.

Les teintures et préparations pharmaceutiques

À cette époque, de nombreuses pharmacies vendent des teintures au chanvre, principalement utilisées pour :

  • soulager les douleurs chroniques
  • réduire les crampes
  • apaiser les migraines
  • favoriser le sommeil

Ces préparations sont courantes en Angleterre, en France et aux États-Unis.

La reine Victoria et les usages féminins du chanvre

L’un des témoignages les plus connus de cette époque est celui de la reine Victoria, qui consommait des teintures de cannabis pour soulager ses douleurs menstruelles. Son médecin personnel, Sir John Russell Reynolds, encense les vertus thérapeutiques du cannabis dans plusieurs écrits médicaux.

Les laboratoires pharmaceutiques s’emparent du cannabis

Des entreprises américaines comme Eli Lilly commercialisent des extraits standardisés, garantissant une dose constante et sécurisée. Le chanvre entre alors pleinement dans la médecine occidentale.

Le XXᵉ siècle : déclin brutal, interdictions et disparition d’une filière

Le XXᵉ siècle marque une rupture drastique dans l’histoire du chanvre, en France comme dans le reste du monde. Alors qu’il était une ressource stratégique depuis des millénaires, la plante est progressivement abandonnée, voire diabolisée, sous l’effet combiné de l’évolution industrielle et des politiques internationales.

L’arrivée des fibres modernes : le chanvre devient « trop cher »

À partir du début du siècle, les fibres naturelles doivent affronter une concurrence nouvelle :

  • le coton, importé massivement et à faible coût
  • la pâte de bois, qui révolutionne la fabrication du papier
  • les fibres synthétiques, dont le nylon (inventé en 1935), qui s’impose comme une alternative solide et bon marché

Face à ces matériaux industriels, le chanvre est jugé « trop laborieux » à produire, trop coûteux à transformer et moins flexible que les matières synthétiques nouvellement disponibles.

La filière s’effondre rapidement :

  • 1840 : 176 000 hectares de chanvre cultivés en France
  • 1939 : 3 400 hectares seulement

Une chute de plus de 95 %, inédite dans l’histoire agricole française.

La campagne américaine contre le cannabis

le chanvre en France

En parallèle, les États-Unis lancent une vaste campagne de propagande contre le cannabis, inspirée par :

  • des intérêts industriels (pétrochimie, nylon, pâte à papier)
  • des motifs raciaux et sociaux
  • la volonté de criminaliser certains usages culturels liés aux communautés afro-américaines et mexicaines

En 1937, le Marihuana Tax Act interdit presque totalement la production et l’usage du cannabis, sans différencier chanvre industriel et cannabis psychotrope.

Cette confusion volontaire se répand ensuite en Europe, où l’image du cannabis devient négative. Le chanvre industriel, pourtant non psychotrope, est entraîné dans le même discrédit.

La Seconde Guerre mondiale : une courte résurgence

Ironiquement, le chanvre est temporairement réhabilité pendant la Seconde Guerre mondiale. Les besoins militaires américains étant immenses, l’État lance la campagne « Hemp for Victory », encourageant les agriculteurs à replanter du chanvre pour les cordages, parachutes et équipements.

Mais après la guerre, la plante est de nouveau abandonnée.

La renaissance du chanvre en France : une révolution scientifique et agricole

Après plusieurs décennies de méfiance et d’oubli, le chanvre signe son grand retour dans les années 1960-1970. La France joue un rôle majeur dans cette renaissance, grâce à ses instituts de recherche et à la volonté de relancer une filière agricole durable.

Les variétés monoïques : une avancée mondiale

L’une des percées les plus importantes provient des travaux de :

  • l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique)
  • la FNPC (Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre)

Ces organismes mettent au point des variétés dites monoïques, c’est‑à‑dire réunissant fleurs mâles et femelles sur un même plant. Ces variétés sont :

  • plus stables
  • plus productives
  • plus faciles à cultiver
  • plus adaptées aux standards industriels

Surtout, elles affichent un taux de THC très faible, compatible avec la réglementation européenne.

Cette innovation va non seulement sauver la filière française, mais aussi inspirer l’ensemble de l’Europe.

Les nouveaux usages du chanvre moderne

Avec la réouverture de la filière, le chanvre trouve de nouvelles applications :

  • matériaux biosourcés : béton de chanvre, isolants écologiques
  • automobile : biocomposites pour panneaux intérieurs
  • textile écoresponsable : fibres durables et biodégradables
  • papeterie moderne
  • alimentation : graines décortiquées, huiles riches en omégas
  • cosmétiques
  • produits bien-être : extraits de chanvre riches en CBD

La plante retrouve ainsi une place centrale dans l’agriculture française, répondant aux besoins écologiques et économiques modernes.

Le chanvre, une plante écologique par excellence

Le succès contemporain du chanvre ne tient pas uniquement à son histoire : il s’explique aussi par ses qualités environnementales exceptionnelles.

Pourquoi le chanvre est-il champion de l’écologie ?

Parce qu’il nécessite :

  • aucun pesticide
  • très peu d’eau
  • un cycle court (4 à 5 mois)
  • une forte capacité de captation du CO₂
  • une régénération des sols grâce à ses racines profondes
  • une grande résistance naturelle aux maladies

Ces qualités en font l’une des cultures les plus écologiques au monde.

Le chanvre dans l’écoconstruction

Le béton de chanvre, mélange de chènevotte et de chaux, est devenu un matériau phare dans la construction écoresponsable. Il offre :

  • une excellente isolation thermique
  • une régulation naturelle de l’humidité
  • une empreinte carbone faible

Les maisons en chanvre se multiplient en France, illustrant le potentiel moderne de cette plante millénaire.

Du chanvre agricole au CBD : une transition naturelle

Le retour du chanvre dans l’agriculture française coïncide avec la découverte, dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, de nouvelles molécules issues de la plante : les cannabinoïdes.

La découverte du THC et du CBD

En 1964, le professeur israélien Raphael Mechoulam isole le THC, puis le CBD. Ces découvertes révolutionnent la compréhension du cannabis.

Le CBD se distingue par :

  • son absence d’effet psychotrope
  • son profil de sécurité très élevé
  • ses propriétés apaisantes
  • sa bonne tolérance

Le CBD, héritier moderne d’une plante ancienne

Pendant des millénaires, le chanvre a servi à :

  • naviguer
  • se vêtir
  • bâtir
  • se nourrir
  • soulager

Le CBD s’inscrit simplement dans la continuité de cette histoire. Il représente un usage moderne, adapté aux besoins contemporains de bien-être, sans effet planant et en respectant les normes européennes.

Chanvre, cannabis, CBD : clarifier enfin les différences

L’une des grandes confusions actuelles concerne l’usage des termes chanvre, cannabis et CBD. La plupart des consommateurs n’ont qu’une vision floue de ces distinctions, entretenue par des décennies d’amalgames et de politiques contradictoires. Pour comprendre le rôle du chanvre en France aujourd’hui, il est essentiel de rétablir une définition claire.

Le cannabis récréatif : des variétés riches en THC

Le cannabis destiné à un usage récréatif est sélectionné pour ses concentrations élevées en THC, une molécule psychotrope responsable :

  • des effets planants
  • de l’altération de la perception
  • de l’euphorie ou de la somnolence selon les variétés

Ces plantes affichent des taux de THC allant de 5 % à plus de 30 % dans certaines génétiques modernes. En France et dans la majorité de l’Europe, ces variétés sont classées comme stupéfiants.

Chanvre agricole : des variétés légales et non psychotropes

Le chanvre industriel, celui cultivé légalement en France, appartient également à l’espèce Cannabis sativa L., mais ses caractéristiques sont très différentes :

  • taux de THC inférieur à 0,3 % (limite européenne)
  • plantes sélectionnées pour leurs fibres, leurs graines ou leur chènevotte
  • semences obligatoirement issues du catalogue européen
  • culture strictement encadrée

Le chanvre agricole n’a aucun effet psychotrope et ne peut produire de « high ».

Le CBD : une molécule extraite du chanvre

Le CBD (cannabidiol) est l’un des nombreux cannabinoïdes présents dans la plante. Contrairement au THC :

  • il n’altère pas la conscience
  • n’entraîne pas de dépendance
  • ne produit aucun effet planant
  • est bien toléré par la majorité des consommateurs

Le CBD peut être extrait :

Cette distinction est cruciale : Le CBD n’est pas du cannabis récréatif.

Le chanvre en France aujourd’hui : sécurité, traçabilité et cadre légal

Le renouveau du chanvre en France s’accompagne d’un cadre réglementaire strict, pensé pour rassurer les consommateurs et garantir des produits sûrs et contrôlés.

