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Les effets de la cigarette électronique sur les poumons

effets cigarette électronique sur les poumons

Cigarette électronique et poumons : ce qu’il faut comprendre

« Quels sont les effets de la cigarette électronique sur les poumons ? ». Cette question revient souvent chez Hemp Selection. La réponse repose sur deux idées simples. La cigarette électronique expose à beaucoup moins de substances nocives que le tabac fumé. Mais elle n’est pas anodine et nécessite un usage éclairé.

Cet article fait le point sur l’état actuel des connaissances. Vous y trouverez des repères pratiques pour comprendre les effets de la cigarette électronique sur les poumons et faire des choix plus sûrs lorsque l’on est fumeur adulte.

Le rôle vital des poumons dans la respiration

Les poumons assurent une mission essentielle : oxygéner le sang et éliminer le dioxyde de carbone. À chaque inspiration, l’air traverse la trachée, les bronches puis atteint les alvéoles. C’est à cet endroit que l’oxygène passe dans le sang. Toute altération de ce mécanisme entraîne un essoufflement et une baisse de vitalité.

Pourquoi le tabac détruit les poumons

Le tabac fumé reste l’ennemi numéro un de la santé pulmonaire. Sa combustion libère plus de 7 000 substances chimiques, dont plusieurs cancérogènes. Les conséquences sont nombreuses : inflammation des bronches, destruction des cils vibratiles qui nettoient les voies respiratoires, production excessive de mucus et obstruction chronique. Le monoxyde de carbone réduit l’apport d’oxygène, tandis que goudrons, hydrocarbures et nitrosamines favorisent le cancer du poumon.

Ces mécanismes expliquent l’apparition de la BPCO et de l’emphysème, deux maladies respiratoires graves qui touchent surtout les fumeurs de longue date.

Effets de la cigarette électronique sur les poumons

La grande différence entre tabac et cigarette électronique réside dans l’absence de combustion. L’e-cigarette fonctionne grâce au chauffage d’un e-liquide, composé de propylène glycol, glycérine végétale, arômes et nicotine. Sans combustion, pas de goudrons ni de monoxyde de carbone, deux poisons majeurs pour les poumons.

Comparaison entre fumée de tabac et vapeur d’e-cigarette

Substance nociveCigarette classiqueCigarette électronique
Monoxyde de carbone✅ Présent (très élevé)❌ Absent
Goudrons✅ Présents (forte quantité)❌ Absents
Nitrosamines✅ Présentes⚠️ Traces, bien moindres
Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)✅ Présents❌ Absents
Métaux lourds✅ Présents (combustion)⚠️ Traces possibles

Les effets à court terme sur les voies respiratoires

Certaines personnes ressentent une toux ou une irritation au début du vapotage. Le propylène glycol, reconnu comme légèrement irritant, en est souvent la cause. Ces effets sont généralement transitoires.

Contrairement au tabac, la vape ne provoque pas d’excès de mucus ni de destruction bronchique. Beaucoup d’ex-fumeurs remarquent au contraire une diminution de la toux après quelques semaines.

Les effets connus à long terme

Les études disponibles restent limitées, mais elles apportent déjà des données encourageantes. En 2017, une équipe dirigée par Riccardo Polosa a suivi des vapoteurs exclusifs pendant plus de trois ans. Les résultats n’ont montré aucune dégradation significative de la fonction pulmonaire. 

Chez des patients atteints de BPCO, d’autres recherches rapportent une amélioration des symptômes et une réduction des crises aiguës après le passage à la vape. ( source )

À ce jour, aucun lien direct entre cigarette électronique et cancer du poumon n’a été démontré. Le risque théorique existe, car certaines substances irritantes subsistent dans la vapeur. Mais leur concentration reste très inférieure à celle observée dans la fumée de tabac.

Vapoter en cas d’emphysème ou de BPCO

Comprendre l’emphysème pulmonaire

L’emphysème est une maladie respiratoire chronique qui appartient au groupe des bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO). Elle se caractérise par une destruction progressive et irréversible des alvéoles pulmonaires, ces minuscules sacs d’air situés au bout des bronchioles.

En temps normal, les alvéoles fonctionnent comme de petites éponges. Elles captent l’oxygène de l’air inspiré pour le transmettre au sang et rejettent le dioxyde de carbone. Lorsque l’emphysème s’installe, leurs parois s’amincissent, se distendent et finissent par se rompre. Le poumon perd alors une partie de sa surface d’échange, ce qui réduit drastiquement l’oxygénation de l’organisme.

