
Des origines préhistoriques aux premières sociétés humaines
Le chanvre est l’une des plantes les plus anciennes cultivées par l’homme. Bien avant l’apparition de l’écriture, des royaumes ou même de l’agriculture organisée, l’homme préhistorique utilise déjà cette plante polyvalente. Les premières traces archéologiques, datées d’environ 10 000 ans, montrent que les fibres de chanvre servaient à fabriquer des cordages rudimentaires, des vêtements, et même à renforcer certaines poteries. Cette ancienneté exceptionnelle explique pourquoi le chanvre occupe une place si particulière dans l’histoire de nombreuses civilisations.
Les découvertes de fibres de chanvre dans le site de Xianrendong en Chine, datées de près de 8000 ans av. J.-C., montrent une maîtrise étonnante des techniques de tissage. Mais ce berceau asiatique n’est pas le seul : des traces retrouvées au Japon, en Russie, en Ukraine et même en Europe de l’Est indiquent que plusieurs peuples ont domestiqué la plante de manière indépendante. Cela fait du chanvre une ressource universelle, utilisée aussi bien en Asie, en Europe qu’au Moyen-Orient.
Pourquoi cette plante s’est-elle diffusée partout ?
Parce qu’elle répondait parfaitement aux besoins fondamentaux des sociétés préhistoriques :
- Se nourrir : ses graines riches en protéines et en lipides constituaient une source alimentaire précieuse
- Se vêtir : ses fibres résistantes permettaient de fabriquer des textiles durables
- Construire : ses cordages facilitaient la fabrication d’abris et d’objets complexes
- Soigner : certaines résines étaient utilisées dans des rituels médicinaux ou religieux
Ainsi, bien avant son arrivée en France, le chanvre s’impose comme une plante incontournable dans les sociétés humaines.
Le chanvre dans l’Antiquité : une ressource mondiale
Le chanvre occupe une place majeure dans les grandes civilisations antiques. En Égypte, des textes médicaux mentionnent déjà son usage contre les inflammations. Dans la Chine ancienne, il figure parmi les plantes dites « supérieures », c’est-à-dire celles réputées prolonger la vie et renforcer l’équilibre du corps. Le Shennong bencao jing, considéré comme l’un des plus anciens traités de médecine au monde, en fait une plante essentielle.
Du côté de la Méditerranée, les Grecs et les Romains utilisent abondamment ses fibres pour fabriquer cordages, voiles et vêtements. Dioscoride et Pline l’Ancien décrivent également ses propriétés médicinales, notamment pour apaiser certaines douleurs ou inflammations.
Les Scythes, peuple cavalier d’Asie centrale, jouent aussi un rôle clé dans la diffusion du chanvre. Hérodote raconte leurs usages rituels, où les fleurs de chanvre brûlées produisent des vapeurs utilisées lors de rites funéraires ou festifs. Ces pratiques, confirmées par des fouilles archéologiques, montrent que le chanvre avait également une dimension spirituelle et sociale.
Les premières implantations du chanvre en Europe
Bien avant son importance en France, le chanvre s’installe durablement en Europe grâce aux migrations indo-européennes. Les peuples Yamnaya, originaires des steppes du nord de la mer Noire, traversent l’Eurasie et emportent avec eux leurs techniques de culture. À mesure que ces populations s’installent en Europe, elles introduisent des pratiques agricoles dans lesquelles le chanvre occupe une place centrale.
Les Celtes et les Germains, organisés en sociétés complexes, utilisent quant à eux le chanvre pour fabriquer :
- des vêtements résistants
- des filets de pêche
- des sangles agricoles
- des cordes pour la construction
- certains breuvages rituels
L’Europe protohistorique intègre ainsi le chanvre à son économie domestique, bien avant l’émergence des royaumes médiévaux.