Les variétés autorisées

En France, seules les variétés présentant un taux de THC inférieur à 0,3 % sont autorisées. Ces semences proviennent du catalogue européen, ce qui assure :

  • une génétique stable
  • une traçabilité complète
  • une conformité aux normes agricoles

Les producteurs doivent respecter plusieurs obligations :

  • déclarer leurs parcelles en préfecture
  • fournir des certificats de semences
  • réaliser des analyses
  • respecter les seuils légaux

Traçabilité et analyses en laboratoire

La chaîne de production moderne impose une transparence totale. Chaque lot de fleurs, huiles ou extraits doit pouvoir être tracé depuis le champ jusqu’au produit final.

Les analyses recherchent :

  • la teneur en CBD
  • la teneur en THC
  • l’absence de solvants résiduels
  • l’absence de pesticides
  • l’absence de métaux lourds
  • la pureté microbiologique

Ces contrôles assurent la sécurité des consommateurs et le respect de la réglementation française.

Pourquoi cette traçabilité est essentielle

Le marché du CBD a connu une croissance rapide. Pour éviter les dérives, il est important de :

  • distinguer les produits conformes des produits douteux
  • éviter les extraits importés sans contrôle
  • protéger les consommateurs contre les produits non analysés

La France fait partie des pays les plus exigeants d’Europe en matière de contrôle.

Le rôle de Hemp Selection : exigence, transparence et expertise

Dans ce contexte moderne, Hemp Selection adopte une approche rigoureuse fondée sur la qualité, la traçabilité et l’accompagnement du consommateur.

Une sélection exigeante

Chaque produit proposé par Hemp Selection répond à des critères précis :

  • conformité totale à la réglementation française
  • analyses complètes effectuées en laboratoire
  • origine contrôlée
  • absence d’additifs indésirables
  • qualité aromatique naturelle
  • absence de cannabinoïdes de synthèse

Une expertise au service des clients

Hemp Selection accompagne les clients grâce à :

  • des conseils personnalisés
  • une approche pédagogique
  • une vraie connaissance des produits
  • une expérience solide dans le domaine du chanvre et de la vape

En boutique, cette exigence s’applique à toute la gamme :

Chaque catégorie est sélectionnée selon un cahier des charges strict pour garantir une expérience fiable, cohérente et adaptée aux besoins des consommateurs.

Une transparence totale

Les produits vendus en boutique sont accompagnés :

  • de certificats d’analyse
  • d’informations sur l’origine des extraits
  • de recommandations claires d’utilisation

Cette transparence est essentielle pour instaurer un climat de confiance.

Conclusion : une plante ancienne au cœur du monde moderne

L’histoire du chanvre est celle d’une plante qui traverse les âges, les civilisations et les continents. De la préhistoire aux empires antiques, du Moyen Âge aux grandes explorations, de la marine française aux laboratoires pharmaceutiques du XIXᵉ siècle, le chanvre a accompagné l’humanité dans toutes ses évolutions.

Le chanvre en France, un patrimoine vivant

Après une disparition presque totale au XXᵉ siècle, le chanvre en France renaît grâce à la recherche, à la transition écologique et aux usages modernes du CBD. Cette renaissance témoigne :

  • de l’adaptabilité de la plante
  • de l’évolution des besoins
  • de la volonté de produire de manière plus responsable

Héritage et renouveau

Aujourd’hui, le chanvre permet de :

  • construire plus écologiquement
  • se soigner autrement
  • produire localement
  • réduire l’impact environnemental
  • proposer des solutions naturelles de bien-être

La boucle est bouclée : une plante ancienne répond désormais aux enjeux modernes.

Le chanvre n’est pas une mode. C’est une histoire humaine, riche et toujours en mouvement.

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La désinformation sur la vape : un frein à la santé publique

désinformation sur la vape

Comment la désinformation façonne la perception de la vape

La désinformation sur la vape constitue aujourd’hui l’un des plus grands obstacles à la réduction du tabagisme en France. Malgré un consensus scientifique clair sur son efficacité et sa moindre nocivité, la vape reste souvent présentée dans les médias comme un produit dangereux, voire comparable au tabac. Cette confusion nuit gravement à la santé publique. Elle empêche des millions de fumeurs d’adopter une solution pourtant reconnue comme l’outil de sevrage le plus efficace à ce jour.

Le livre blanc ” Merci la Vape “, rédigé par des professionnels, des scientifiques et des associations, montre l’ampleur de cette désinformation. Cette désinformation n’est pas une question d’image. Elle a des conséquences directes et graves. La peur de vapoter maintient des fumeurs dans le tabac. Le tabac reste responsable de plus de 75 000 décès par an en France. À l’inverse, aucun décès n’a été attribué à l’usage de produits de vape conformes aux normes européennes. Comprendre comment cette méfiance s’est installée, et pourquoi elle persiste, est essentiel pour rétablir une information juste et responsable.

Pourquoi les médias se trompent sur la vape

Une couverture médiatique anxiogène

Depuis son apparition au début des années 2010, la vape est victime d’une couverture médiatique confuse. De nombreux articles et reportages, souvent sensationnalistes, entretiennent des amalgames entre cigarette électronique, tabac et drogues. Cette confusion s’explique par plusieurs facteurs : une méconnaissance du produit, un traitement journalistique parfois superficiel et une dépendance aux communiqués alarmistes sans vérification scientifique.

Les études citées par les médias sont fréquemment mal interprétées ou sorties de leur contexte. Un exemple marquant est celui de la crise de l’EVALI aux États-Unis en 2019. De nombreux journaux français ont présenté cet épisode comme la preuve de la dangerosité de la vape, alors que l’épidémie provenait en réalité de liquides frelatés contenant de l’acétate de vitamine E, utilisés dans des produits au THC vendus illégalement. Aucun lien n’a jamais été établi avec les e-liquides réglementés vendus en Europe.

L’impact sur la perception du public sur la cigarette électronique

Cette confusion médiatique a marqué durablement l’opinion publique. Selon Santé publique France, seuls 16 % des Français pensent que la vape est moins nocive que le tabac. Ce chiffre contraste avec des années de données scientifiques. Ce décalage montre une perception publique faussée. Il résulte d’une couverture médiatique qui met la peur en avant plutôt que la pédagogie.

On souligne également le rôle des titres anxiogènes formulés pour générer du clic : “La vape, un danger pour les jeunes“, “La cigarette électronique aussi nocive que le tabac“, “Les vapoteurs en danger“. Ces formules, répétées sur les grands médias, ancrent une peur injustifiée. Elles passent sous silence les éléments essentiels : l’absence de combustion, la réduction drastique des substances toxiques et le potentiel de la vape dans le sevrage tabagique.

La confusion entre nicotine et tabac

En France, de nombreux médias persistent à confondre nicotine et tabac. Or, la nicotine n’est pas cancérigène. C’est une molécule addictive, certes, mais elle ne provoque pas les maladies associées à la combustion du tabac. Le tabac tue à cause des goudrons, du monoxyde de carbone et des 7 000 substances toxiques issues de la combustion. Les e-liquides utilisés dans la vape sont composés de glycérine végétale, propylène glycol, arômes et nicotine purifiée, tous contrôlés par l’ANSES.

Cette désinformation constante crée un climat de suspicion injuste. Le public finit par associer la vape à un produit dangereux, alors qu’elle constitue un outil majeur de santé publique. Les journalistes ont pourtant un rôle déterminant : informer correctement, vulgariser sans déformer et aider à distinguer le vrai du faux. Le manque de rigueur médiatique est aujourd’hui l’un des principaux freins à la diffusion d’une information fiable sur la réduction des risques.

Ce que disent réellement les études sur la vape

Des preuves scientifiques solides

Contrairement à ce que laissent entendre certains médias, la littérature scientifique sur la vape est désormais abondante et cohérente. Plusieurs dizaines d’études internationales sont disponibles. Toutes démontrent que la cigarette électronique est nettement moins nocive que le tabac et plus efficace que les substituts nicotiniques pour arrêter de fumer.

Public Health England affirme depuis 2015 que la vape est au moins 95 % moins nocive que le tabac. Cette conclusion repose sur une analyse précise des composés chimiques issus du tabac. Les experts les ont comparés aux substances présentes dans la vapeur de cigarette électronique. Aucun goudron, ni monoxyde de carbone, ni particules solides cancérigènes n’y sont présents. Cette position a été confirmée par le Royal College of Physicians et l’Agence de santé du Royaume-Uni (UKHSA), qui considèrent la vape comme un instrument de santé publique.

Une efficacité prouvée pour le sevrage tabagique avec la cigarette électronique

La Cochrane Review, référence mondiale en matière d’évaluation scientifique, a publié le 29 janvier 2025 une méta-analyse portant sur 90 études. Elle conclut que la vape double les chances d’arrêt du tabac par rapport aux substituts classiques (patchs, gommes). En France, Santé publique France reconnaît également que la vape est l’outil le plus utilisé et le plus efficace pour cesser de fumer, devant tous les autres moyens disponibles.