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • Un essoufflement progressif d’abord à l’effort, puis au repos,
  • Une fatigue chronique liée au manque d’oxygène,
  • Une diminution de la capacité respiratoire, souvent mesurée lors d’examens de spirométrie,
  • Une plus grande vulnérabilité aux infections respiratoires.

Le tabac est de loin le principal facteur de risque : il est responsable de 80 à 90 % des cas. Le monoxyde de carbone appauvrit le sang en oxygène, tandis que les goudrons et particules fines détruisent progressivement les tissus pulmonaires. Certaines formes plus rares peuvent être liées à un déficit génétique en alpha-1 antitrypsine, mais le tabagisme reste le facteur aggravant majeur.

BPCO : quand les poumons s’encrassent

La BPCO combine généralement deux mécanismes :

  • La bronchite chronique, qui provoque une inflammation des bronches et une production excessive de mucus,
  • L’emphysème pulmonaire, qui détruit les alvéoles et réduit la surface d’échange gazeux.

La BPCO entraîne une obstruction progressive et durable des voies respiratoires. Les malades peinent à expulser l’air de leurs poumons, ce qui provoque un essoufflement permanent. Cette gêne respiratoire s’aggrave avec le temps et limite de plus en plus les activités quotidiennes.

Les symptômes les plus courants incluent :

  • Une toux persistante, souvent productive,
  • Des crachats fréquents liés à l’excès de mucus,
  • Un essoufflement même pour des efforts modestes,
  • Une tendance aux infections pulmonaires répétées.

Le tabagisme est responsable de huit cas de BPCO sur dix. La pollution, l’exposition professionnelle à certains produits chimiques ou poussières, ainsi qu’un déficit en alpha-1 antitrypsine peuvent aussi jouer un rôle

Cigarette électronique et BPCO

Chez les patients atteints de BPCO, le passage de la cigarette classique à la cigarette électronique entraîne souvent des améliorations cliniques rapides. Plusieurs études montrent :

  • Une réduction des exacerbations (crises respiratoires aiguës),
  • Une diminution de la toux et des expectorations,
  • Une meilleure tolérance à l’effort,
  • Et dans certains cas, une stabilisation de la fonction respiratoire.

Ces bénéfices ne s’observent que si le tabac est totalement abandonné. Le double-usage (tabac + vape) conserve une partie des risques liés à la combustion.

La cigarette électronique n’est donc pas un traitement, mais elle constitue un outil efficace de réduction des risques pour les fumeurs atteints de BPCO. Le suivi médical reste essentiel pour ajuster la prise en charge et surveiller l’évolution de la maladie.

Vapoter plutôt que fumer : un moindre mal

Pour un patient atteint d’emphysème, continuer à fumer est dramatique. Chaque cigarette accélère la destruction des alvéoles et aggrave les symptômes. Le pneumologue Gérard Mathern insiste : l’arrêt complet du tabac est impératif à tous les stades de la maladie.

La cigarette électronique ne répare pas les dégâts déjà causés. Elle n’est pas un traitement médical. Mais lorsqu’elle remplace totalement le tabac, elle supprime deux agresseurs majeurs :

  • Les goudrons, responsables de l’encrassement et de l’inflammation des bronches,
  • Le monoxyde de carbone, qui réduit la capacité du sang à transporter l’oxygène.

Vapoter n’est pas idéal, car la vapeur contient encore des substances irritantes. Toutefois, pour un fumeur atteint d’emphysème, le passage exclusif à la cigarette électronique constitue un moindre mal.

Les données disponibles montrent qu’il permet souvent de ralentir l’aggravation de la maladie, d’améliorer la tolérance à l’effort et de réduire la fréquence des exacerbations (crises respiratoires aiguës). Les effets de la cigarette électronique sur les poumons montrent une amélioration des symptômes respiratoires.

Chez des patients atteints de BPCO, le passage complet à la vape entraîne souvent une meilleure qualité de vie. Les études montrent une réduction des exacerbations, moins de toux et une meilleure tolérance à l’effort. Ces bénéfices disparaissent si le patient continue à fumer même quelques cigarettes par jour.

Pourquoi le sevrage complet est essentiel

Le double-usage (vape + tabac) limite fortement les gains pour les poumons. Une seule cigarette suffit à réintroduire goudrons et monoxyde de carbone. Le bénéfice pulmonaire n’apparaît que si le fumeur abandonne totalement la combustion.

Comparaison : vape vs tabac sur les poumons

Effet pulmonaireTabacVape
Inflammation des bronchesTrès fréquenteRare, légère irritation possible
Destruction des cils vibratilesOuiNon observé
Production excessive de mucusOui (bronchite chronique)Non significatif
Risque de cancer du poumonÉlevéFaible, non démontré
Risque de pneumonieAugmentéRéduit selon les études

Positions des autorités de santé

Public Health England

Depuis 2015, le ministère britannique de la Santé considère que la cigarette électronique est au moins 95 % moins nocive que le tabac.