Le chanvre en France : une culture médiévale structurante

L’histoire du chanvre en France devient véritablement centrale à partir du haut Moyen Âge. À cette époque, la plante est indispensable au fonctionnement des villages. Chaque communauté possède ses parcelles de chanvre, ses chanvrières, ses bassins de rouissage et ses artisans spécialisés dans le tissage.
Le chanvre devient alors l’une des matières premières les plus utilisées en France. Il permet de produire :
- des vêtements solides
- des sacs et des sangles agricoles
- des filets de pêche
- des cordages
- des voiles
- du papier
Dans certaines régions, notamment en Bretagne et dans la vallée de la Loire, la culture du chanvre est si répandue qu’elle influence même l’organisation des terres agricoles. Les bains de rouissage, où les tiges de chanvre trempaient pendant plusieurs jours, font partie intégrante du paysage rural.
Charlemagne et la structuration de la filière
Comprenant l’importance stratégique du chanvre, Charlemagne encourage activement sa culture. Dans plusieurs Capitulaires, il impose même aux domaines royaux d’en cultiver. Le chanvre devient ainsi une ressource stratégique pour l’économie, la défense (cordages, arcs, voiles) et les infrastructures.
L’influence du monde arabe sur le développement du papier
À partir du XIᵉ siècle, le monde arabe introduit en Europe de nouvelles techniques de fabrication du papier à partir du chanvre. L’Andalousie devient alors l’un des premiers centres papetiers d’Europe. Cette innovation va transformer durablement la diffusion du savoir et la production de documents.
Hildegarde de Bingen : la reconnaissance médicale du chanvre
Au XIIᵉ siècle, Hildegarde de Bingen, abbesse et figure majeure de la médecine médiévale, utilise le chanvre pour soigner différentes affections : inflammations, douleurs digestives, nausées. Ses écrits constituent l’un des témoignages les plus clairs de l’usage médicinal du chanvre en Europe médiévale.
La Renaissance : un âge d’or pour la navigation et la science
La Renaissance marque un tournant majeur dans l’histoire du chanvre, en Europe comme en France. Cette période, située entre le XVe et le XVIe siècle, est celle des grandes explorations maritimes, de l’essor des sciences naturelles et d’un renouvellement des savoirs. Le chanvre devient alors plus indispensable que jamais.
Le chanvre, moteur incontournable des grandes explorations

Sans chanvre, aucune flotte européenne n’aurait pu prendre la mer. À cette époque, un seul navire consomme :
- 60 à 80 tonnes de cordages en chanvre
- 6 à 8 tonnes de voiles en fibres de chanvre
- des filets, sangles, attaches, poulies et toiles renforcées
Le chanvre, par sa résistance exceptionnelle, est l’élément central de toute infrastructure maritime. Les grandes expéditions espagnoles, portugaises, françaises ou anglaises reposent en grande partie sur cette plante.
C’est également durant cette période que se structure le commerce maritime français. Les ports de Bretagne, de Normandie et de la façade atlantique deviennent des centres névralgiques d’échanges de chanvre.
La botanique moderne s’intéresse au chanvre
La Renaissance est aussi le moment où naît la botanique moderne. Des naturalistes comme Leonhart Fuchs, Otto Brunfels et Hieronymus Bock rédigent des herbiers illustrés qui documentent des centaines de plantes, dont le chanvre. Ces ouvrages, magnifiquement illustrés, servent de référence aux apothicaires, médecins et agriculteurs.
Ces botanistes décrivent :
- les propriétés médicinales du chanvre
- ses méthodes de culture
- les différentes variétés
- les distinctions entre chanvre textile et chanvre médicinal
Paracelse, figure essentielle de la médecine de la Renaissance, mentionne également le chanvre dans ses écrits sur les plantes analgésiques.
Les premières controverses religieuses
La Renaissance est aussi une période de tensions religieuses. À la fin du XVe siècle, l’Église voit d’un mauvais œil certaines pratiques liées aux plantes médicinales. Le chanvre, utilisé dans des préparations artisanales ou médicinales, est parfois associé à des rituels considérés comme païens.