Les études toxicologiques montrent aussi que les e-liquides respectent des seuils de sécurité très élevés. Les émissions de vape contiennent jusqu’à 200 fois moins de substances toxiques que la fumée de cigarette. L’absence de combustion change tout : c’est elle qui libère les goudrons et les particules fines responsables des cancers pulmonaires et des maladies cardiovasculaires.

Une réduction des risques démontrée

Les médias omettent souvent de rappeler que les rares substances détectées dans les aérosols de vape se situent à des niveaux comparables à ceux de l’air ambiant. Autrement dit, un vapoteur n’expose ni lui-même ni son entourage à un risque significatif. Plusieurs études françaises et européennes confirment qu’il n’existe pas de tabagisme passif lié à la vape.

Sur le plan de la dépendance, les données scientifiques contredisent de nombreuses idées reçues. Si la nicotine reste addictive, sa délivrance via la vape est plus lente et maîtrisée qu’avec une cigarette. Cette caractéristique aide les fumeurs à réduire progressivement leur consommation. De plus, la possibilité de choisir un dosage adapté de nicotine permet un sevrage progressif et efficace.

Enfin, les chercheurs insistent sur un point capital : aucune étude sérieuse n’a démontré que la vape constitue une porte d’entrée vers le tabac. Au contraire, les chiffres de l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT) montrent que la vape agit comme un détournement du tabac chez les jeunes. Les adolescents qui vapotent sont souvent d’anciens fumeurs ou des curieux occasionnels, et non des futurs fumeurs réguliers.

Un consensus scientifique clair sur la cigarette électronique

L’ensemble de ces données converge vers une conclusion : la désinformation sur la vape ne repose sur aucun fondement scientifique solide. Au contraire, les preuves s’accumulent depuis dix ans pour confirmer que la vape est un outil de réduction des risques efficace, sûr et indispensable dans la lutte contre le tabagisme.

Les conséquences sur la lutte contre le tabagisme

La désinformation sur la vape a un impact direct sur la santé publique. En entretenant la confusion entre vapotage et tabagisme, elle freine la transition des fumeurs vers une alternative beaucoup moins nocive. Ce phénomène est un véritable paradoxe français : alors que les pouvoirs publics encouragent la réduction des risques dans d’autres domaines (sécurité routière, alimentation, sexualité), la vape reste, elle, perçue avec suspicion.

La peur du vapotage décourage les fumeurs

Les campagnes de désinformation ont créé un climat de méfiance durable. Beaucoup de fumeurs hésitent à passer à la vape, pensant qu’elle est « aussi dangereuse que le tabac ». Selon une enquête Santé publique France, près de 60 % des fumeurs croient encore que la cigarette électronique provoque des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Ce manque de confiance maintient des millions de personnes dans le tabagisme, alors que la vape leur offrirait une chance réelle d’arrêter.

En comparaison, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande ont adopté une politique inverse : informer plutôt qu’interdire. Le NHS britannique recommande officiellement la vape comme outil de sevrage tabagique. Résultat : la prévalence du tabagisme y a chuté de façon spectaculaire, atteignant son niveau le plus bas depuis cinquante ans. En France, au contraire, la désinformation et l’absence de communication positive entretiennent le statu quo.

L’effet des politiques mal informées

Cette désinformation n’est pas sans conséquence politique. Lorsqu’une partie de la population croit que la vape est nocive, les décideurs se sentent légitimes pour restreindre son accès. On observe alors un cercle vicieux : plus la réglementation devient contraignante, plus la perception du risque augmente. Ce mécanisme, décrit comme un « effet miroir », alimente la peur au lieu de la dissiper.

L’idée d’une taxe spécifique sur les produits de la vape, proposé dans l’article 23 du PLF 2026, illustre ce problème. Assimiler la vape au tabac en matière fiscale envoie un signal négatif aux consommateurs : si c’est taxé comme le tabac, c’est que c’est aussi dangereux. Ce message va à l’encontre des recommandations de nombreux experts en santé publique. Ces derniers rappellent que chaque fumeur qui passe à la vape réduit drastiquement ses risques de cancer, d’infarctus et de bronchite chronique.

Le paradoxe français sur la vape

La France dispose d’une des meilleures filières vape au monde, mais peine à reconnaître son potentiel sanitaire. Les normes AFNOR, la traçabilité des e-liquides et la transparence des fabricants garantissent une sécurité élevée. Pourtant, cette excellence industrielle et scientifique reste souvent occultée par des discours alarmistes. Cette contradiction décourage l’innovation et affaiblit les efforts de prévention.

La désinformation sur la vape n’est pas un simple problème de communication. C’est un obstacle majeur à la réduction du nombre de fumeurs, et donc à la baisse de la mortalité liée au tabac. En freinant la diffusion d’un outil de sevrage efficace, elle prive la santé publique d’un levier puissant.

Comment s’informer correctement sur la vape

Face à la désinformation sur la vape, il devient essentiel d’identifier des sources fiables. L’accès à une information claire et fondée sur les faits permet de lutter contre les idées reçues et d’encourager les fumeurs à faire un choix éclairé.

Les organismes de référence au sujet de la cigarette électronique

Plusieurs institutions de santé publique se sont exprimées sans ambiguïté. Santé publique France, Public Health England, la Cochrane Review et le Royal College of Physicians reconnaissent la vape comme un outil de réduction des risques. Leurs publications détaillent les avantages sanitaires du vapotage, notamment la baisse des substances toxiques inhalées et la diminution du nombre de fumeurs quotidiens.

Il est recommandé de s’appuyer sur les travaux de l’Académie nationale de médecine, qui invite à considérer la vape comme une solution pragmatique. Elle rappelle que la peur du vapotage conduit certains fumeurs à retarder leur sevrage, augmentant ainsi les risques de maladies graves.

Le rôle des acteurs indépendants de la vape

Les associations et professionnels du secteur jouent un rôle déterminant dans la diffusion d’une information fiable. La FIVAPE, la Sovape et le collectif Merci la Vape publient régulièrement des synthèses vulgarisées des études scientifiques. Ces acteurs indépendants s’attachent à démêler les faits des rumeurs et à promouvoir la transparence auprès des consommateurs.

Les boutiques spécialisées indépendantes, elles aussi, participent à cet effort de pédagogie. Contrairement aux buralistes ou aux plateformes sans accompagnement, elles offrent des conseils personnalisés, aident à ajuster le dosage en nicotine et orientent vers des produits conformes. Ces interactions de terrain jouent un rôle clé dans la réussite du sevrage.

Développer l’esprit critique

S’informer correctement, c’est aussi apprendre à repérer les biais. Un titre alarmiste ou un article sans source scientifique doit immédiatement éveiller la méfiance. Vérifier les origines des données, identifier les études citées et consulter plusieurs sources sont des réflexes indispensables. Il est important de replacer chaque information dans son contexte : une étude isolée ne suffit jamais à conclure.

Les consommateurs, mais aussi les journalistes, doivent s’armer d’un esprit critique face à la désinformation sur la vape. Comme le rappelle le collectif Merci la Vape, « l’urgence n’est pas de créer la peur, mais de restaurer la confiance ». Une communication fondée sur la science et la transparence est la seule voie pour rétablir un climat de confiance durable.

Hemp Selection, acteur engagé contre la désinformation sur la vape

En tant que boutique spécialisée indépendante, Hemp Selection s’engage activement à combattre la désinformation sur la vape. Nous défendons une approche pédagogique fondée sur la science et la réduction des risques. Basée à Tours, nous accompagnons les fumeurs dans leur sevrage tabagique à travers des conseils personnalisés, des produits transparents et une sélection rigoureuse d’e-liquides sans sucralose.

Membre du réseau Fuutur, nous nous efforçons de promouvoir les bonnes pratiques et participer à l’effort collectif pour rétablir la vérité sur la vape. L’équipe sensibilise nos clients sur l’importance de la nicotine dans la réussite du sevrage, tout en collaborant avec les professionnels de santé de Tours pour proposer des rendez-vous d’accompagnement personnalisés.

À travers cette démarche, nous agissons comme un relais d’information fiable et un partenaire local de santé publique. Notre objectif : aider les fumeurs à s’informer, à comprendre et à reprendre le contrôle de leur sevrage dans un cadre sûr, encadré et indépendant.

Conclusion

La désinformation sur la vape compromet les progrès accomplis dans la lutte contre le tabagisme. Elle entretient la peur, freine les politiques de santé publique et empêche des millions de fumeurs de bénéficier d’une alternative moins nocive. Les preuves scientifiques sont pourtant claires : la vape réduit considérablement les risques liés au tabac et favorise le sevrage durable.