Santé Publique France

L’agence reconnaît la cigarette électronique comme outil de réduction des risques. Elle rappelle cependant qu’elle n’a pas sa place chez les non-fumeurs ni chez les mineurs.

Haut Conseil de la Santé Publique

Le HCSP encourage les professionnels de santé à considérer la vape comme une aide crédible au sevrage, surtout pour les gros fumeurs.

lire aussi notre article : Vape ou tabac : quel est le plus dangereux ? pour en savoir plus.

Jeunes et non-fumeurs : une ligne rouge claire

La cigarette électronique ne doit pas être utilisée par les mineurs ni par les personnes qui n’ont jamais fumé.

En France, la vente d’e-cigarettes est interdite aux mineurs. La publicité est encadrée et la teneur en nicotine limitée à 20 mg/ml. Le message reste clair : zéro initiation chez les non-fumeurs.

Les inconnues du long terme

La cigarette électronique est bien moins nocive que le tabac, mais son usage sur plusieurs décennies n’a pas encore été évalué. Des recherches sont nécessaires pour confirmer l’absence de risques à très long terme.

L’importance du suivi médical

Les personnes atteintes de BPCO, d’emphysème ou d’asthme sévère doivent en parler à leur médecin avant de passer à la cigarette électronique. Le suivi médical permet d’adapter la stratégie et de surveiller l’évolution des symptômes.

En résumé

  • Moins nocive que fumer : la vape supprime goudrons et monoxyde de carbone.
  • Pas anodine : irritations possibles à court terme, inconnues au très long terme.
  • Bénéfice maximal seulement en cas d’arrêt complet du tabac.
  • Publics vulnérables : jeunes, non-fumeurs doivent s’abstenir.
  • BPCO et emphysème : des améliorations cliniques sont rapportées, mais le suivi médical reste central.
  • Bon usage : privilégiez un matériel conforme, une puissance modérée et un entretien régulier.
  • Objectif final : sortir de la combustion, puis réduire progressivement l’usage nicotinique.

Foire aux questions

La vape peut-elle provoquer un cancer du poumon ?
À ce jour, aucun lien direct n’a été établi. Le risque théorique existe, mais il est très inférieur à celui du tabac.

La vapeur contient-elle des goudrons ou du monoxyde de carbone ?
Non. Ces substances proviennent uniquement de la combustion du tabac. En revanche, des aldéhydes peuvent apparaître si l’appareil surchauffe.

Respire-t-on mieux après un passage complet à la vape ?
Oui. La majorité des ex-fumeurs rapportent une respiration plus fluide et moins de toux après quelques semaines.

La vape aggrave-t-elle l’emphysème ?
Non. Au contraire, elle réduit le nombre d’exacerbations observées chez certains patients. Le suivi médical reste toutefois indispensable.

Et l’entourage ?
L’exposition autour d’un vapoteur est nettement moindre que celle autour d’un fumeur, mais elle n’est pas nulle. Par respect, mieux vaut éviter de vapoter en intérieur ou près des personnes fragiles.

Dois-je en parler à mon médecin ?
Oui. En cas de BPCO, d’asthme, d’emphysème ou de grossesse, un suivi médical est essentiel pour adapter la stratégie.


Quels sont les effets de la cigarette électronique sur les poumons ?                                                   La cigarette électronique n’est pas sans impact, mais elle expose les poumons à beaucoup moins de substances nocives que le tabac. Elle ne contient ni goudrons ni monoxyde de carbone, deux toxiques majeurs. Les études montrent une amélioration de la respiration chez les fumeurs qui passent complètement à la vape, même si des irritations à court terme et des incertitudes à long terme subsistent.

Conclusion des effets de la cigarette électronique sur les poumons

La cigarette électronique n’est pas un médicament et ne guérit pas les maladies pulmonaires. Mais pour un adulte fumeur, y compris lorsqu’il souffre de BPCO ou d’emphysème, remplacer totalement le tabac par la vape apporte une réduction majeure des risques. Les biomarqueurs chutent, l’exposition aux toxiques diminue, et de nombreux patients constatent une respiration plus facile et une meilleure qualité de vie.

L’enjeu reste clair : zéro combustion. C’est uniquement en arrêtant totalement le tabac que les bénéfices apparaissent. Et à terme, l’objectif doit aussi être de réduire progressivement la dépendance nicotinique.

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