Cette suspicion n’entraîne pas une interdiction générale, mais elle contribue à marginaliser certains savoirs médicinaux transmis jusque-là dans des traditions locales ou monastiques.
L’essor du chanvre en France : du XVIIᵉ siècle à la Révolution
La période moderne, du XVIIᵉ au XVIIIᵉ siècle, est celle où le chanvre en France atteint son apogée. Jamais la plante n’aura été aussi stratégique pour l’économie, la marine et l’industrie.
Colbert et la puissance maritime française
Lorsque Louis XIV cherche à renforcer la puissance navale française, son ministre Jean-Baptiste Colbert comprend immédiatement l’importance du chanvre. Pour construire une flotte capable de rivaliser avec l’Angleterre et les Provinces-Unies, la France a besoin d’une quantité colossale de cordages et de voiles.
En 1666, Colbert fait construire l’un des édifices les plus emblématiques de l’histoire maritime : la Corderie Royale de Rochefort.
La Corderie Royale : un monument dédié au chanvre

Longue de plus de 370 mètres, la Corderie Royale est un chef‑d’œuvre architectural. Elle est spécifiquement conçue pour fabriquer des cordages gigantesques destinés aux navires du Roi-Soleil.
Pour alimenter cette manufacture, la culture du chanvre explose dans plusieurs régions françaises :
- Bretagne
- Anjou
- Vallée de la Loire
- Bourgogne
Ces territoires deviennent les greniers à fibres du royaume.
Le commerce du chanvre en Europe
La France n’est pas seule dans la course. Les marines anglaise et hollandaise achètent du chanvre de Livonie (actuels pays baltes), considéré comme l’un des meilleurs du continent grâce à ses fibres longues, souples et particulièrement résistantes.
Le commerce du chanvre structure alors une grande partie des relations économiques entre les royaumes européens.
Le chanvre traverse l’Atlantique
À partir du XVIᵉ siècle, les colons européens introduisent le chanvre en Amérique. George Washington lui-même note dans son journal : « Semez autant de graines de chanvre indien que possible. »
Au Canada, plusieurs politiques encouragent les colons à cultiver du chanvre pour l’industrie textile et la fabrication de papier. Cette implantation sera déterminante pour l’histoire du chanvre nord-américain.
Le XIXᵉ siècle : l’âge d’or du chanvre médicinal
Le XIXᵉ siècle marque une période fascinante de l’histoire du chanvre : son usage médical connaît un essor spectaculaire. Les progrès de la médecine et l’ouverture des échanges internationaux permettent aux médecins européens de redécouvrir les propriétés thérapeutiques du cannabis.
Les teintures et préparations pharmaceutiques

À cette époque, de nombreuses pharmacies vendent des teintures au chanvre, principalement utilisées pour :
- soulager les douleurs chroniques
- réduire les crampes
- apaiser les migraines
- favoriser le sommeil
Ces préparations sont courantes en Angleterre, en France et aux États-Unis.
La reine Victoria et les usages féminins du chanvre
L’un des témoignages les plus connus de cette époque est celui de la reine Victoria, qui consommait des teintures de cannabis pour soulager ses douleurs menstruelles. Son médecin personnel, Sir John Russell Reynolds, encense les vertus thérapeutiques du cannabis dans plusieurs écrits médicaux.
Les laboratoires pharmaceutiques s’emparent du cannabis
Des entreprises américaines comme Eli Lilly commercialisent des extraits standardisés, garantissant une dose constante et sécurisée. Le chanvre entre alors pleinement dans la médecine occidentale.