Rappelons qu’une information juste et vérifiable est un outil de santé publique à part entière. En s’appuyant sur les données scientifiques, les acteurs de la vape indépendante, les professionnels de santé et les médias responsables peuvent contribuer à inverser la tendance. Il ne s’agit plus de défendre un produit, mais de promouvoir un principe : celui du droit à une information fondée sur la vérité.

Pourquoi parle-t-on de désinformation sur la vape ?

Parce que de nombreux médias diffusent des informations partielles ou fausses, souvent confondant tabac et vapotage.

La vape est-elle reconnue par les autorités de santé ?

Oui. Santé publique France, Public Health England et la Cochrane Review confirment qu’elle est bien moins nocive que le tabac.

Quels sont les effets de la désinformation sur la santé publique ?

Elle décourage les fumeurs de passer à la vape, maintenant ainsi un fort taux de tabagisme et de mortalité évitable.

Comment s’informer correctement sur la vape ?

En consultant des sources fiables : Santé publique France, Sovape, FIVAPE, Merci la Vape et les publications scientifiques reconnues.

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La filière française de la vape : un modèle d’éthique et d’indépendance

filière vape française

Comment la filière vape française s’est imposée comme modèle d’indépendance

La filière vape française s’impose aujourd’hui comme un modèle d’éthique, d’indépendance et d’innovation. Issue d’une dynamique citoyenne, elle s’est développée loin des grands groupes du tabac et des logiques industrielles opaques. Sa force repose sur la passion de ses acteurs et la rigueur de ses normes. Tous partagent un engagement commun pour réduire les risques liés au tabac. Dans un contexte de désinformation croissante, comprendre la spécificité de la filière française devient essentiel. Cette compréhension permet de défendre un véritable outil de santé publique.

Une filière vape née de la passion

Cette filière vape française est avant tout une aventure humaine. Née de l’initiative de fumeurs cherchant une alternative crédible à la cigarette, elle s’est construite par le bas, en dehors de l’industrie du tabac. Dès 2013, des vapoteurs passionnés ouvrent leurs premières boutiques, créent leurs propres e-liquides et conçoivent des dispositifs plus performants. Cette effervescence marque la naissance d’un écosystème indépendant, fondé sur la curiosité, la solidarité et la recherche constante d’efficacité.

Contrairement à d’autres industries façonnées par des intérêts financiers, la vape française s’est développée dans un esprit d’entraide. Les premiers professionnels du secteur étaient souvent d’anciens fumeurs, motivés par une conviction : aider d’autres à se libérer du tabac. De cette énergie collective sont nés des acteurs responsables, unis autour d’une même mission : proposer une vape sûre, transparente et accessible.

Rapidement, cette filière a trouvé sa structure. En 2013, la FIVAPE (Fédération Interprofessionnelle de la Vape) voit le jour. Elle regroupe aujourd’hui plus de 1150 adhérents, représentant environ 70 % de l’activité du secteur. Tous ses membres sont indépendants de l’industrie du tabac, une condition statutaire essentielle pour garantir la crédibilité et l’éthique de la filière. C’est cette indépendance qui fait la force du modèle français.

« La vape n’est pas un problème, c’est une solution. » — Extrait de la pétition Merci la Vape (2024)

La vape française est donc une filière citoyenne, née de la passion et animée par la volonté de contribuer à la santé publique. Ses acteurs ont su transformer une initiative individuelle en une dynamique collective structurée, créatrice d’emplois et d’espoir pour des millions de fumeurs.

Des normes sur les e-liquides exigeantes et responsables

La filière vape française s’est rapidement démarquée par son exigence. Consciente des enjeux sanitaires, elle a choisi la transparence et la rigueur dès ses débuts. En 2014, la France devient le premier pays au monde à adopter des normes AFNOR pour encadrer la fabrication et la vente des e-liquides.

Ces normes réunissent fabricants, scientifiques, professionnels de santé et associations de consommateurs. Leur objectif est de garantir une qualité irréprochable. Elles encadrent chaque aspect du vapotage : composition des e-liquides, pureté de la nicotine, sécurité des dispositifs et fiabilité des étiquettes. Chaque produit doit respecter des exigences strictes avant sa mise sur le marché.

L’approche française repose sur une logique de responsabilité partagée. Les fabricants suivent un cadre strict. Les distributeurs garantissent la traçabilité. Les autorités, comme l’ANSES, sont informées de chaque produit mis sur le marché. Ce modèle participatif permet de maintenir un haut niveau de sécurité tout en favorisant l’innovation.

Le saviez-vous ?
La France est le premier pays à avoir créé des normes volontaires AFNOR sur les e-liquides. Ces normes définissent la pureté de la nicotine. Elles interdisent tout ingrédient cancérigène ou mutagène et garantissent une vape plus sûre pour les consommateurs.

Grâce à ces efforts, la vape française a bâti une réputation d’excellence. Aucun incident sanitaire grave lié à des produits réglementés n’a été recensé en plus de dix ans d’existence. Ce succès prouve que l’autorégulation, soutenue par des standards nationaux exigeants, peut être une voie efficace pour encadrer une filière innovante.

Les normes AFNOR françaises ont par ailleurs inspiré la création de standards européens et internationaux. La rigueur technique, la transparence des acteurs et la qualité de fabrication ont fait école. Le modèle français illustre parfaitement qu’une filière indépendante peut concilier sécurité, performance et éthique.

L’exemple vape française à l’international

La filière vape française ne se contente pas d’être exemplaire sur son territoire : elle rayonne à l’international. Reconnue pour sa qualité et son intégrité, elle influence aujourd’hui les pratiques de nombreux pays européens. L’approche hexagonale combine innovation, exigence sanitaire et indépendance, trois piliers qui font de la France un modèle unique.

Les marques françaises, qu’elles soient fabricants d’e-liquides ou concepteurs de matériel, jouissent d’une forte réputation. Leur savoir-faire s’appuie sur la maîtrise des arômes, la précision technique et une démarche de réduction des risques assumée. À l’image des grands succès de l’industrie française – gastronomie, parfumerie, cosmétique -, la vape hexagonale s’inscrit dans une logique d’excellence artisanale et scientifique.

Selon Santé publique France, plus de 3,5 millions de Français vapotent aujourd’hui, et 2,5 millions d’entre eux ont cessé de fumer grâce à la vape. Ces chiffres confirment le rôle crucial de la filière dans la lutte contre le tabagisme.

Une recherche et une indépendance reconnues sur la vape

Le livre blanc Merci la Vape souligne également le rôle moteur de la recherche française. Des collaborations public/privé se développent, associant laboratoires, industriels et professionnels de santé. Ces partenariats favorisent la connaissance scientifique, la transparence et la crédibilité internationale du secteur. Les innovations françaises en matière d’inhalation, par exemple, pourraient à terme s’appliquer à d’autres usages médicaux.

Ce dynamisme s’appuie sur une valeur essentielle : l’indépendance vis-à-vis de Big Tobacco. En refusant les partenariats avec les cigarettiers, la filière française a choisi une voie exigeante et vertueuse. Cette indépendance lui permet de défendre une vision claire de santé publique. Elle repose sur la réduction des risques et la liberté des consommateurs.

La vape française incarne ainsi un modèle durable. Ses acteurs défendent une approche pragmatique, fondée sur les preuves scientifiques et l’éthique professionnelle. Ce positionnement crédible explique pourquoi la France sert souvent d’exemple dans les débats mondiaux sur la réglementation du vapotage.

Pourquoi soutenir la vape indépendante

Soutenir la filière vape française, c’est défendre une approche de santé publique moderne et réaliste. C’est aussi protéger une économie locale, responsable et créatrice d’emplois. Les professionnels de la vape ne dépendent ni du tabac ni du médicament. Ils incarnent une troisième voie, fondée sur la réduction des risques, la liberté de choix et la responsabilité.

Le livre blanc Merci la Vape rappelle que les attaques contre la vape nuisent directement à la lutte contre le tabagisme. Taxer, restreindre ou assimiler la vape au tabac reviendrait à priver les fumeurs d’une solution efficace. Ces politiques fragilisent une filière exemplaire au profit des cigarettiers et des marchés parallèles.

L’indépendance des acteurs français est donc cruciale. En maintenant un cadre clair et équitable, les autorités peuvent garantir la pérennité d’une filière éthique tout en protégeant la santé des citoyens. La distinction entre la vape indépendante et l’industrie du tabac doit être explicitement reconnue dans les politiques publiques.

Au-delà de la santé, la vape française incarne un véritable modèle socio-économique. Elle fait vivre des milliers d’entreprises, de fabricants, de distributeurs et de commerçants passionnés. Ces acteurs défendent une consommation responsable et œuvrent chaque jour à améliorer les produits, les pratiques et la compréhension du vapotage.

Dans un paysage souvent brouillé par la désinformation, soutenir la filière vape française, c’est aussi soutenir le droit à une information loyale et fondée sur la science. C’est affirmer que la réduction des risques mérite mieux que le dénigrement et les amalgames. C’est enfin choisir un modèle de santé publique ancré dans la raison, l’éthique et l’efficacité.

Hemp Selection, acteur engagé de la filière vape française

Membre actif de la filière vape française, Hemp Selection s’inscrit pleinement dans cette démarche éthique et indépendante. En tant que boutique spécialisée, nous défendons une approche centrée sur la santé publique et le sevrage tabagique par la vape.
Basés à Tours, nous accompagnons les fumeurs dans leur transition vers des alternatives moins nocives, en mettant l’accent sur l’importance de la nicotine dans le succès du sevrage et sur la transparence des e-liquides, notamment à travers une sélection sans sucralose.

Notre enseigne fait également partie du réseau Fuutur, un collectif de professionnels partageant des valeurs communes de qualité, d’indépendance et d’accompagnement des vapoteurs.
Fidèle à la philosophie de la filière, nous collaborons aujourd’hui avec des professionnels de santé de Tours, notamment les pneumologues, afin d’offrir un suivi personnalisé aux patients souhaitant arrêter le tabac via la vape. Une page dédiée permet de prendre rendez-vous pour un accompagnement individuel, alliant expertise, écoute et pédagogie.

À Tours, Hemp Selection s’impose comme un acteur de référence dans l’accompagnement au sevrage tabagique, contribuant à la diffusion d’une vape responsable et fondée sur les preuves scientifiques.

À travers ces initiatives, Hemp Selection participe activement à la promotion d’une vape indépendante, transparente et tournée vers la santé publique, fidèle à l’esprit de la filière française.

Conclusion

La filière vape française s’impose comme un pilier d’innovation, de responsabilité et d’indépendance. Issue d’une passion collective, encadrée par des normes exigeantes et reconnue à l’international, elle démontre qu’une approche fondée sur la science et la transparence peut sauver des vies.

Dans un contexte de défiance et de menaces réglementaires, il est essentiel de défendre cette filière unique, porteuse de valeurs et d’espoir pour des millions de fumeurs. Informer, former et accompagner les fumeurs vers la réduction des risques, c’est l’engagement que partage Hemp Selection au quotidien.

La filière vape française ne se contente pas de fabriquer des produits : elle construit un avenir plus sain, plus juste et plus libre.

Qu’est-ce qui distingue la filière vape française ?

Elle repose sur l’indépendance vis-à-vis de Big Tobacco, des normes strictes (AFNOR) et une éthique de transparence.

La vape française est-elle réellement plus sûre ?

Oui. Les produits sont soumis à des contrôles rigoureux et notifiés à l’ANSES. Aucun incident grave n’a été recensé en dix ans.

Pourquoi l’indépendance de la filière est-elle essentielle ?

Elle garantit que les décisions sont guidées par la santé publique, et non par les intérêts économiques de l’industrie du tabac.

Comment soutenir la filière vape française ?

En s’informant, en achetant auprès d’acteurs indépendants et en défendant une réglementation juste et fondée sur la science.

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Le CBD : Ce qu’en dit vraiment l’OMS et la loi française

statut légal du CBD

Cet article fait le point sur le statut légal du CBD en France et sur les recommandations officielles de l’OMS.

Le CBD selon l’OMS : une molécule sûre et non addictive

Le CBD, ou cannabidiol, est une molécule naturellement présente dans le chanvre, plante également connue sous le nom de cannabis. Contrairement au THC, le CBD n’a aucun effet psychotrope. Il ne provoque ni euphorie, ni dépendance. C’est cette distinction fondamentale qui a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à s’y intéresser de près.

En 2017, l’OMS a publié un rapport historique sur le cannabidiol. Ses experts y affirment : « à l’état pur, le CBD ne semble pas présenter de potentiel d’abus ni être nocif pour la santé ». En conséquence, l’OMS a recommandé de ne pas classer le CBD parmi les substances contrôlées au niveau international.

Lors de la 40e réunion de son Comité d’experts sur la dépendance aux drogues (ECDD), en 2018, l’OMS a confirmé cette position. Le Comité a conclu que le CBD ne présentait « aucun risque d’abus, de dépendance ou d’effets nocifs majeurs ». Le cannabidiol a donc été reconnu comme une substance sûre, bien tolérée et sans danger pour la santé publique.

Cette recommandation a été transmise aux Nations Unies en juillet 2018. Elle a ouvert la voie à une distinction claire entre le CBD et les drogues classées comme stupéfiants. Pour les consommateurs, cette décision marque un tournant. Le CBD n’est plus perçu comme une substance illicite, mais comme un composant naturel aux propriétés bien-être reconnues.

Une reconnaissance internationale mais des législations nationales

L’OMS ne légifère pas : ses recommandations ont une portée consultative. Chaque État reste libre d’appliquer ou non ces conclusions. Néanmoins, l’avis de l’OMS a eu un impact majeur sur les politiques nationales. Il a renforcé la crédibilité scientifique du CBD et légitimé son usage dans de nombreux pays.

En Europe, cette position a contribué à l’évolution des lois encadrant le cannabidiol. Plusieurs États membres ont assoupli leur réglementation, autorisant la commercialisation de produits à base de CBD dès lors qu’ils ne contiennent pas de THC ou un taux très faible.

Pour les défenseurs du CBD, cette reconnaissance internationale constitue une victoire importante. Elle protège les consommateurs, les producteurs et les commerces spécialisés face aux amalgames avec le cannabis récréatif.

En France : un cadre juridique longtemps flou

Le statut légal du CBD a longtemps été incertain, entre interdiction partielle et tolérance encadrée. Historiquement, la loi du 12 juillet 1916 a introduit la notion de stupéfiant en droit français, puis un arrêté du 22 février 1990 a classé les variétés de cannabis comme substances interdites, sauf exceptions précises.

Cet arrêté autorisait uniquement l’exploitation des fibres et graines de chanvre dont le taux de THC ne dépassait pas 0,2 %. En revanche, l’utilisation des fleurs et feuilles restait strictement interdite.

Cette situation a provoqué une insécurité juridique pour les acteurs du secteur. Tout a changé en 2020, avec l’affaire Kanavape. Cette e-cigarette au CBD, produite en République tchèque et vendue en France, a conduit la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) à se prononcer.


La CJUE a estimé que le CBD extrait de chanvre cultivé légalement dans un autre État membre n’est pas un stupéfiant. Elle a estimé que l’interdiction française constituait une entrave à la libre circulation des marchandises. Cette décision a obligé la France à revoir sa réglementation.

L’évolution récente du cadre légal français

Le 31 décembre 2021, un nouvel arrêté a remplacé celui de 1990. Il autorise désormais la culture, l’importation et la commercialisation des variétés de Cannabis sativa L. contenant moins de 0,3 % de THC. Ce seuil harmonise la France avec les standards européens.

Cependant, le texte interdisait encore la vente de fleurs CBD et de feuilles brutes, même dépourvues de propriétés stupéfiantes. Cette interdiction a rapidement été contestée par les professionnels du secteur.


Plusieurs acteurs ont saisi le Conseil d’État, qui a suspendu cette interdiction en janvier 2022, estimant qu’aucun risque avéré pour la santé publique ne la justifiait. En décembre 2022, la haute juridiction a annulé définitivement cette partie de l’arrêté. Le Conseil d’État a rappelé que le CBD n’est pas un produit stupéfiant et qu’aucune donnée scientifique ne justifie une interdiction générale de sa commercialisation.


Depuis, la France autorise la vente de fleurs et de produits contenant du CBD, à condition qu’ils respectent le taux maximal de THC de 0,3 %.

CBD, santé et conduite : des nuances importantes

Le CBD est légal, mais certaines précautions demeurent. En juin 2023, la Cour de cassation a précisé que l’infraction de conduite sous stupéfiant pouvait être retenue si un test salivaire détecte la présence de THC, même en très faible quantité. Le CBD en lui-même n’est pas concerné, mais certains produits peuvent contenir des traces détectables de THC.

Autrement dit, un consommateur de CBD ne risque pas de sanction tant qu’il respecte les taux légaux et évite de conduire immédiatement après usage. Les produits de qualité, testés en laboratoire, minimisent ces risques.

Ce qu’il faut retenir

Le statut légal du CBD est aujourd’hui clairement défini en France :

  • Le CBD n’est pas une drogue.
  • Sa vente et sa consommation sont autorisées, sous réserve d’un taux de THC inférieur à 0,3 %.
  • Les fleurs CBD et feuilles peuvent être vendues légalement depuis la décision du Conseil d’État de décembre 2022.
  • La conduite après consommation reste à éviter en raison des résidus possibles de THC.