Le XXᵉ siècle : déclin brutal, interdictions et disparition d’une filière
Le XXᵉ siècle marque une rupture drastique dans l’histoire du chanvre, en France comme dans le reste du monde. Alors qu’il était une ressource stratégique depuis des millénaires, la plante est progressivement abandonnée, voire diabolisée, sous l’effet combiné de l’évolution industrielle et des politiques internationales.
L’arrivée des fibres modernes : le chanvre devient « trop cher »
À partir du début du siècle, les fibres naturelles doivent affronter une concurrence nouvelle :
- le coton, importé massivement et à faible coût
- la pâte de bois, qui révolutionne la fabrication du papier
- les fibres synthétiques, dont le nylon (inventé en 1935), qui s’impose comme une alternative solide et bon marché
Face à ces matériaux industriels, le chanvre est jugé « trop laborieux » à produire, trop coûteux à transformer et moins flexible que les matières synthétiques nouvellement disponibles.
La filière s’effondre rapidement :
- 1840 : 176 000 hectares de chanvre cultivés en France
- 1939 : 3 400 hectares seulement
Une chute de plus de 95 %, inédite dans l’histoire agricole française.
La campagne américaine contre le cannabis

En parallèle, les États-Unis lancent une vaste campagne de propagande contre le cannabis, inspirée par :
- des intérêts industriels (pétrochimie, nylon, pâte à papier)
- des motifs raciaux et sociaux
- la volonté de criminaliser certains usages culturels liés aux communautés afro-américaines et mexicaines
En 1937, le Marihuana Tax Act interdit presque totalement la production et l’usage du cannabis, sans différencier chanvre industriel et cannabis psychotrope.
Cette confusion volontaire se répand ensuite en Europe, où l’image du cannabis devient négative. Le chanvre industriel, pourtant non psychotrope, est entraîné dans le même discrédit.
La Seconde Guerre mondiale : une courte résurgence
Ironiquement, le chanvre est temporairement réhabilité pendant la Seconde Guerre mondiale. Les besoins militaires américains étant immenses, l’État lance la campagne « Hemp for Victory », encourageant les agriculteurs à replanter du chanvre pour les cordages, parachutes et équipements.
Mais après la guerre, la plante est de nouveau abandonnée.
La renaissance du chanvre en France : une révolution scientifique et agricole
Après plusieurs décennies de méfiance et d’oubli, le chanvre signe son grand retour dans les années 1960-1970. La France joue un rôle majeur dans cette renaissance, grâce à ses instituts de recherche et à la volonté de relancer une filière agricole durable.
Les variétés monoïques : une avancée mondiale
L’une des percées les plus importantes provient des travaux de :
- l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique)
- la FNPC (Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre)
Ces organismes mettent au point des variétés dites monoïques, c’est‑à‑dire réunissant fleurs mâles et femelles sur un même plant. Ces variétés sont :
- plus stables
- plus productives
- plus faciles à cultiver
- plus adaptées aux standards industriels
Surtout, elles affichent un taux de THC très faible, compatible avec la réglementation européenne.
Cette innovation va non seulement sauver la filière française, mais aussi inspirer l’ensemble de l’Europe.
Les nouveaux usages du chanvre moderne
Avec la réouverture de la filière, le chanvre trouve de nouvelles applications :
- matériaux biosourcés : béton de chanvre, isolants écologiques
- automobile : biocomposites pour panneaux intérieurs
- textile écoresponsable : fibres durables et biodégradables
- papeterie moderne
- alimentation : graines décortiquées, huiles riches en omégas
- cosmétiques
- produits bien-être : extraits de chanvre riches en CBD
La plante retrouve ainsi une place centrale dans l’agriculture française, répondant aux besoins écologiques et économiques modernes.
Le chanvre, une plante écologique par excellence
Le succès contemporain du chanvre ne tient pas uniquement à son histoire : il s’explique aussi par ses qualités environnementales exceptionnelles.
Pourquoi le chanvre est-il champion de l’écologie ?