Le cadre législatif français continue d’évoluer, mais les bases sont désormais solides. Les consommateurs peuvent utiliser du CBD en toute légalité, dans le respect des règles de sécurité et de qualité.

Le CBD en 2025 : une filière menacée par le projet de loi de finances

Un retour de l’incertitude pour la filière CBD

Alors que la filière CBD semblait enfin stabilisée, une nouvelle tempête se lève. Le projet de loi de finances 2026, actuellement examiné à l’Assemblée nationale, inquiète toute la profession. Derrière des termes techniques se cache une réforme qui pourrait fragiliser un secteur déjà éprouvé. Producteurs, boutiques et consommateurs redoutent une double peine : une taxe comparable à celle du tabac et une restriction des circuits de vente.

Une taxe d’accise digne du tabac

L’article 23 du projet de loi prévoit d’imposer un droit d’accise sur les produits contenant du CBD. Concrètement, cela reviendrait à taxer le CBD comme les cigarettes, avec un taux compris entre 25,7 % et 51 %, en plus de la TVA. Une fleur de CBD serait ainsi fiscalisée comme un produit du tabac, alors même que le cannabidiol n’est ni addictif ni dangereux selon l’OMS.

L’objectif officiel serait d’encadrer la consommation. Mais le flou persiste sur la justification sanitaire de cette mesure. En pratique, les petits producteurs, qui travaillent souvent en circuit court, risquent de voir leurs marges s’effondrer. Les prix pour les consommateurs pourraient augmenter de 45 % à 193 %, selon les calculs de l’Union des Professionnels du CBD (UPCBD)

Des restrictions de vente inquiétantes

Autre point de tension : un nouvel article du Code de la santé publique réserverait la distribution des produits à base de CBD aux bureaux de tabac ou à des établissements agréés par l’administration. Les critères de cet agrément restent flous. Cela signifierait l’exclusion des boutiques spécialisées, des marchés et des producteurs indépendants.

Pour les agriculteurs et commerçants, c’est une catastrophe annoncée. Arthur Gallien-Gy, producteur en Côte-d’Or, résume l’inquiétude : « Si c’est adopté, c’est fini, je change de métier. » Selon lui, seule une poignée d’exploitations survivraient à ces nouvelles règles. La plupart des acteurs de proximité, qui ont investi dans le chanvre pour se diversifier, risqueraient de disparaître.

Des conséquences économiques et sociales majeures

Le marché du CBD en France représente aujourd’hui près de 850 millions d’euros et 35 000 emplois. Plus de 2 000 boutiques spécialisées dynamisent les centres-villes et près d’un millier de producteurs font vivre les campagnes. Une taxe d’accise et une distribution réservée aux buralistes mettraient cet équilibre en péril.

Les consommateurs aussi seraient perdants. Acheter du CBD au bureau de tabac, sans conseil ni garantie de qualité, irait à l’encontre des efforts menés ces dernières années pour encadrer le marché et éduquer les usagers.

Une filière en résistance : la pétition de l’UPCBD

Face à cette menace, l’UPCBD a lancé une pétition nationale pour sauver la filière. L’organisation alerte sur les conséquences économiques et sociales d’une telle fiscalité : destruction massive d’emplois, fermeture de commerces, et retour du marché noir. Selon l’association, cette politique fiscale pénaliserait les consommateurs les plus fragiles et compromettrait les efforts de santé publique visant à réduire le tabagisme.

L’Union des Professionnels du CBD plaide pour un encadrement clair et équilibré, fondé sur la qualité, la traçabilité et la proximité, plutôt que sur une assimilation au tabac. Elle rappelle que de nombreux Français utilisent le CBD comme alternative au cannabis ou au tabac, et qu’en rendre l’accès plus difficile serait un non-sens sanitaire.

Jusqu’au 23 décembre 2025, date prévue du vote final, la filière reste mobilisée. Les syndicats, producteurs et commerçants multiplient les actions pour sensibiliser les élus et défendre une économie locale, durable et responsable. L’avenir du CBD français se joue une nouvelle fois entre les lignes d’un texte budgétaire.

Conclusion : une molécule reconnue et encadrée

Comprendre le statut légal du CBD, c’est comprendre comment une molécule naturelle a trouvé sa place dans la loi française. Le CBD bénéficie aujourd’hui d’un statut clair, soutenu par les experts de l’OMS et la justice française. Cette reconnaissance internationale confirme son potentiel et sa sécurité d’emploi. Le cannabidiol s’impose comme un produit du bien-être moderne, à la croisée de la science et de la nature.

Chez Hemp Selection, nous défendons une information claire et transparente. Comprendre la légalité du CBD, c’est aussi comprendre pourquoi sa consommation responsable contribue à normaliser une molécule prometteuse, bénéfique et sûre.

FAQ sur le statut légal du CBD

Le CBD est-il légal en France en 2025 ?


Oui. Le statut légal du CBD est clair : il est autorisé en France dès lors que le taux de THC contenu dans le produit reste inférieur à 0,3 %. Ce seuil concerne toutes les formes de CBD : huiles, fleurs, résines, e-liquides ou cosmétiques. Les produits respectant cette limite peuvent être vendus et consommés librement.

Pourquoi parle-t-on encore d’incertitude autour du CBD ?


Parce que le cadre juridique évolue sans cesse. Après plusieurs années de décisions contradictoires, la loi française s’est alignée sur les recommandations de l’OMS et de la Cour de justice de l’Union européenne. Mais de nouvelles mesures fiscales, comme celles prévues dans le projet de loi de finances 2026, inquiètent la filière.

Peut-on conduire après avoir consommé du CBD ?


La prudence est de mise. Le CBD en lui-même n’est pas un stupéfiant, mais certains produits peuvent contenir des traces de THC détectables lors d’un contrôle salivaire à court terme. Pour éviter tout risque, attendez quelques heures avant de prendre le volant après avoir consommé du CBD.

Le CBD est-il une drogue ?


Non, absolument pas. Le cannabidiol (CBD) ne provoque ni dépendance ni effet psychotrope. L’OMS a confirmé en 2018 que le CBD était « bien toléré et sans danger ». C’est une substance naturelle issue du chanvre, utilisée pour le bien-être et la détente, sans aucun lien avec la consommation de cannabis récréatif.

Où acheter du CBD légalement en France ?


Les consommateurs peuvent acheter des produits au CBD dans les boutiques spécialisées, sur les sites en ligne français déclarés ou dans certains bureaux de tabac. Chez Hemp Selection, tous les produits respectent la réglementation européenne et contiennent moins de 0,3 % de THC.

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Ne tuez pas la vape !

vape un produit efficace

La vape, un produit efficace qu’on veut faire taire

La vape, un produit efficace pour arrêter de fumer, se retrouve aujourd’hui attaquée de toutes parts. En France, le projet de loi de finances 2026 prévoit de taxer les e-liquides comme s’il s’agissait de produits du tabac. Une absurdité. Une injustice. Et surtout, un recul majeur de santé publique.

En trois jours, plus de 100 000 citoyens ont signé une pétition historique : Ne tuez pas la vape ! Jamais la communauté des vapoteurs, des professionnels et des médecins n’avait été aussi unie. Car cette fois, c’est tout un outil de liberté qu’on cherche à abattre : la seule alternative crédible au tabac pour des millions de fumeurs français.

Cigarette électronique : dix ans de progrès menacés par une décision aveugle

Depuis plus d’une décennie, la vape sauve des vies. Deux millions de Français déclarent avoir arrêté de fumer grâce à elle. Ce succès n’a rien d’un hasard. Il repose sur une vérité simple : la vape reproduit la gestuelle, apporte la nicotine sans combustion, et réduit de plus de 95 % l’exposition aux substances toxiques contenues dans la fumée du tabac.

Mais voilà qu’aujourd’hui, les pouvoirs publics décident de la traiter comme un produit du tabac. Ce choix, dicté par une logique fiscale, efface d’un trait des années de travail, d’espoirs et de résultats concrets. Derrière la taxe, il y a un message : « La vape, c’est pareil que fumer ». C’est faux, et dangereux.

Le cri d’alarme du Pr Dautzenberg : ” Arrêtez de faire des bêtises !

Parmi les voix qui s’élèvent, celle du professeur Bertrand Dautzenberg résonne comme un rappel à la raison. Pneumologue, tabacologue, figure historique de la lutte contre le tabac, il a consacré cinquante ans de sa vie à sauver des fumeurs. Dans les colonnes du Journal International de Médecine, il appelle solennellement à ne pas confondre vape et tabac : « Arrêtez de faire des bêtises en attaquant la vape, un produit efficace pour accompagner la fin du tabac ! ».

Il rappelle que la vape est aujourd’hui le moyen le plus utilisé et le plus efficace pour arrêter de fumer. Les études Cochrane, références mondiales en médecine fondée sur les preuves, montrent qu’elle est plus performante que les substituts nicotiniques classiques. La nicotine est la même, mais la méthode change tout : gestes, plaisir, satisfaction immédiate. Voilà pourquoi la vape marche là où les patchs échouent.

Un outil de santé publique, pas une porte d’entrée vers le tabac

Les opposants à la vape agitent depuis des années le spectre de ” la porte d’entrée vers le tabagisme ” . Mais les faits, eux, racontent une autre histoire. Depuis 2014, les chiffres de l’Observatoire français des drogues et tendances addictives (OFDT) et des études européennes montrent une chute spectaculaire du nombre de jeunes fumeurs. Cinq fois moins à 16 ans. Deux fois moins à 18 ans. Et une baisse continue chez les 18-30 ans.

Le professeur Dautzenberg le dit clairement : les études qui affirment le contraire sont biaisées, car elles confondent corrélation et causalité. La vérité, c’est que la vape concurrence le tabac. Elle détourne les jeunes de la cigarette, au lieu de les y conduire. C’est un concurrent direct du tabac fumé, pas son allié.

Quand taxer la vape revient à protéger le tabac

En taxant la vape comme le tabac, le gouvernement commet une erreur fatale. C’est un cadeau fait à l’industrie la plus meurtrière de l’histoire moderne. Comme le souligne le professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de Genève, « l’industrie du tabac ne doit pas être mécontente qu’on taxe enfin son principal concurrent ».

Le paradoxe est insupportable : d’un côté, on continue de vendre des cigarettes qui tuent 75 000 personnes par an ; de l’autre, on s’en prend à un outil qui en sauve. On prétend défendre la santé publique, mais on frappe ceux qui agissent pour elle. On parle de protéger la jeunesse, mais on favorise le maintien d’un produit mortel sur le marché.

Une filière vape indépendante en danger

La France compte 3 500 boutiques spécialisées, 3 000 emplois directs dans la vente en ligne, et près de 1 000 producteurs agricoles liés à la filière du chanvre et de la nicotine. Tous indépendants de l’industrie du tabac. Tous engagés depuis des années pour une vape responsable, encadrée, transparente.

L’article 23 du Projet de Loi de Finances menace d’effacer tout cela. Assimiler les boutiques à des bureaux de tabac c’est nier leur rôle éducatif et leur expertise. En interdisant la vente en ligne, il coupe l’accès à des milliers de consommateurs qui vivent loin des villes. En alourdissant les prix, il pousse les fumeurs à revenir vers la cigarette. Ce n’est pas seulement une erreur politique. C’est une faute morale.

La désinformation sur la cigarette électronique, un poison persistant

Depuis ses débuts, la vape subit la désinformation. On l’accuse de tout : d’attirer les jeunes, de détruire les poumons, de contenir des produits chimiques dangereux. On oublie simplement de dire que la cigarette traditionnelle, elle, contient plus de 7 000 composés toxiques dont 70 cancérigènes.

Le professeur Dautzenberg le répète : il faut éduquer, pas interdire. La vape n’est pas parfaite, mais son rapport bénéfice/risque reste largement favorable. Oui, il faut bannir les pratiques dangereuses, comme les ajouts d’additifs non conformes. Oui, il faut encadrer la publicité. Mais non, il ne faut pas casser ce qui fonctionne.

Pourquoi la vape est un produit efficace

La vape fonctionne parce qu’elle répond aux trois piliers de la dépendance tabagique : gestuelle, plaisir, et nicotine. Le fumeur ne cherche pas seulement de la nicotine, il cherche une expérience. Le vapoteur retrouve cette expérience, sans la combustion, sans le monoxyde de carbone, sans les goudrons. C’est une révolution comportementale.

Les arômes jouent ici un rôle essentiel. Ils aident à rompre avec le goût du tabac et facilitent la transition vers un sevrage complet. Les interdire reviendrait à saboter l’efficacité même du dispositif. C’est parce qu’elle est agréable que la vape marche. C’est parce qu’elle séduit que les fumeurs persistent à l’utiliser jusqu’à la réussite.

Les preuves sont là : la vape aide à arrêter de fumer

Les études Cochrane le confirment : les vapoteurs ont 50 à 70 % plus de chances d’arrêter de fumer que ceux qui utilisent des substituts. Les campagnes de santé publique au Royaume-Uni le répètent chaque année : la vape sauve des vies. Le Public Health England l’estime 95 % moins nocive que la cigarette. Ces données ne sont pas des opinions. Ce sont des faits scientifiques.

En France, des milliers de médecins, de tabacologues et de pharmaciens la recommandent déjà. Elle n’est pas un médicament, mais un outil d’émancipation. Elle redonne le contrôle à l’usager, sans stigmatisation ni contrainte. La vape transforme le fumeur en acteur de sa santé.

Une décision qui va à contre-courant du monde

Partout ailleurs, les gouvernements intègrent la vape dans leurs stratégies de réduction des risques. Le Royaume-Uni distribue des kits gratuits pour aider à arrêter de fumer. La Nouvelle-Zélande a intégré la vape dans son plan ” Smoke-Free 2025 “. Même au Canada, les politiques publiques reconnaissent son utilité.

La France, elle, semble s’obstiner à ignorer la science. Elle taxe, elle restreint, elle diabolise. Et ce faisant, elle fragilise la seule alternative qui marche vraiment. Au lieu d’encourager la transition, elle décourage les fumeurs. Au lieu de protéger, elle punit.

Une bataille de santé publique et de liberté

” Ne pas tuer la vape “, c’est défendre le droit de choisir une vie sans tabac. C’est soutenir les professionnels qui, chaque jour, accompagnent les fumeurs vers la réussite. C’est refuser la confusion entretenue par les géants du tabac, qui veulent assimiler la vape à leurs produits chauffés.

Cette bataille dépasse les intérêts économiques. Elle touche à la liberté, à la santé, à la vérité scientifique. Elle concerne chaque citoyen, chaque famille, chaque élu. Les 75 000 morts du tabac chaque année méritent mieux qu’un débat faussé par la peur et la fiscalité.

Appel à la mobilisation : défendons la vape, défendons la vie

Aujourd’hui, les vapoteurs, les professionnels et les médecins parlent d’une seule voix. Leur message est simple : ne tuez pas la vape. Retirez l’article 23. Écoutez la science. Soutenez ceux qui agissent pour la fin du tabac.

La vape n’est pas une menace. C’est une solution. C’est un outil de liberté, d’espoir et de santé publique. La taxer, c’est condamner des milliers de fumeurs à ne jamais s’en sortir.

Fumeurs, ex-fumeurs, citoyens responsables : le moment est venu de se faire entendre. Signez, partagez, agissez. Parce que la vape, un produit efficace pour sortir du tabac, mérite d’être défendue.

👉 Signez la pétition sur Change.org : Vaper n’est pas fumer. Lettre à nos élus.

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Cigarette électronique : deux visions de la santé publique

cigarette électronique et santé

La cigarette électronique au cœur des politiques de santé

Le vapotage occupe une place de plus en plus centrale dans le débat sur la santé publique. Depuis plus d’une décennie, la cigarette électronique s’impose comme une alternative crédible à la combustion de tabac. 

Pourtant, les politiques menées à travers le monde divergent profondément. En octobre 2025, deux actualités majeures illustrent cette fracture. D’un côté, la Nouvelle-Zélande intègre officiellement le vapotage dans sa stratégie de sevrage tabagique. De l’autre, la France prépare une fiscalisation et une restriction sans précédent de la cigarette électronique. 

Ces choix opposés révèlent deux philosophies distinctes : la réduction des risques contre la dissuasion par la contrainte.

Nouvelle-Zélande : la vape intégrée à la santé publique

Quelques mois après un premier projet pilote concluant, Health New Zealand – Te Whatu Ora franchit une nouvelle étape. L’agence publique a lancé un appel d’offres national pour fournir des dispositifs de vapotage aux 29 services d’aide à l’arrêt du tabac du pays. 

L’objectif est clair : étendre ce dispositif à l’ensemble du territoire dès janvier 2026, dans le cadre de la stratégie Smokefree 2025

Les produits recherchés sont des pods avec cartouches préremplies, contenant de 0 à 28,5 mg/ml de nicotine,  un taux comparable à celui des sels de nicotine. (Lire notre article : Les sels de nicotine : qu’est-ce que c’est ?)

Cette initiative marque une reconnaissance institutionnelle du vapotage comme outil de sevrage encadré.

« Cet appel d’offres représente une opportunité de contribuer à l’objectif Smokefree 2025, en garantissant aux fumeurs un accès équitable à des alternatives moins nocives et réglementées. » Health New Zealand

Un projet pilote encourageant pour la vape dans le monde

Le programme s’appuie sur un projet pilote lancé en janvier 2025, déployé dans 24 centres d’aide au sevrage. Les résultats sont jugés très positifs : 4 326 participants entre janvier et juillet 2025, dont 1 400 sevrages validés par test au monoxyde de carbone à quatre semaines. 