Parce qu’il nécessite :
- aucun pesticide
- très peu d’eau
- un cycle court (4 à 5 mois)
- une forte capacité de captation du CO₂
- une régénération des sols grâce à ses racines profondes
- une grande résistance naturelle aux maladies
Ces qualités en font l’une des cultures les plus écologiques au monde.
Le chanvre dans l’écoconstruction
Le béton de chanvre, mélange de chènevotte et de chaux, est devenu un matériau phare dans la construction écoresponsable. Il offre :
- une excellente isolation thermique
- une régulation naturelle de l’humidité
- une empreinte carbone faible
Les maisons en chanvre se multiplient en France, illustrant le potentiel moderne de cette plante millénaire.
Du chanvre agricole au CBD : une transition naturelle
Le retour du chanvre dans l’agriculture française coïncide avec la découverte, dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, de nouvelles molécules issues de la plante : les cannabinoïdes.
La découverte du THC et du CBD
En 1964, le professeur israélien Raphael Mechoulam isole le THC, puis le CBD. Ces découvertes révolutionnent la compréhension du cannabis.
Le CBD se distingue par :
- son absence d’effet psychotrope
- son profil de sécurité très élevé
- ses propriétés apaisantes
- sa bonne tolérance
Le CBD, héritier moderne d’une plante ancienne
Pendant des millénaires, le chanvre a servi à :
- naviguer
- se vêtir
- bâtir
- se nourrir
- soulager
Le CBD s’inscrit simplement dans la continuité de cette histoire. Il représente un usage moderne, adapté aux besoins contemporains de bien-être, sans effet planant et en respectant les normes européennes.
Chanvre, cannabis, CBD : clarifier enfin les différences
L’une des grandes confusions actuelles concerne l’usage des termes chanvre, cannabis et CBD. La plupart des consommateurs n’ont qu’une vision floue de ces distinctions, entretenue par des décennies d’amalgames et de politiques contradictoires. Pour comprendre le rôle du chanvre en France aujourd’hui, il est essentiel de rétablir une définition claire.
Le cannabis récréatif : des variétés riches en THC
Le cannabis destiné à un usage récréatif est sélectionné pour ses concentrations élevées en THC, une molécule psychotrope responsable :
- des effets planants
- de l’altération de la perception
- de l’euphorie ou de la somnolence selon les variétés
Ces plantes affichent des taux de THC allant de 5 % à plus de 30 % dans certaines génétiques modernes. En France et dans la majorité de l’Europe, ces variétés sont classées comme stupéfiants.
Chanvre agricole : des variétés légales et non psychotropes
Le chanvre industriel, celui cultivé légalement en France, appartient également à l’espèce Cannabis sativa L., mais ses caractéristiques sont très différentes :
- taux de THC inférieur à 0,3 % (limite européenne)
- plantes sélectionnées pour leurs fibres, leurs graines ou leur chènevotte
- semences obligatoirement issues du catalogue européen
- culture strictement encadrée
Le chanvre agricole n’a aucun effet psychotrope et ne peut produire de « high ».
Le CBD : une molécule extraite du chanvre
Le CBD (cannabidiol) est l’un des nombreux cannabinoïdes présents dans la plante. Contrairement au THC :
- il n’altère pas la conscience
- n’entraîne pas de dépendance
- ne produit aucun effet planant
- est bien toléré par la majorité des consommateurs
Le CBD peut être extrait :
- des fleurs de chanvre
- des feuilles
- des tiges
- ou produit sous forme d’isolat purifié
Cette distinction est cruciale : Le CBD n’est pas du cannabis récréatif.
Le chanvre en France aujourd’hui : sécurité, traçabilité et cadre légal
Le renouveau du chanvre en France s’accompagne d’un cadre réglementaire strict, pensé pour rassurer les consommateurs et garantir des produits sûrs et contrôlés.
Les variétés autorisées
En France, seules les variétés présentant un taux de THC inférieur à 0,3 % sont autorisées. Ces semences proviennent du catalogue européen, ce qui assure :
- une génétique stable
- une traçabilité complète
- une conformité aux normes agricoles
Les producteurs doivent respecter plusieurs obligations :
- déclarer leurs parcelles en préfecture
- fournir des certificats de semences
- réaliser des analyses
- respecter les seuils légaux
Traçabilité et analyses en laboratoire
La chaîne de production moderne impose une transparence totale. Chaque lot de fleurs, huiles ou extraits doit pouvoir être tracé depuis le champ jusqu’au produit final.
Les analyses recherchent :
- la teneur en CBD
- la teneur en THC
- l’absence de solvants résiduels
- l’absence de pesticides
- l’absence de métaux lourds
- la pureté microbiologique
Ces contrôles assurent la sécurité des consommateurs et le respect de la réglementation française.
Pourquoi cette traçabilité est essentielle
Le marché du CBD a connu une croissance rapide. Pour éviter les dérives, il est important de :
- distinguer les produits conformes des produits douteux
- éviter les extraits importés sans contrôle
- protéger les consommateurs contre les produits non analysés
La France fait partie des pays les plus exigeants d’Europe en matière de contrôle.
Le rôle de Hemp Selection : exigence, transparence et expertise
Dans ce contexte moderne, Hemp Selection adopte une approche rigoureuse fondée sur la qualité, la traçabilité et l’accompagnement du consommateur.
Une sélection exigeante
Chaque produit proposé par Hemp Selection répond à des critères précis :
- conformité totale à la réglementation française
- analyses complètes effectuées en laboratoire
- origine contrôlée
- absence d’additifs indésirables
- qualité aromatique naturelle
- absence de cannabinoïdes de synthèse
Une expertise au service des clients
Hemp Selection accompagne les clients grâce à :
- des conseils personnalisés
- une approche pédagogique
- une vraie connaissance des produits
- une expérience solide dans le domaine du chanvre et de la vape
En boutique, cette exigence s’applique à toute la gamme :
- huiles sublinguales CBD (broad spectrum, full spectrum, isolat)
- fleurs de CBD issues de variétés certifiées
- résines de CBD riches en terpènes naturels
- e‑liquides CBD adaptés à la vape débutante ou experte
- pastilles CBD pratiques et discrètes
- infusions au chanvre aux plantes complémentaires
Chaque catégorie est sélectionnée selon un cahier des charges strict pour garantir une expérience fiable, cohérente et adaptée aux besoins des consommateurs.
Une transparence totale
Les produits vendus en boutique sont accompagnés :
- de certificats d’analyse
- d’informations sur l’origine des extraits
- de recommandations claires d’utilisation
Cette transparence est essentielle pour instaurer un climat de confiance.
Conclusion : une plante ancienne au cœur du monde moderne
L’histoire du chanvre est celle d’une plante qui traverse les âges, les civilisations et les continents. De la préhistoire aux empires antiques, du Moyen Âge aux grandes explorations, de la marine française aux laboratoires pharmaceutiques du XIXᵉ siècle, le chanvre a accompagné l’humanité dans toutes ses évolutions.
Le chanvre en France, un patrimoine vivant
Après une disparition presque totale au XXᵉ siècle, le chanvre en France renaît grâce à la recherche, à la transition écologique et aux usages modernes du CBD. Cette renaissance témoigne :
- de l’adaptabilité de la plante
- de l’évolution des besoins
- de la volonté de produire de manière plus responsable
Héritage et renouveau
Aujourd’hui, le chanvre permet de :
- construire plus écologiquement
- se soigner autrement
- produire localement
- réduire l’impact environnemental
- proposer des solutions naturelles de bien-être
La boucle est bouclée : une plante ancienne répond désormais aux enjeux modernes.
Le chanvre n’est pas une mode. C’est une histoire humaine, riche et toujours en mouvement.