Ces chiffres démontrent une efficacité tangible du vapotage dans la démarche d’arrêt du tabac. Le gouvernement souhaite donc pérenniser et généraliser cette approche dès 2026.

Des conditions éthiques strictes

Health New Zealand impose des critères précis aux futurs fournisseurs : indépendance totale de l’industrie du tabac, traçabilité et conformité réglementaire, garantie d’un approvisionnement suffisant pour trois mois de sevrage. Cette exigence éthique renforce la légitimité du programme en évitant toute collusion avec les fabricants de cigarettes traditionnelles.

Des critiques malgré les résultats de la vape

L’initiative ne fait pourtant pas l’unanimité. Certains professionnels de santé jugent cette approche paradoxale. 

Le docteur Buzz Burrell, président des médecins généralistes indépendants, ironise : « Oh mon Dieu, vous êtes accro à la nicotine. Laissez-moi vous aider à inhaler de la nicotine. » Il estime que d’autres méthodes d’arrêt, sans nicotine, seraient plus appropriées. 

Du côté associatif, la Fondation pour l’asthme et les voies respiratoires regrette le manque de recul scientifique. Sa présidente juge « étrange que cela soit autant poussé avec si peu de preuves ». 

Malgré ces critiques, les chiffres du programme pilote et le soutien du gouvernement confirment une orientation claire vers la réduction des risques.

Une approche pragmatique et cohérente

La Nouvelle-Zélande adopte une logique de pragmatisme sanitaire : reconnaître la dépendance à la nicotine, proposer une alternative moins nocive, accompagner les fumeurs plutôt que les punir. Ce modèle, fondé sur l’efficacité mesurable, fait de la vape un outil de santé publique à part entière.

France : vers une répression administrative du vapotage

À la même période, la France emprunte une voie radicalement opposée. L’article 23 du projet de loi de finances 2026, présenté en octobre 2025, introduit plusieurs mesures jugées catastrophiques pour le secteur de la vape.

Sous couvert de simplification fiscale, le gouvernement propose : une taxe sur les e-liquides (0,03 €/ml jusqu’à 15 mg/ml, 0,05 €/ml au-delà), l’interdiction totale de la vente en ligne de produits du vapotage et un agrément obligatoire pour les boutiques physiques, alignant leur statut sur celui des buralistes. Ces mesures s’inscrivent dans le plan national antitabac 2023–2027, mais leur logique est vivement critiquée.

La vape assimilée au tabac

Le cœur du problème réside dans l’article L.314-4 du projet, qui assimile désormais les produits du vapotage aux produits à fumer. Cette assimilation juridique ouvre la voie à une fiscalité identique à celle du tabac et à un contrôle administratif renforcé.

En d’autres termes, la vape devient un produit du tabac sans en contenir. Cette mesure contredit frontalement le principe de réduction des risques reconnu par plusieurs études, dont celles de Cochrane ou de Santé Publique Angleterre, qui estiment la vape au moins 95 % moins nocive que le tabac fumé.

Une interdiction totale de la vente en ligne de cigarette électronique

L’article L.3513-18-4 prévoit l’interdiction complète de la vente à distance aux particuliers. Cette mesure met en péril environ un tiers du marché français, soit plusieurs centaines d’emplois. Les consommateurs, notamment en zones rurales, verront leurs options d’achat fortement limitées, tandis que les boutiques physiques devront obtenir un agrément administratif complexe et coûteux.

Une attaque frontale contre le commerce indépendant

L’article L.3513-18-2 précise que la vente de produits du vapotage ne sera autorisée que dans un débit de tabac agréé ou dans un établissement validé par l’administration après examen de l’honorabilité et des moyens techniques du gérant. 

La FIVAPE, fédération interprofessionnelle de la vape, dénonce un texte qui « vise à exterminer la filière indépendante ». Selon elle, ce projet place la France à contre-courant de la santé publique et favorise les buralistes au détriment des acteurs spécialisés.

Un coup d’arrêt pour la réduction des risques via la vape

Cette politique aura plusieurs conséquences. Elle provoquera une hausse mécanique du prix des e-liquides et un possible retour vers le tabac fumé. De nombreux vape shops indépendants risquent de fermer. L’innovation française dans le domaine de la vape pourrait aussi disparaître progressivement.

L’entrée en vigueur est prévue pour le second semestre 2026, mais les acteurs du secteur se mobilisent déjà pour tenter d’obtenir le retrait de l’article 23 du projet de loi.

Face à ces mesures, la mobilisation s’étend également à la communauté des vapoteurs. Une pétition nationale, intitulée « Vaper n’est pas fumer : lettre à nos élus », a été lancée sur la plateforme Change.org.

Les signataires y affirment :

« Nous demandons le retrait des produits du vapotage du champ de l’article 23 du projet de loi de finances 2026. »

👉 Signer la pétition ” Vaper n’est pas fumer ” sur Change.org

Deux visions opposées de la santé publique

En Nouvelle-Zélande, l’État associe le vapotage à la santé publique. Il reconnaît que la dépendance à la nicotine ne se résout pas par l’interdiction, mais par l’encadrement et la substitution progressive

Le programme national vise à réduire les inégalités d’accès aux solutions de sevrage. Le message adressé aux fumeurs est positif : « Nous vous aidons à trouver une alternative moins nocive. » 

En France, la logique est inverse. Le gouvernement assimile le vapotage au tabac et le traite comme un produit fiscalement rentable. La politique ne distingue plus la combustion, principale cause de mortalité, de la vape, outil de réduction des risques. 

Le message adressé aux fumeurs devient flou : « Vapoter ou fumer, c’est pareil. »

Ces deux approches traduisent un écart idéologique profond :

  • La Nouvelle-Zélande fonde sa politique sur la science comportementale et la réduction des risques, en s’appuyant sur les résultats concrets du terrain. 
  • La France, elle, reste fidèle à une approche paternaliste et punitive, où la santé publique s’aligne sur la fiscalité.

Quelles conséquences pour les fumeurs et la santé publique ?

Les données disponibles suggèrent que le vapotage encadré augmente significativement les chances d’arrêt du tabac. En restreignant son accès, la France risque d’affaiblir ses propres politiques antitabac

À l’inverse, la Nouvelle-Zélande pourrait devenir un modèle de réussite dans la transition post-tabac, en atteignant son objectif « Smokefree 2025 ». 

Le secteur français de la vape emploie plus de 20 000 personnes. Sa mise sous tutelle administrative entraînerait une concentration du marché entre les mains de grands groupes et des buralistes. 

La Nouvelle-Zélande, de son côté, ouvre la voie à une collaboration vertueuse entre l’État et les fabricants indépendants. En Nouvelle-Zélande, la communication publique valorise la vape comme un outil de santé et de confiance

En France, elle risque d’être perçue comme une menace ou une dépendance équivalente. Cette différence d’image influence directement les comportements des fumeurs et la réussite des politiques de sevrage.

Quelle voie pour l’avenir de la vape ?

La comparaison entre la France et la Nouvelle-Zélande montre que la lutte contre le tabagisme peut suivre deux chemins opposés : réduire le risque en accompagnant les fumeurs vers des solutions alternatives, ou restreindre l’accès à ces solutions au nom d’une politique de précaution. 

La première voie sauve des vies, la seconde retarde la transition hors tabac. Pourtant, la science est claire : la combustion tue, pas la nicotine en elle-même

Pour comprendre le rôle réel de cette molécule, découvrez notre article dédié : « La nicotine : qu’est-ce que c’est ? » 

Le choix d’intégrer ou d’exclure la cigarette électronique du champ de la santé publique déterminera l’avenir de millions de fumeurs. 

Chez Hemp Selection, nous défendons une vape responsable, indépendante et transparente. Informer, conseiller et accompagner les fumeurs vers des alternatives sûres reste au cœur de notre mission.

Pourquoi la Nouvelle-Zélande intègre-t-elle la cigarette électronique dans sa politique de santé ?

Parce qu’elle considère le vapotage comme un outil efficace de réduction des risques et un moyen concret d’atteindre son objectif « Smokefree 2025 ».

Pourquoi la France veut-elle taxer et restreindre la vente de produits du vapotage ?

Le gouvernement invoque la cohérence fiscale avec les produits à fumer, mais cette approche est jugée contraire à la réduction des risques.

Le vapotage est-il réellement efficace pour arrêter de fumer ?

Oui. Plusieurs méta-analyses, dont celles de Cochrane, confirment que les vapoteurs ont deux fois plus de chances de réussir leur sevrage que ceux utilisant des substituts classiques.